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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 00:43

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CLASSEMENT 10 - 7 (Partie 1)

 

CLASSEMENT 3 - 1 (Partie 3)

 

Suite du top 10 avec les numéros 6,5 et 4 en attendant le podium. De l'artillerie lourde : catastrophe, armée et dragons.

 

 

N°6 : D-War aka Dragon Wars (2007) –  « toi t’en prendras deux… un tube entier, comme ça on ne sera plus emmerdé ».


 

dragonwars

 

 

Fiche technique:


- Shim Hyung-rae : “written and directed by” s’il vous plait. Après Dragon Tuka (1996) et Reptile 2001 (1999) il revient en 2007 avec Dragon Wars. Sur Imdb la somme des notes de ces trois films fait 9,4. Un passionné.

 

Score : 8 426 973 entrées

 

 

Dans D-war, on le comprend très vite, rien ne sert de compter les incohérences : l’histoire n’a aucune importance. Pour vous résumer vaguement la chose, un journaliste a été choisi quand il était petit par un talisman qu’il a croisé chez un antiquaire pour être le nouveau sauveur du monde. Parce que figurez-vous que tous les 500 ans c’est la même chose : deux serpents géants s’affrontent parce que le couillon d’élu tombe amoureux de la fille tatouée. Du coup il refuse de la donner à manger au gentil serpent et l’empêche de devenir Shenron le dragon des 7 boules de cristal. Y a aussi une armée de méchants menée par Atrox, le fils de Dark Vador et de Sauron, qui cherche la gentille fille tatouée pour la sacrifier au méchant serpent dans le Mordor le jour de ses 20 ans. Le film se passe aux Etats-Unis avec quelques passages en coréen, notamment l’épisode 1, celui d’il y 500 ans. «I keep trying to understand, but none of this is making any sense». Si c’est l’héroïne qui le dit… D-war est sûrement l’un des plus beaux navets du cinéma mondial.

 

dragon-wars

 

Après 12 mauvaises minutes un peu lentes, on commence à comprendre : c’est fou que ce que peut faire la bêtise quand elle s’en donne les moyens. Ben voilà, à la volée et dans le désordre, elle fait ça : des kamehamehas, des lance-missiles montés sur des dinosaures, un sabre laser sans laser, Shenron sans les boules de cristal, King Kong revisité ou encore une bataille aérienne hélicoptères apaches contre petits dragons cracheurs de feu au dessus de Manhattan (en dessous évidemment c’est chars contre dino-lance-missiles et fantassins en armure de plates). Mention spéciale pour ce superbe plan trop fugitif : les deux héros amoureux se tiennent dans les bras au sommet du liberty building sous une véritable pluie de douilles de balles de mitraillettes. Le film dure 1h26, c’est juste assez, ça a forcé le monteur à couper sans scrupules et à la hache ce qui ajoute encore un peu de charme à l’ensemble de l’œuvre. Moi je dis bravo, et merci.

 

LE FILM :

 

 

 


 

 

Bonus :

 

Le film est sur Youtube et sur Youtube, mieux que les commentaires du réalisateur, vous avez aussi les commentaires des spectateurs. On vous conseille très fortement d’y jeter un coup d’œil en parallèle, pour peu que vous maitrisiez les rudiments de la langue de Shakespeare vous y trouverez des discussions passionnées sur les passages les plus mauvais du film (et donc les meilleurs) et vous délecterez de cette embrouille entre un coréen emporté par son patriotisme et celui qu’il prend pour un japonais. Petit extrait : « Let me teach you the truth. There're many Koreans who call Japs monkeys. You know why? Because they try very hard with short legs and ugly faces to be like humans but they''ll never be...And you're the real proof of this truth! »

 

Jason Behr vous connaissez? Non? Mais peut-être êtes vous un inconditionnel de Buffy contre les Vampires, dans ce cas sa tête peut vous dire quelque chose : Saison 2 Episode 7, il n'y a pas de petits débuts chez les vampires.


 

 

 

 

 

 

N°5 : Silmido, Kang Woo-suk (2003)

 

Score : 11 081 000 entrées

 

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Quelle connerie la guerre, encore et toujours ! Silmido nous plonge au cœur d’une opération liant politique, défense, espionnage, et forcément, amitié, bravoure, et courage. On se retrouve sur une île (éponyme, en mer Jaune) sur laquelle des rebuts de la société sont entraînés à mort pour mener une expédition punitive en Corée du Nord avec, excusez du peu, pour objectif d’assassiner le leader Kim Il-sung.

