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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 21:17

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Seul face à son bureau et son ordinateur, Joy Means Sick relit une enième fois le message qu’une belle brune lui avait glissé dans la poche quelques heures plus tôt. L’érotisme du mystère avait tôt fait de disparaitre, cela faisait plusieurs jours qu’il n’avait pas eu de nouvelles de Sans Congo et le moyen choisi par ce dernier pour communiquer avec lui l’inquiétait profondément.

 

Sur son écran, quelques lignes très simples. Son cœur n’était pas à la fête.

 

Vendredi 29 octobre 2010. Ce jour, Joy Means Sick et Sans Congo ont le regret de vous annoncer la fin du trailer du vendredi. Nécessité fait loi et elle nous ordonne de lever le pied pour ne pas foncer dans le mur de la fatigue. En guise de mesure provisoire, nous fusionnerons l’article et le trailer et redescendons à deux publications minimums hebdomadaires, espérant que l’inertie créée par ces premiers mois d’efforts intenses suffira à maintenir notre cap.

 

Notre nouveau programme devrait être le suivant :

-          Lundi, l’article, notre fond de commerce, la raison de vivre de ce blog

-          En milieu de semaine, un espace de liberté : une vidéo de la semaine, un article transversal, un sujet d’actualité, une histoire pour vous aider à vous endormir, bref quelque chose de doux.

 

En vous souhaitant et bon et long week-end.

 

Pas vraiment satisfait, il cliqua tout de même sur "publier".

 

La lettre de Sans Congo à Joy Means Sick

 

Cher Ami, mes affaires au Myanmar ont pris une tournure imprévue. Je suis récemment entré en contact avec les rebelles du Nord et me suis laissé entrainer dans ce combat perdu d’avance. Une envie de sauver le monde sûrement, un vague relent de romantisme. J’ai dû prendre un coup de soleil, je sais très bien qu’enfoncé dans votre morosité parisienne vous ne me comprendrez pas. Vous savez quelle fut ma réaction après mon entrée au Quai. Ce dégoût de la classe dirigeante, de l’hypocrisie, de l’incompétence. Je refusais de sacrifier mon âme pour la France, ayant devant moi trop d’années d’insouciance que je choisissais de préserver. Hier encore j’ai vu les images de nos députés durant la séance des questions à l’Assemblée. Questions sans fin, récitées sans allant, sans sincérité. Parfois même un sourire en coin, conscients qu’ils sont d’avoir touchés leurs adversaires dans cette bataille navale où seule la nation coule. Pire, les réponses des ministres. La question du logement, on botte en touche, huit en arrière, on tire a posteriori sur l’adversaire. Répondre, toujours, réagir, occuper le terrain. Ah il y aurait eu tant à faire, tant de têtes à couper. Un travail de titans et nous qui ne sommes que des hommes.


Aujourd’hui j’ai trouvé un combat à ma mesure, une cause juste, des moyens limités mais humains. Surtout un avenir pour lequel combattre, l’immédiateté du mieux en cas de succès. J’ai revêtu le masque de Lorenzo de Medicis et navigue entre l’oppressé et la répression. Je prends de gros risques en vous écrivant cette lettre que je confierai à une amie de Médecins sans Frontières qui rentre en France demain, mais je me devais de vous informer qu’il me désormais impossible notre rythme de trois publications par semaine. Aussi je vous laisse prendre la barre de notre cher navire pour le manœuvrer du mieux que vous le pouvez durant les prochains jours.

 

Quoiqu’il en soit nous nous verrons bientôt au festival du film coréen, mon billet retour est déjà réservé.

 

Avec toute la confiance que vous méritez, amicalement

 

Sans Congo.

 

PLAYLIST

 

The End, The Doors sur des images de F.F.Coppola. Apocalypse Now... Francis, dans ses délires mégalo, aurait souhaité que le film ne soit projeté que dans une seule salle, en plein centre des Etats-Unis, pendant 10 ans. En même temps, si y a bien un film qui aurait pu se le permettre...

 

 

 


 

 


The Whistest Boy Alive - Courage : entrainant, loundge, électro, tout ce qu'il faut pour passer l'hiver au chaud.

