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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 23:59

FICHE TECHNIQUE

 

Réalisation : Na Hong-jin (36 ans et plein de talent)


Scenario: Na Hong-jin (36 ans et plein de talents apparemment)


Casting: Kim Yoon-seok (Joong-ho Eom, ex-flic et mac, échec et mat), Ha Jeong-woo (Young Min Jee, psychopathe narquois), Seo Yeong-hie (Min-jin, joli défouloir)


Musique originale : Choi Yongrock


Directeur de la photographie : Lee Seong-jae


Année de sortie : 2009

 

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Début : Premiers plans chez les grands


D’abord, on montre qu’on a du style. On pose l’intrigue en deux temps. Premier film et premiers plans, donc beaucoup de choses à prouver.

               

La caméra filme un plan large : une voiture de luxe se gare dans les ruelles étroites du quartier de Mangwon à Séoul. Une prostituée en sort avec son client. On reste sur la voiture et le couple d’une nuit disparait dans l’arrière-plan. La caméra prend de la hauteur par un mouvement vertical. On entend la fille dire que « ce ne sera pas long ». Fondu enchaîné, réponse du berger à la bergère, du scénariste à sa marionnette.


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La caméra au même endroit. Manifestement, ça a été plus long que prévu. Il pleut. La voiture est couverte de feuilles et de tracts de charme mouillés. Le temps passe, rien ne change. La voiture commence à pourrir dans le décor. Une patrouille de police passe par là, examine la voiture. Elle demande à un homme près de celle-ci, Joong-ho, si elle lui appartient. Il est sous son parapluie. Il fume. Il a un regard agacé et pensif. Genre qui calcule. Verdict : « Toi salope, si je t’attrape t’es morte… ». Ecran de titre : The Chaser.

  

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L’histoire, donc.

 

C’est celle de Joong-ho, ancien flic devenu mac, dont la start-up sulfureuse traverse une crise préoccupante : ses prostituées ont une fâcheuse tendance à disparaitre sans laisser la moindre trace. Relou quand on sait qu’elles ont généralement touché une belle avance. En bon gestionnaire des ressources humaines, Joong-ho fait le lien le plus évident entre départ et argent et s’imagine déjà en train de distribuer des taquets. Ambiance donc…

  

Et puis le client est difficile en ce moment. Quand il ne vous réserve pas une sex-tape surprise, il refuse toutes les filles qu’on lui propose. Sauf Min-jin, cendrillon du sous-sol des bas-fonds, malade et maman d’une petite fille pas si naïve que ça. Le genre de fille qui peut laisser trainer ses savates trouées, personne n’ira la chercher. Mais Joong-ho a beau avoir été flic et mac, il n’est pas si con que ça. Du coup il finit par remarquer que toutes les filles qui ont disparu ont été appelées par le même numéro, 4885, Young-min. Persuadé qu’il s’agit de son voleur de poulettes, il demande à Min-jin de lui textoter l’adresse une fois sur place, histoire de rendre au coco une petite visite de courtoisie. Malheureusement pour lui, rien ne se passe comme prévu et il se retrouve à tourner comme un con pour un drive-by sans cible dans les ruelles de Mangwon, jusqu’à ce que…


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… Jusqu’à ce que la machine scénaristique se mette en branle. Tout doucement, la bête de scénario se met à ronronner. Young-min, qui est en train de séquestrer Min-jin, se fait interrompre par un couple de vieux qui sonne chez lui en se trompant d’adresse. Rrrrrrr. Joong-ho, qui essaye en vain de contacter Min-jin, commence à interroger des gens dans le quartier. Rrrrrrr on vous dit. Young-min, qui soigne ses stats en se faisant le couple de vieux, décide de se débarrasser de leur voiture. Et là ça commence à frémir sérieux. Mangwon, c’est trop petit, impossible qu’ils ne se rencontrent pas. On sent que le frein à main va être lâché. La montée en puissance est impeccable. Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. Après quelques mètres, Joong-ho et Young-min finissent par se rentrer dedans à un coin de rue. On pourrait croire à une faiblesse du scénario, pourtant leur rencontre était hautement probable, sinon nécessaire vu la configuration des lieux.