 

Premier film à faire plus de dix millions d’entrée dans l’histoire du cinéma coréen, avec à la tête de la bande l’acteur Sol Kyung-gu, le film affronte de manière frontale, dans un huis-clos insulaire, la question du conflit coréen. Comme souvent, la duplicité est de mise, ici incarnée par Sol Kyung-gu, Coréen du sud dont le père a rejoint le Nord (vanne à la mode dans le film : « ton père le communiste ! »). Il semble également que le film pose la question du fanatisme identitaire et de ses limites : le plan, annulé du fait du rapprochement entre les deux nations, laissera sur le carreau cette bande de salopard à qui l’on avait irrémédiablement lavé le cerveau. Un peu à la manière de Welcome to Dongmakgol, on semble opposer un peuple coréen global et entier, victime des vicissitudes et arrangements politiques.

 

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Le film est bourré d’actions, de cris et de chialeries. Pendant un très gros moment, c’est Koh Lanta poussé à l’extrême (comprendre que les candidats sont naturellement éliminés par la mort), avec des scènes d’entraînement à la Kickboxing et des mises de pression de gorilles. Bien évidemment le staff est super méchant, mais en même temps gentil quand même, mais vous comprenez à la guerre comme à la guerre, on ne doit pas laisser paraître ses sentiments.

 

Au bout du compte les soldats trahis par leur hiérarchie, qu’on cherchera à éliminer comme on tire la chasse d’eau après un quart d’heure douloureux, se révolteront et quitteront l’île pour faire connaître leur histoire. Les dernières minutes de Silmido sont ainsi l’occasion d’un finish plutôt dans la lignée de l’expansif esthétisme suicidaire de la péninsule.

 

Si le film n’apporte rien de nouveau à l’histoire du cinéma, le véritable point fort de Silmido semble réside dans le fait que tout ceci est … une histoire vraie ! Qu’on s’en assure en allant sur la page wikipédia (cliquez ici). A partir de là, c’est sûr que le film prend un intérêt tout différent et explique notamment que la populace se soit déplacée en nombre pour s’enquérir de ce sombre épisode de son histoire contemporaine.  

 

LE FILM :

 

 

 


 

 

BONUS :

 

 

Voici un article relativement récent (20 mai 2010) qui traite du sujet. Il y est dit que les familles ont enfin obtenu réparation (pécuniaire s’entend) :

http://joongangdaily.joins.com/article/view.asp?aid=2920722

 

 

Très récemment, le film Salt a été l’occasion d’un bon finish suicidaire : un Soviétique qui, dans la Maison Blanche, cherche à s’exploser avec une grenade à proximité du Président. Du coup, avec le final de Silmido, on vous a dégoté deux autres fins de parcours qu’on trouve assez stylée dans les films : 300 de Zack Snyder et Devil’s Reject de Rob Zombie.

 

300 :

 

 


 

 

Devil’s Reject : 

 

 


 

 

 

N°4 : Haeundae / Tidal Wave / The Last Day - “avant de partir sur cette mission on s’est dit : bon ils sont 1 milliard, oui bon 1 milliard et demi me fait pas flipper […] donc ce qu’on s’est dit : on va couper à la base, on va fermer le robinet à la source quoi».

 

haeundae3.jpg

 

Fiche technique:

   

- Casting: au moins deux têtes connues dans ce raz de marée : Kyung-gu Sol (Choi Man-Shik) et Ha Ji-won (Yeon-heui). On les préfère respectivement chez Lee Chang-dong et dans Duelist. 

 

- Effets spéciaux par… des américains, les coréens se contentant apparemment des effets visuels (cf fiche Imdb) mais la frontière entre les deux est assez mince. Wikipedia annonce que le tout a été fait avec un budget cinq fois moindre que ce qui se ferait pour un film habituel…

 

Score : 11 397 749 entrées

 

 

Haeundae est un film catastrophe qui s’affiche et s’assume comme tel. Comprenez par là que vous aurez compris l’histoire en regardant la pochette. Ici c’est donc la question hautement symbolique du Tsunami qui est traitée, avec une rigueur et une originalité sans commune mesure. Evidemment on déconne, sauf pour le Tsunami. Ce qu’il faut savoir, c’est donc que ça se passe en Corée et qu’avec un budget d’effets spéciaux cinq fois inférieur à celui de ses concurrents américains les auteurs ont du se contenter de détruire une ville et non la Terre entière.