 

 

 


 


Chinese Man - More

 

 

 


 

 


BoB, Airplanes, let’s pretend Sans Congo had never gone this way…

 

 

 


 

 

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Published by Kim Bong Park - dans Trailers
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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 19:25

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Voici une bonne occasion pour notre blog de franchir un pallier et d'entrer progressivement dans l'Ordre des Gardiens du Bon Goût Cinématographique Sudco, cet ordre même qui visionne des films plusieurs mois à l'avance histoire de dire qu'il a effectivement vu le film plusieurs mois à l'avance et de trancher la question de l'intérêt à le voir ou pas (youpi!), en introduisant dans cette enceinte sacrée, dans ce haut lieu de pèlerinage cybernétique de la fulgurance, du style et des considérations footbalistiques diverses que constitue ce blog, cette ovni scénaristique ci-nommé The Secret reunion (2010).  

 

Le réalisateur est presque anecdotique dans l'histoire; d'ailleurs, malgré tout le respect que (a priori) nous lui portons en tant qu'honnête membre de la communauté humaine, nous nous contenterons de le nommer lundi pour l'article. En revanche, grand évènement dont l'écho porte jusque dans les chaumières les plus reculées (au bout du RER D, au-delà, comme chacun le sait, le monde s'abîme dans les chutes du néant): Song Kang-ho himself nous fait le plaisir de sa présence.

 

Exclusivité + Song Kang-ho = nous signons le contrat sans sourciller.

 

Maintenant, la réalité est tout autre. Le film met en scène deux espions, un Sudco et un Nordco, dont les chemins se croisent (involontairement) une première fois quelque part dans une cité HLM de Séoul à l'occasion d'une bonne liquidation à l'ancienne d'un traître aux idéaux communistes et au grand Leader, frère adoré. Quelques années plus tard, leur chemin se recroisent et chacun fait semblant de ne pas reconnaître l'autre. Sauf que quelque part dans l'histoire, ça dérape: le film part en sitcom gay-friendly explorant le quotidien séoulite d'un couple pacsé, hype, moderne. Qui ça ? Bah les deux anciens espions, la magie du mélange des genres quoi ! Bref, sans mentir, les regards sont aussi intenses que ceux que s'échangent Collin Farrel et Jared Leto dans Alexandre. Et inutile de parler de Brokeback Mountain.

 

En tous cas, le film est sur youtube, et en très bonne qualité, donc c'est vraiment une chance. Comme d'habitude, les playlist, et nous vous disons à lundi, bon week-end !

 

TRAILER

 

 

 

 

LE FILM

 

 

 

LA PLAYLIST DU FILM (pour accepter nos différences)

 

 

Village people, YMCA (Allez là !)

 


 


The Beatles, Come together

 

 

 

The Doors, People are strange

 


 

 

 

The Who, Behind Blue Eyes

 


 

 

 

 



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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 18:43

  trailer copy

 

 

A ma droite, Heaven’s Soldiers, l’unique rejeton reconnu du réalisateur Mi Joon-ki. « Un film nationaliste extrémiste loufoque et barbare » (Takeuchi de Sancho does Asia). Un pitch en acier trempé annoncé sans trembler du menton : suivant les préceptes du Général De Gaulle, Sud- et Nord-Coréens se sont enfin mis d’accord pour développer leur propre bombe atomique "nationale". Dès l’échauffement, on voit que c’est du sérieux. C’est alors que les Etats-Unis d’Amérique revêtent leurs masques de gendarmes du monde civilisé et s’opposent au projet déjà bien avancé. Des militaires coréens (nord et/ou sud) se révoltent contre l’intervention de l’oncle Sam qui les prive du jouet qu’ils attendaient pour Noel. Du coup ils se disputent et se retrouvent propulsés dans le passé, en 1572 pour être précis. Classique. Ils y rencontrent celui qui deviendra Lee Soon-shin, leur Charles Martel national, un type qui est censé (dans le futur du passé) repousser plusieurs fois les barbares et bien loin de Poitiers. Un grand homme en Corée, sa tronche est imprimée sur les pièces de monnaie.

 

Sur ma gauche, un autre grand homme, au regard bien plus sérieux. Champion, poulain de Kwak Kyung-taek, celui qui nous avait déjà présenté Friend il y a quelques semaines. On parle de grand homme et de boxe, on pense à Choi Min-sik, à  Crying Fist. On y pense, mais on parle de Kim Duk-Koo, de l’histoire vraie d’un homme mort sur le ring (spoiler impossible à éviter, c’est marqué sur la pochette DVD), de la route qu’il s’est tracé à la force du biceps jusqu’au sommet, jusqu’à l’échafaud. Suite à un son dernier combat contre Ray « boom boom » Mancini à Las Vegas, les règles de la boxe ont été modifiées. C’est ce qu’on appelle avoir de l’impact.

 

Lundi un article sur ce couple improbable : deux hommes qui ont marqué l’Histoire, deux films qui a priori n’avaient rien à voir.