 

Joong-ho sort de sa voiture pour insulter l’automobiliste. Young-min, qui se serait bien passé d’un tel accrochage, lui fait savoir qu’il ne désire pas être indemnisé. Suspect le gars. D’autant plus suspect qu’il a du sang sur sa chemise. Joong-ho commence à flairer le truc. Il y a un flottement dans l’air, comme si l’histoire planait quelques secondes. Le réalisateur, très paradoxalement, filme cette scène de manière relativement « calme ». Pendant quelques secondes, on a l’impression qu’il pourrait ne rien se passer. Mais cette opportunité fait déjà partie du passé lorsque Joong-ho parvient à le confondre. Il fonce tête baissée dans la gueule d’une tragédie. A partir de là, plus de chichis, le Scénario abattra froidement toutes les cartes offertes aux personnages. L’histoire n’est plus jouée, elle se déroule et tout est déjà joué d’avance. Il n’y a plus qu’à attendre la fin, douloureusement. Répétition infinie d’une poisse qui ne s’accroche qu’aux plus faibles, le réalisateur dit lui-même à propos de son premier né : « je voulais que les spectateurs continuent d’avoir peur après le film, en rentrant chez eux ». Si ce n’est pas de la peur, force est d’admettre que le film laisse une boule au ventre terriblement désagréable.     

 

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La suite du film, c’est l’affaire d’un huis-clos dans lequel le scénario resserre progressivement son étreinte sur les personnages. Young-min et Joong-ho se retrouvent chacun enfermés. Le premier, c’est dans un commissariat. Au départ, il y était en raison de son altercation avec Joong-ho. Lors de sa déposition – et sur un ton de défi - il raconte aux policiers qu’il est le tueur des prostituées récemment disparues. A ce moment là, le film nous traite comme Young-min traite les policiers. Sourire narquois, génie de manipulation qui attend les coups de bottins de ceux qu’une intelligence limitée rend impuissant. Il nous prend à l’envers. Première feinte de frappe : le méchant après lequel on croyait courir se jette dans nos bras et on ne sait pas quoi en faire. On se croyait parti pour un film noir bien balisé et on se retrouve plongé dans un schéma inconnu. On vous l’a dit : renversant. A partir de là, on ne peut qu’attendre le prochain virage où l’on risque bien de rencontrer l’inattendu. Le suspens hollywoodien a été jeté aux toilettes d’entrée, le scenario est un diamant qui trône sur la chevalière de Mac Fatum. Et Young-min, il a l’air de s’y plaire dans ce commissariat. On apprend qu’il était déjà venu se dénoncer trois fois pour l’assassinat des prostituées et qu’à chaque fois, on l’a relâché, faute de preuve contre lui. Il joue quoi. Les taquets dans la gueule qu’il reçoit ne semblent pas l’affecter plus que ça. Il est dans le contrôle absolu et reste, du moins en apparence, le maître du jeu. Sauf une fois. Lors d’une confrontation face à un flic dans une salle d’interrogatoire, celui-ci lui demande s’il est impuissant. Young-min ne réagit pas. Le flic a fait mouche. Young-min vit manifestement mal cet aspect là de son être : il se jette sur le flic pour l’étrangler. Bingo. Mais bingo de courte durée car Young-min se ressaisit vite et la porte entr’ouverte est immédiatement claquée. Young-min est une impasse, un point singulier du système mis en place. Le scénario l’a crée pour qu’on se casse les dents dessus : comment croire quelqu’un qui ment en disant la vérité ? Une vraie plaie.

 