 

Pour un film catastrophe, c’est quand même très classique. Moins con que 2012, mais du coup moins drôle. On n’ose pas se moquer, on n’est pas forcément non plus emballé. Le film se démarque sur deux points intéressants : la belle place accordée à la vie des personnages avant le drame et des passages d’un humour absurde qui rejaillissent à la surface de l’écran sans prévenir, entre deux noyades tragiques.

 

haeundae2_20090804_seoulbeats.jpg

 

Pendant près d’une heure, Haeundae prend donc la forme d’une sorte de drama ou de comédie romantique qui suit plusieurs personnages connectés entre eux d’une manière ou d’une autre. L’idée est plutôt sympa, là où l’on découvre d’habitude la plupart des personnages pendant la catastrophe, ici on nous les présente avant. Surtout on nous laisse les observer plus longtemps avant de les broyer. Malheureusement cette idée est assez stérile puisqu’elle sert à développer des personnages assez caricaturaux et des schémas très classiques pour le genre. L’épée de Damoclès trempe aux large des côtes coréennes pendant bien longtemps et c’est le seul élément qui donne du sens à ses histoires banales à souhait : le sauveteur qui se sacrifie, le scientifique qui voit venir le danger mais que l’on n’écoute pas, le jeune couple qui se trouve enfin et surtout la famille qui se recompose. D’ailleurs s’il y a une figure à étudier dans les films catastrophes, c’est celle du beau-père. Généralement il meurt avec la première « vague » (2012) et parfois, comme ici, on ne se soucie même pas de le montrer. Avec le jour dernier vient le châtiment divin, on se glisse pas au milieu d’un mariage impunément, même pour nourrir la mère et l’enfant.

 

Deuxième point, les quelques passages absurdes et comiques qui viennent égayer le film à l’occasion, montrant qu’au moins les auteurs ne se prennent au sérieux sur toute la ligne. On pense notamment à cette pluie de containers qui s’abat sur le frère (le relou du film), ils écrasent tout le monde sauf lui, tombant toujours à quelques centimètres. C’est drôle. De manière générale il faut avouer que les effets spéciaux ne sont pas trop mal et, à quelques exceptions, plutôt sobres. Pas d’avion qui slalome entre les tours qui s’écrasent donc, mais un paquebot encastré dans un pot qui explose en bombardant la ville de containers.

 

LE FILM

 

 


 

 

BONUS :

 

Un exercice pratique autour de la musique en contrepoint, enfin pas tellement, à vous de juger :  Benny Hill et 2012, à force d'y faire référence on se devait de le montrer un petit peu.

 

 

 

 

 

Une deuxième, un bonus dans le bonus, Sacré Roland... il nous gâte. "Voice control"

 

 

 


 

 
 
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Published by Kim Bong Park - dans Articles transversaux
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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 19:18

 

TOP10 

CLASSEMENT 6 - 4 (Partie 2)

 

CLASSEMENT 3 - 1 (Partie 3) 

 

 

Voici un article sur les dix premier films sud-coréens au box office de tous les temps en Corée du sud. Nous le présenterons en trois parties pour ne pas congestionner l'article, en plaçant le film à chaque fois que cela est possible. Pour le reste, on peut dire que c'est un box office assez instructif dans lequel nous verrons que certains thèmes reviennent souvent. Il y a aussi pas mal de comédies, comme nous pourrons le voir (En France, les dix premier ne sont que des comédies...). Histoire de se donner une idée relative, la population coréenne s'élevait, en 2008, à 49 232 844 habitants, et le premier film, The Host, a drainé 13 019 740 entrées, soit un bon quart de la population. Voici donc le classement, en partant par le bas.  

 

 

Numéro 10 : Welcome to Dongmakgol, de Park Kwang-hyun, 2005: 8 M.

 

welcome to dongmakgol 5

 

Nous avons déjà eu l'occasion de parler de ce film qui est très bon, c'est par là : cliquez ici.

 

Et voici le film :

 

 


 

 

 

Numero 9: Take off, de Kim Yong-hwa, 2009: 8 M.


