Partager l'article ! 2009 Lost Memories - "Ne passera pas en 2ème année": De l’alcoolisme dans l’éducation nationale ...
De l’alcoolisme dans l’éducation nationale
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Puisqu’il faut en parler, autant faire court : 2009 Lost Memories est un film raté à d’innombrables points du vue. 2h10 d’endurance cinématographique avec au menu un scénario ultra bavard et explicatif, des clichés à prix discount, de l’héroïsme lourdingue, une rhétorique pathétique… Bref un massacre à oublier rapidement. Le genre de film qui pourrait vous dégouter du cinéma coréen et de science-fiction en même temps. D’ailleurs, le plus grand péché du film, c’est bien de ne correspondre en rien à ce que l’on aime dans le cinéma du pays du matin calme : la photo est dégueulasse, fade comme un remake franchouillard des experts façon TF1. Pas de contrastes, pas d’extrêmes non plus, et des scènes de baston foireuses qui seront inévitablement traitées au ralenti durant toute la seconde moitié du film. Mieux encore, ces longues scènes de fusillade, leur musique tapageuse et niaise, leur façon abjecte de traiter la mort, leurs longs ralentis sur les regards des personnages qui regardent les autres mourir au ralenti pendant qu’une goutte tombe au ralenti de leur œil désormais rageur tandis qu'autour d'eux sifflent des balles qui ne les toucheront pas tant qu’on ne l’aura pas décidé parce qu’on a encore besoin d’eux pour la suite. Que celui qui me parle d’un quelconque rapport avec John Woo retourne se palucher devant Julie Lescaut.
En gros, 2009 Lost Memories, c’est un peu comme lire une rédaction d’un gosse de CE2 qui vous raconte son film préféré mais qui les mélange tous et qui pourtant essaie de donner une cohérence à l’ensemble en soulignant bien les articulations par de longs dialogues. Le tout rempli de fautes de grammaires et d’orthographes et pendant plus de deux heures. Surtout que les parents doivent être limite fascistes vus les propos ultra nationalistes du gamin. Remarquez, en augmentant son humour et le contenu de son verre de quelques degrés, y a peut-être moyen de se marrer.
Et pourtant le concept était sympa et au fond c’est sûrement ça le plus rageant. Un (très) bref rappel historique s'impose à ce stade. Tu n'es pas sans savoir, cher lecteur, que la péninsule coréenne est soumise à un protectorat japonais dès 1905. En 1910, ce protectorat se transforme en annexion pure et dure suite à l'assassinat du gouverneur japonais par un résistant coréen manifestement mécontent du sort réservé à son pays. Le film revient sur cet évènement. Il part du principe que l'assassinat du gouverneur a échoué. Il en tire plusieurs conclusions (attention il faut suivre): la Corée est restée un protectorat japonais, le Japon s'est engagé dans la Seconde guerre mondiale aux côtés des Alliées, Berlin a reçu les deux bombes atomiques, Le Japon est devenu un pays ultra fat et très puissant, des terroristes et/ou résistants (that is the question...) réclament l'indépendance au sein du Japon. Ainsi commence le film. Un groupe terroriste coréen, le Hureiseijin, attaque un bâtiment officiel. C'est là qu'intervient le JBI (lol - Japanese Bureau of Investigation). Deux supercops déjouent le plan du groupe terroriste. Bien évidemment, un des deux supercops est d'origine coréenne. Bien entendu, il sera progressivement victime d'un cas de conscience. Effectivement, la hiérarchie du JBI, passablement raciste, lui fera payer un excès de zèle en le renvoyant. Tout à fait, il finira au Hureiseijin. Ensuite, ça part en couille. Inutile d'essayer de vous raconter. Vaguement, à la manière des pointillistes les plus illustres, on se bornera à évoquer : une pierre qui permet de remonter dans le temps, une histoire d'amour foireuse, une histoire d'amitié foirée, un mec qui se promène en 1910 avec un beau blouson en cuir et du gel sur les cheveux, une explosion qui manque de détruire la moitié de Séoul, un rêve bizarre, beaucoup (trop) de gunfights, un combat des Nations, un bateau, une gare, des ralentis, des ralentis, des ralentis, etc.
Allez on enfile nos blouses blanches. Les professeurs Joy Means Sick et Sans Congo sortent le stylo rouge, ça va gicler sur les marges. Façon expéditif :
Allez ouste, on ne t'invitera plus à nos soirées.
Joy Means Sick & Sans Congo.
PS: Des confrères n'ont manifestement pas vu le même film que nous. Ce qu'ils ont vu, vous pouvez le trouver ici (ici là ! Allez clique moi dessus !). Le pluralisme des médias étant, depuis la révision constitutionnelle de 2008, directement inscrit dans le texte de la Constitution, nous nous refusons à tout commentaire.
BONUS : La citation du professeur au moment de
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