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 Quant à Joong-ho, c’est dans son enquête qu’il va s’enfermer. Au départ, il fait une fixette sur la fugue des prostituées. Il n’imagine pas une seconde que Young-min a pu les tuer. Il dit lui-même au policier que ce gringalet n’a pas pu faire ça. Joonh-ho au début du film, c’est quelqu’un d’affairé. Il se veut businessman alors qu’au fond, c’est un petit maquereau véreux qui ne s’en sort pas vraiment. Sur le portable de Mi-jin, il est enregistré sous le nom « Ordure ». Le genre de mec qui n’est pas fondamentalement nocif, mais qui reste profondément médiocre. Le cas de Young-min n’est pour lui qu’une énième couille dans ses affaires. Et lorsqu’il décide de prendre les devants pour mener sa propre enquête, ce n’est certainement pas par un geste d’humanité, c’est un flux de trésorerie qu’il cherche à préserver. Puis, petit à petit, au cours de son enquête, il s’engouffre. Tout d’abord, sa rencontre avec la fille de Min-jin et la responsabilité qu’il endosse en s’occupant d’elle le fixe une bonne fois pour toute dans sa trajectoire. Bien calé sur le rail qui le mènera jusqu’à sa destination finale, le comble de la folie, la locomotive Joong-ho est gourmande en charbon. Et ce charbon, c’est Young-min qui le fournit. Ses provocations, son attitude, sa petite tête à claques, tout est fait pour que Joong-ho devienne dingue. Obnubilé par son enquête, il finit par péter franchement les plombs en passant à tabac Young-min dans le commissariat. Les policiers laissent faire, eux non plus n’en peuvent plus de cet épouvantail. A ce stade, ça devient presque de l’exorcisme. Droits de l’homme ou pas, il s’agit de lui matraquer la gueule, de se défouler. Une vraie plaie, de la race de celles qu’il ne faut pas gratter mais qui vous démange sans relâche. Toujours est-il que la montée en puissance de Joong-ho est incroyable. Elle se fait sans rupture. Le contraste entre le personnage au début et à la fin du film est saisissant. Il s’est fait engrainer par Young-min. Comme un naze. La partie d’échecs (attention voie à double sens) a commencé, Young-min prend le dessus, le reste est une série d’équations mathématiques dont le résultat tombera aussi sûrement qu'un coup de marteau sur la tête du perdant. Niveau bricolage, ils sont bons et ouverts d’esprit en Corée. 

 

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La montée de haine progressive de Brad Pitt dans Seven (David Fincher) pour Joong-ho, la provocation ultime du foutage de gueule de Kevin Spacey dans The Usual Suspects (Bryan Singer) pour Young-min et pour notice le précepte hitchcockien : « pour faire un bon film, il faut trois choses : une bonne histoire, une bonne histoire et une bonne histoire ». Na Hong-jin nous pond un objet haut de gamme quand d’autres se serait contentés d’un meuble Ikea. Mais au-delà de ces deux films, la très grande force de The Chaser réside dans les liens et les nœuds de manipulations qui relient les différents acteurs (acteurs compris au sens large) du film. C’est pour ça que ce film fait grandement penser à La Lettre volée d’Edgar Allan Poe. L’objet central de ce livre, c’est une lettre anodine dont le contenu est compromettant. Cette lettre n’est pas cachée justement pour que son contenu ne soit jamais révélé. De ce point de vue là, le lien avec Young-min est aisé à établir.

 

Lorsqu’il arrive la première fois dans le commissariat, le discours de Young-min manque parfois de cohérence. Les policiers s’en rendent compte. Or il ne faut pas oublier qu’à ce moment là, il utilise la voiture d’un couple qu’il vient de tuer et que Min-jin est toujours séquestrée dans sa maison. Les policiers peuvent, en grattant un peu, détruire l’édifice. Le seul moyen pour lui de s’en tirer à ce stade, c’est de lâcher du leste. Il toussote et dit « je les ai tuées ». Bien vu. De même qu’on laisse le contenant (l’enveloppe) à la vue de tous pour que le contenu (la lettre même) ne soit pas révélé, Young-min dévoile en quelque sorte le contenant, c’est-à-dire le fait qu’il est un assassin, pour ne pas avoir à dévoiler le contenu, c’est-à-dire les détails exacts des différents assassinats et surtout l’endroit où est séquestrée Min-jin. A partir de là, ça devient le bordel. On cherche à récupérer la lettre, mais il y a des règles à respecter en fonction des différents acteurs présents autour de la table. Les rôles se distribuent par rapport à la lettre. 

 

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Au loin, il y a la société civile qui est friande de scandale mais ne soupçonne pas une seconde l’existence d’un meurtrier derrière Young-min. D’ailleurs l’expression de société civile du voyeurisme serait plus juste pour rendre compte des dérives sensationnalistes 2.0 qui la minent. Le réalisateur semble insister sur ce point. Il en va ainsi de « Tête de nœud », l’employé de Joong-ho. En rentrant au bureau après avoir distribué des tracts, il allume la télé pour mater du K1. Ainsi également d’un client qu’une prostituée va voir dans une chambre d’hôtel. Elle lui dit qu’elle va se doucher, le client ne veut pas qu’elle entre dans la salle de bain. Elle y va quand même et y trouve un autre mec avec une caméra près à filmer la bête à deux dos. Ainsi également du traitement fait du maire qui reçoit de la merde, cet évènement est ensuite repris dans divers média durant le film. Ainsi enfin de la prostituée qui dit que Young-min lui envoyait des photos d’elle en SMS en sang. Mais plus près encore que la société civile, ce sont les médias qui semblent battre le rythme. Les médias, véritables mouches à merde (c’est le cas de le dire), sont durant tout le film occupés à couvrir un évènement qui n’a rien à voir avec l’histoire principal : il s’agit d’un habitant qui a jeté un sac de merde sur le maire de Séoul. Ils enclenchent, ils aggravent l’histoire. Ils ont un rôle catalyseur. Ils fonctionnent par horde. Un peu de manière sauvage. Scandale, théorie du buzz et compagnie. 