 

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Voici une comédie-drame sportive pas mal du tout, vraiment une bonne surprise. L’histoire est apparemment inspirée de faits réels : la Corée du Sud monte en catastrophe une équipe de bras cassés pour participer aux Jeux Olympiques d’hiver de Nagano en 1998 à l’épreuve de… saut à ski. Une équipe improbable menée par l’encore plus improbable pour ce rôle, Ha Jeong-woo, anciennement tueur sadique dans The Chaser. Il joue dans le film le rôle d’un Coréen adopté en bas âge par un couple d’Américains, qui retourne au pays pour retrouver sa mère biologique. Il se retrouve alors à la tête de cette équipée qui, dans un parcours empruntant « à peine » (!) à Rasta Rocket, doit mener la nation au firmament olympique de ce sport bizarre.

 

L’équipe qui est montée est plaisante. Le film en général est plutôt drôle et se laisse regarder sans souci. La dialogue avec Rasta Rocket ne fait bien évidemment pas de doute : sport aux antipodes, tout à prouver, bagarre avec des blancs (ici les Américains en l’occurrence, sauf que la scène est bien amenée : on place la capitaine de l’équipe sud-coréenne, Cha Heon-tae, le cul entre les deux chaises entre un Américain avec qui il jouait plus jeune, et un membre de son équipe qui chauffe son esprit patriotique). Il y a une symbolique autour de ce sport, le saut à ski : apanage des « pays développés », où il faut du courage, de la maîtrise, et énormément de technique.

 

En revanche, là où Take off va au-delà de Rasta Rocket, c’est semble-t-il par les thématiques sociales et politiques. La question de l’identité coréenne paraît présente dans ce film. D’abord par le personnage de Cha Heon-tae, dont le nom américain est Bob Jones, donc plus caricatural tu meurs. Ensuite par les rapports aux Etats-Unis et au Japon : on parle de battre les japonais, de problèmes de piste dus aux japonais, bagarre avec des américains. Et sans avoir cette sensibilité, le film semble aussi poser la question du rapport à la Corée des enfants adoptés, mais là, notre domaine de compétence nous impose le silence.

 

Bref, ce film avait vraiment tout pour péter le score. Grande aventure humaine, sacrifice, amitié, espoir, tristesse, et tout, et tout, et tout. On fait pleurer dans les chaumières et on s’assure une super rentabilité. On peut couper à vingt minutes de la fin, avant, on passe plutôt un bon moment. Malheureusement, nous n'avons pas pu trouver le film, mais vous pouvez toujours trouver un moyen de la visionner, ça vaut le coup (sourire complice).

 

BONUS:

 

Rasta Rocket, forcément. Nous ne l'avions jamais vu en anglais...

 

 


 

 

Et le parcours de la Corée du Sud à la Coupe du monde 2002 de football. Avec le très beau but de Park Ji-sung contre le Portugal:

 

 


 

 

 

Numero 8: Friend, de Kwak Kyung-taek, 2001: 8,1 M.


 

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C’est l’histoire de quatre amis, dont nous suivons les pérégrinations au travers des différents âges de la vie. La bande des quatre, ci-nommés : Yu Oh-sung, le Kubiac d’Attack the Gas Station ; Jang Dong-gun, qui devait tomber l’année suivante dans l’innommable Lost memories ; Seo Tae-hwa, sans style ; Jeong Un-taek, idem. Dans la mesure où, qui dit bande dit distribution des rôles, nous aurons respectivement : le chef, le rageux, l’intello, le bouffon.

 

On suit leurs évolutions respectives, et l’évolution de leur groupe, au travers de cinq époques : 1976, 1981, 1984, 1990, et 1993. Les tableaux correspondent à peu près à ceux de Peppermint Candy. Le premier élément auquel on se confronte est sonore, et c’est peut-être la plus grosse claque du film : à Busan, on n’a pas du tout le même accent qu’à Séoul. Mais vraiment pas. Kwak Kyung-taek est originaire de cette ville, et ce film est censé être une sorte d’autobiographie.

 

Honnêtement, il ne semble pas y avoir grand-chose à dire de ce film, c’est peut-être le plus chiant de la liste. Ni dans le mauvais, ni dans le bon, il ne se passe pas grand-chose, tout est attendu. Pas de contre pied. Pas vraiment d’éléments singuliers, à un point tel que nous allons un peu vous pourrir le film si vous ne l’avez pas vu en listant les moments un peu intéressants :

 

-           1976 : ils sont enfants, on les présente, ils voient une K7 porno.

