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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 20:50

 

TOP10 

 

 

Suite et fin du TOP 10 avec le podium : un film de guerre, une fresque historique et un film de monstre. Varié.

 

CLASSEMENT 10 - 7 (partie 1)

 

CLASSEMENT 6 - 4 (partie 2)

 

 

N°3 : Frères de sang, Kang Je-gyu (2004)

 

freres-de-sang.jpg

 

Score : 11 746 135 entrées

 

Encore un film avec la crapule Jang Dong-gun (vous savez celui de 2009: Lost memories et Friend) pour la réalisation de Kang Je-gyu, lequel est le plus représenté du TOP 15 (deux films, le deuxième étant Shiri). Dans le genre guerre, Frères de sang fout les deux pieds dedans. Le sang gicle de partout, les conditions sont abominables, et la duplicité/complicité du peuple coréen est de mise.

 

Nous ne nous attardons pas sur le sujet car le film fera l'objet d'une étude plus approfondie. Si vous avez aimé La Ligne rouge et Le jour le plus long, vous pouvez y aller. Et non, nous ne mettons pas Apocalypse Now, parce que Frères de sang ce n'est pas non plus un voyage au fin fond des ténèbres humaines. Une des dernières batailles du film est vraiment sur-puissante. Et Choi Min-sik y fait ses apparitions. Rien que pour ça, nous sommes allés vous chercher le film sur youtube.

 

LE FILM : 

 

 

 


 

 

N°2 : The King and the Clown, Lee Jun-ik (2005)

 

Score : 12 302 831 entrées

 

Fiche technique périphérique :

 

Casting :

 

- Lee Joon-ki, pas le meilleur acteur du monde, mais l’un des androgynes les plus réussis.

 

- Kang Seong-yeon, inconnue (pour nous), jolie, et plutôt convaincante entre reine et maitresse, entre minauderies et fourberies. Mention spéciale pour son air contrarié de petite fille gâtée, tout à fait adapté.


- Jeon Jin-yeong, le roi, pour son air fasciné, pour son air fermé, pour quelques éclairs, pas pour sa performance globale.

 

Voilà c’est tout, les autres ont fait du boulot correct, les couleurs sont jolies mais la lumière trop aseptisée, les décors sympas, la réalisation correcte, la musique OK, le scenario (et non l’histoire) pas tip top. On est dans le moyen mais avec des moyens, parait que ça change beaucoup. Ca se sent d’ailleurs dès le générique, très travaillé. On laisse entendre qu’on a des sous sans trop les afficher non plus, ça donne des noms et des dessins sur du parchemin et une partition jouée par un orchestre au grand complet.

 

king-and-clown.jpg

 

On ne va pas se le cacher, Le Roi et le Clown trouve son intérêt principal non pas dans la forme mais dans le fond. Ce n’est pas le film en tant qu’œuvre d’art que l’on retiendra, mais en tant que média. On en parle jusque dans Tetu et forcément ils ont beaucoup aimé cette histoire qui tourne autour de la passion d’un roi pour un acteur androgyne.

 

On est au 16ème siècle en Corée et c’est la dynastie Chosun qui règne sur la péninsule. Deux comédiens décident de quitter leur troupe qui officie loin de la capitale et dont celui qu’on appelerait aujourd’hui le producteur à la facheuse tendance de vendre les fesses de Gong-gil en même temps que son spectacle. Ca fout Jang-seng en rogne, ça tourne chocolat et les deux se retrouvent sur la route. Prochain arrêt : Seoul. La capitale n’est alors qu’une étape, le train-film les mène tout droit dans l’antre du grand méchant roi qu’ils sont sommés de faire rire sous peine d’être exécutés (ça leur apprendra à se moquer de lui dans les faubourgs). On ne vous cassera pas le trop le suspens en vous disant qu’ils y parviennent. Ensuite c’est un exposé assez sage sur la fonction du théâtre qui utilise des masques pour mieux faire tomber ceux de la Cour du Roi. Ah oui, y aussi du mélo et du drame ne vous en faites pas.