 

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Encore plus près, le procureur qui s’inquiète du sort réservé à Young-min (il se fait vraiment maltraiter dans le commissariat) et craint le scandale que constituerait le fait qu’il soit innocent si la déferlante médiatique venait à s’en emparer. Le procureur fait donc pression pour qu’on le relâche afin d’éviter un autre revers pour la police après l’échec de la mission de protection du maire. Plus près encore, il y a les policiers présents dans le commissariat. Ils savent que ça pue derrière Young-min, mais ils n’ont aucun moyen de s’en emparer. Ils ne peuvent pas le faire parce qu’ils sont liés par le procureur. And last but not least, Joong-ho : lié à la fois par les médias, le procureur, les policiers, et accessoirement par le lien progressif qui l’unit à la fille de Min-jin, il devient véritablement hystérique. Il pète littéralement les plombs d’avoir une pauvre lettre de merde, juste là devant lui, sans avoir la possibilité de s’en emparer.           

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Allez, on en remet une couche : chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. En verrouillant de la sorte les marges de manœuvre de Joong-ho, on rend l’histoire véritablement tragique. Proche de nous, on pense aux films de Park Chan-wook comme Oldboy ou JSA qui fonctionnent un peu de cette manière : ce qui arrive aux personnages les dépasse. Il n’y a que des malentendus. Les rencontres sont catastrophiques, ce sont des séries aléatoires qui se percutent (on repense au croisement entre Joong-ho et Young-min). On court calmement vers l’Apocalypse, le ciel finira par tomber sur la tête de quelqu’un. Le cinéma coréen qui a une certain idée de lui-même emmerde profondément le happy-meal-ending. Il n’y a pas de free lunch dans la cosmologie coréenne. On finit toujours par payer, pécuniairement, physiquement ou moralement. Mac Fatum accepte tout moyen de paiement. Il y a toujours l’idée d’une infraction et d’un équilibre à rétablir, quitte à ce qu’il le soit au détriment du personnage.  


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 Cette tragédie, elle est servie sur une matrice à son image. Le film est plein de moments absolus où les personnages se dissolvent pour laisser place au lieu de la tragédie. A chaque fois, on a l’impression qu’ils se retrouvent là un peu par chance. Ce « là », c’est le « là » de la tragédie. Ce n’est pas de leurs fautes, ce n’est pas non plus une faiblesse du scénario, c’est une constante qui doit être respectée. Il fallait nécessairement que chacun se retrouve à tel ou tel endroit. A ce titre, on ne peut pas reprocher au scénario de ne pas donner à chaque personne une intelligence de situation lui permettant a priori de faire les meilleurs choix en fonction des informations dont il dispose.

 

Ces lieux se déclinent de différentes manières. Il y a d’abord Mangwon, le quartier perché sur une colline. Mangwon, c’est un peu comme Montmartre, c’est petit, étroit, escarpé, pleins d’escaliers, et on revient toujours sur ses pas. Sauf qu’à la différence de Montmartre, il n’y a pas de bobos et encore moins d’artistes. C’est pas fun et c’est plutôt crade. Le caractère sinueux de Mangwon sonne en écho aux voies tortueuses qu’emprunte le scénario. Et finalement, si on retombe toujours sur ses pas, c’est que c’est une prison. Et une version moyenâgeuse, avec ses cachots souterrains, ses armes improvisées et ses maisons isolées au point de ne plus avoir de réseau. Les moyens modernes ne sont plus adaptés. Au premier rang d’entre eux, les voitures. Les poursuites se font à pied à Mangwon, musée de l’héritage des Bas Fond de Kurosawa, des pièces de Shakespeare et des tragédies antiques. Les voitures, omniprésentes dans le film, sont, comme notre monde survitaminé, des sortes d’accélérateurs de particules, de pellicule. Les personnages s’y enferment pour mieux foncer vers le prochain croisement. Elles dynamisent et dynamitent l’histoire en nous propulsant à 200km/h sur l’autoroute de la tragédie. Pas étonnant que le résultat soit sanglant.