-           1981 : à l’école, en uniforme, un professeur enchaîne les kèches sur ses élèves ; style retro improbable, notamment le rageux ; classique bizutage du premier de la classe, une fille le chauffe, elle finira avec le chef. Le meilleur moment du film : la méga baston irréaliste du cinéma, quatre contre mille.

-          1984 : début de séparation, les deux mauvais entrent dans des gangs en tant que larbins. Les deux autres vont à Séoul faire des études ; relation compliquée entre le chef et son père.

-          1990 : les deux mauvais sont dans des gangs rivaux, les deux deviennent des hauts-placés dans la hiérarchie. Des évènements les montent les uns contre les autres. Ils sentent que chacun ont été trahis par l’autre.

-          1993 : toujours de la violence et des larmes, du sang, mais aussi du mal à y croire (pour nous) ; le chef va en prison pour le meurtre du rageux.

 

Encore une fois, grande saga, avec en plus l’élément d’une fresque historique. La fin est triste et bla et bla et bla. Le film a été bien reçu dans divers festivals à l’époque. On préfère la bande d’Attack the Gas Station

 

LE FILM:

 

 

 

BONUS:

 

A Better tomorrow, John Woo, plus sympa.

 

 


 

 

3ième oeil, Amitiés gâchées

 

 


 

 

 

 

 

Numero 7: Speedy scandal, de Kang Yeong-cheol, 2008: 8,3 M.

 

speedy-scandal.jpg

 

 

Film organisé autour de la pièce maîtresse Cha Tae-hyun (My Sassy Girl), cette comédie est vraiment une bonne surprise. L’acteur, qui semble presque jouer son propre rôle, est un animateur de radio. Un jour, une fille l’appelle en lui expliquant qu’elle essaye de reprendre contact avec son père. Forcément, il l’invite à le faire. Belote, c’était en fait lui le père en question. Et rebelote, il est également grand-père. Cha Tae-hyun essayera alors de tout faire pour éviter un Speedy Scandal (wooo).

 

Malgré la portée un peu morale sur les questions familiales, c’est un beau film sketch. Cha Tae-hyun occupe l’espace avec force et déploiement de corps. Il y a aussi l’idée qu’il faut garder les apparences, se contenir. Erreur de jeunesse ou pas ? Il devra assumer ce qu’il s’est passé, surtout qu’avec un petit-fils, ça devient une autre paire de manche. Et comme Enée a porté son père Anchise et trimballé son fils Ascagne, sa fille (Park Bo-young) semble être le petit, mais costaud, moteur de la liaison familiale.

 

Le principe du quiproquo joue à plein régime dans Speedy Scandal, ce qui en fait une comédie vraiment hilarante par moments. Summum : lorsque Cha Tae-hyun se réveille dans le même lit que sa fille, après un lendemain de cuite, croyant avoir commis l’adultère. Un Louis de Funès rajeuni, fortes mimiques et gestuelle accomplie. Du bon lol-en-barres pour les ados boutonneux. Le quiproquo est d’autant plus fort qu’aucun des acteurs ne semble, physiquement, fait pour le rôle auquel il est destiné, notamment le grand-père trentenaire et la mère ado.    

 

Le tout est servi dans un univers bonbon-technologie, avec des couleurs vives et juvéniles, du design 2.0, des judas électroniques, des robots ménagers, et plus si affinités. Bref, va-nu-pieds passe ton chemin : nous sommes ici dans le monde du méta-chic. Comme pour surligner en jaune fluo l’évidence, les prises de vues sont très dynamiques, ciselées, avec des insertions genre manga et des coupes OK Podium.

 

Le film est vraiment sympa, mais ne pas en attendre plus. Si tu as entre 9 et 14 ans, quitte instamment toute activité pour venir visionner le film. Saga familiale + histoire d’amour + Cha Tae-hyun : tout y était pour que le box office fasse boom

 

LE FILM :

 

 


 

 

BONUS:

 

Les inconnus, Roxane sur W9 :

 

 


 

 

Cha Tae-hyun, Because I love you

 

 


 
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Published by Kim Bong Park - dans Articles transversaux
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