 

Le problème des films qui mettent le spectacle en abîme, c’est qu’il est confronté à un double public : celui du film et celui de la salle de cinéma. C’est que nous avons nommé l’effet (ou le syndrome) La Valse des Pantins (Martin Scorcese). Faire rire le public du film c’est facile, mais c’est dangereux, parce que si celui de la salle de cinéma ne suit pas, c’est comme un mec qui rigole tout seul à sa propre blague en plein diner avec des amis. Il passe pour un con. Ici le problème est un peut-être un peu plus complexe car une autre question se pose : celle du contexte dans le (et non « du ») film. L’humour est évidemment lié à l’environnement, aux interdits, au contre-pied. Aujourd’hui on ne rit pas forcément devant les sketchs de la troupe de théâtre, mais était-ce drôle au 16ème siècle? Nouvelle question donc, celle des films d’époque. Empiriquement, à part le sacro saint Barry Lyndon, les films d’époques sont toujours marqués par l’époque dans laquelle ils ont été fabriqué, peut-être même plus que par l’époque qu’ils représentent. Du coup la question de l’humour est difficile : être fidèle à l’Histoire et délaisser le spectateur (où s’adresser à lui en tant que livre d’histoire) où délaisser l’Histoire pour faire rire la salle de cinéma ? L'Histoire ou l'histoire? Si les deux publics, le fictif et le réel, n’ont pas le même humour l’équation devient très compliquée. Si le film n'apporte pas vraiment une réponse convaincante, on se félicitera de ne pas avoir été caressés dans le sens du poil sur ce coup là.

 

Par contre c’est pareil, pire même, quand Gong-gil, ému à la mort, rejoue la scène ô combien larmoyante du « toute ma vie j’ai joué l’aveugle… » avec les marionnettes en pleurant face au roi. Au 16ème comme au 21ème siècle la question est beaucoup plus facile à régler : c’est gnan gnan.

 

Laissons quand même la parole aux acteurs, avec la phase la plus drôle du film. Il faut juste savoir que c’est dans un moment très sérieux, comme quoi dans ce genre de film les coréens ne le sont jamais vraiment. Rappelez-vous les containeurs de Haeundae.

 

“If it's about the King's "equipment"... he is the King after all. So we thought it ought to be King-size.”

 

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LE FILM

 

 

 


 

 

 

BONUS :

 

Puisqu'on parle de l'effet "valse des pantins", on vous lâche Robert De Niro sans musolière. Son monologue final dans le film de Scorcese? Tout simplement génial.

 

 

 

 

  Un petit détour par un palais made in China : La Cité Interdite de Zhang Yimou c'est quand même un tout petit peu plus stylé.

 

 

 

 

"J'ai voulu éviter la pluie je l'ai affrontée en T-shirt", je mets un screenshot pour m'expliquer. C'est Soprano en mode dépressif, un beat de 4 notes, pas de refrain, ça passe tout seul.

 

 

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N°1 : The Host, Bong Joon-ho (2006)

 

the_host.jpg

 

Score : 13 019 740 entrées

 

Malheureusement, notre religion nous interdit pour le moment de parler d'un film de Bong Joon-ho. Si nous ne respections pas cette prescription, le blog s'autodétruirait de lui-même. Alors autant vous dire que nous préférons rester du bon côté de la ligne à se faire les dents sur d'autres films. 

 

Tout au plus nous limiterons nous à dire que The Host a attiré un quart de la population sud-coréenne dans les salles, et que sont en prévision : un jeu vidéo, un remake américain et une suite. Bref, un phénomène de société.

 

LE FILM (qualité non certifiée) :

 

 


 

 

 

BONUS:

 

Bong Joon-ho qui parle de son film...

 

 

 


 

 

... et des Australiens dont l'âge et le style tranchent singulièrement avec la teinture des cheveux de Song Kang-ho dans le film.

 

 


 

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Published by Kim Bong Park - dans Articles transversaux
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commentaires

Kim Bong Park 24/09/2010 21:58


Salut Niko, je te rassure tout de suite, si on ne parle pas de Bong Joon-ho ce n'est surtout pas parce qu'on ne l'aime pas. En fait on ne sent pas à la hauteur de l'oeuvre du Monsieur et on lui
voue un respect silencieux. Quand nous serons grands et forts peut-être que... D'ailleurs "bong" dans kim-bong-park, c'est pour lui.


Niko 23/09/2010 10:58


Mais pourquoi ne pas parler du cinéma de Bong Joon-ho? Vous n'aimez pas?