 

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Alors voilà, ça se termine avec un marteau et on peut voir quelques dents quitter prématurément la mère mâchoire. Ca vous rappelle les plus grands ? Na Hong-jin connait ses classiques et affiche ses ambitions. Bravo.

 

  Sans Congo & Joy Means Sick

 

 

 

 

BONUS : pour les valeureux arrivés à ce stade du texte, nous proposons cette semaine une remise de pendules à l'heure et surtout un lien vers le film sur Youtube. Bon l'image n'est pas de super bonne qualité. Mais quand même. Vive internet.


 

Remise des pendules à l’heure:


Aparté et doigt d’honneur pour un coup de marteau littéraire. Philippe A., journaliste de chez Libération, moraliste à ses heures décernant des titres de « merde humaine ». En résumé (version longue ici), t’es passé à côté du film. « L’histoire jugera ».

Alors on t’explique, Joong-ho n’est pas une « merde humaine » mais un humain dans la merde. Ce que le film t’envoie dans la gueule, et dans celle du maire, c’est la vie de tous ceux qui comme lui hantent les bas-fonds du Séoul. Une véritable mise en abîme. Il est là le sujet du film, dans les bas-fonds de la société, celle dont on se désintéresse, celle dont même les plus jolis minois ne séduiront jamais cette pute de chance. Demande à Min-jin et arrête de te boucher le nez. 

Ah tiens. Et un petit big-up aussi. Oldboy de « l’action pure » ? Lol. N'importe quoi. 

 

The Chaser VO sous-titré anglais :

 

 

 

 


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Published by Kim Bong Park - dans Thriller
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commentaires

Kim Bong Park 11/08/2010 00:13


Bonjour,

Merci pour votre contribution qui a été lue et étudiée avec la plus grande attention. Un comité d'éthique, spécialement convoqué pour l'occasion, s'est réuni pour examiner vos griefs et délibérer
sur l'affaire. Le caractère exceptionnel de cette assemblée et les inévitables délais estivaux ont provoqué un léger délai dans le traitement de cette affaire, nous vous prions de nous en
excuser.

Le rapport final nous est enfin parvenu et les conclusions du comité ne souffrent d'aucune ambiguité. Il se trouve que votre ami, M. Philippe Azoury, a bien qualifié Oldboy d' "action pure", chose
qui relève de la faute professionnelle. M. Azoury s’étant aussi distingué par des propos similaires au sujet de My Lady Vengeance, le comité insiste sur la pertinence de notre démarche et nous
reproche une certaine timidité.

Il nous donne raison lorsque nous disons être radicalement opposé à sa vision du personnage principal, n'ayant pas la même idée de ce que peut être une merde humaine.

Le comité a rejeté votre argument d’autorité concernant le nombre de films coréens vus par M. Azoury. Sans mettre en doute la véracité de vos propos, il ne les a pas jugés pertinents.

De ce fait, il admet la validité de l'interpellation dans son fondement et dans sa forme, celle-ci ne portant aucune attaque ad hominem. Le comité rappelle que la vie et les combats passés de M.
Azoury lui sont inconnus et qu'il ne saurait à ce titre mettre en doute leur qualité.

Le comité d'éthique, exclusivement composé de Joy Means Sick et Sans Congo, vous souhaite une heureuse continuation.

Bien à vous.


kerloch 25/07/2010 19:06


Bonjour
Je trouve votre article plutot bien écrit sur un film que j'apprécie assez.
Seulement l'article, et vous même en général, serait bien sympathique si vous lisiez aussi bien que vous regardez les films, et parliez correctement des confrères :
- Phillipe Azoury a un nom, d'abord, c'est une personne. Vous le tutoyez et le prenez de haut si vous voulez, il se trouve que je le connais, c'est un grand journaliste cinéma qui a vu probablement
bien plus de films coréens que vous, et un nombre innombrables de films qu'il a hautement défendu, avec style.
- Mais le plus étrange sur ce cas là, est qu'il aime bien The Chaser. Sa critique est très claire. Il en dit des chose très intéressantes. "Merde humaine" est une façon de parler du personnage
principal (qui est effectivement une ordure au début du film).
- Il aurait pas aimé The Chaser que c'était pareil d'ailleurs.
Un peu de respect, de discernement, et lisez VRAIMENT les critiques des autres.