 

Heaven’s Soldiers (Les Soldats de l’Apocalypse en français), est disponible sur Youtube.

 


 

 

Champion est disponible en DVD.

 

 


 

PLAYLIST - Duos

 

Médine et Soprano - Anéantis, la balance penche sévèrement du côté du Havre. Sopra M'Baba se contentant du refrain. Une entrée fulgurante dans la liste des chansons les plus écoutées du Ipod de JMS : "tirer ma révérence ou bien marquer ma différence, de toute manière j'écris mes morceaux comme ceux de la dernière chance".

 

 

 

 

Youssou n'Dour & Neneh Cherry - Seven Seconds

 

 


 

Patrice & Keziah Jones - Here Again


 


 

Neil Young & Pearl Jam - I'm The Ocean


 

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 21:00

trailer iodo

 

Grands sentimentaux que nous sommes, on ne pouvait pas en rester là avec Kim Ki-young. Après une tendre soirée d'été devant la version originale de  The Housemaid, on a décidé de prendre notre téléphone et notre courage pour rappeler son oeuvre et lui proposer un deuxième rendez-vous. L'oeuvre accepta, nous convia à visionner Iodo, partie d'elle même qu'elle expose en ce moment publiquement sur Youtube.

 

Les puristes se mangeront la langue en lisant ces lignes : voir un film sur youtube, un truc d'impies? Tant pis. Le vrai problème du jour c'est qu'il n'y a pas de trailer disponible sur internet Le temps n'est pas remonté jusqu'à nous, aucune connection directe avec 1977, il y a encore des choses que l'on ne trouve pas sur internet. Dingue.

 

Petit exercice de style pratiqué très "critique de cinéma" : parler d'un film que l'on n'a pas encore vu. Avant de commencer petite liste des éléments entre nos mains : c'est 17 ans après The Housemaid, c'est en couleur, ça a toujours l'air de flirter avec un thriller d'horreur psychologique (chose qui ne veut pas dire grand chose). Et hop c'est parti.

 

17 ans après The Housemaid, Kim-ki Young nous livrait Iodo, ou Ieodo, ou Io Island, comme cela vous arrange. Entre temps, il a réalisé 13 films, un bon rythme dans le cinéma. Il est passé à la couleur et même à la nuit américaine, un grand garçon. Il tire toujours sur les mêmes ficelles mais avec une habileté certaine : pressions psychologiques multiples sur les personnages, un huis-clos qui ne l'est pas tant que ça (une île), une disparition mystérieuse en mer.  Un classique, que l'on retrouve dans de nombreux classements "top 100 du cinéma coréen" (vous verrez ça parle de nous, "ceux qui pensent à tort que le cinéma coréen a commencé avec Oldboy)" une valeur sûre. Un investissement raisonnable pour le portefeuille de petits rentiers que nous sommes. Je m'égare mais fallait que je sorte de ce paragraphe...

 

Sinon ce petit texte en anglais sur le film est pas mal, ça vient de TimeOut's, une autre inconnue dans l'équation.

 

“More sex and death from iconoclast Kim Ki-Young in this bizarre and beautifully shot ‘Scope drama. It takes the form of an investigation by a resort promoter and a newspaper editor of the strange death of an Iodo islander turned ecology reporter, who disappears overboard on a trip back to the island. Unfolding in flashback, it relates in mock mythological terms the fate of the island, populated almost entirely by Amazon-like female deep sea divers and their shamans. Atmospheric, ghostly and oneiric, it’s a Freudian mind-boggler, filled with male sexual anxiety, culminating in one of the most shocking copulatory denouements in the movies.”

 

Donc apparemment c'est bien un thriller. Niveau tempo, on reste dans l'harmonique: ça touchera encore un peu de pollution (Land of Scarecrows), ça mène une investigation spéléo-elliptique (mais nous laisseront Carter et John dans leur univers parallèle windstruckien). Bref, ça l'air très sympa.

 

Le lien vers le film :

 

 

 

 

 

 

La PLayLiST !

 

 Los indios del sol - El condor pasa


 
Air - Sexy Boy

 

L5 - Toutes les femmes de ta vie

 

Wolfgang Rihm - Jagden und Formen

 

Renaud - Dès que le vent soufflera

 

Renaud - Mistral Gagnant (allez !)

 



Et un petit poème de Baudelaire en prime : Lesbos

Lesbos

Mère des jeux latins et des voluptés grecques,
Lesbos, où les baisers, languissants ou joyeux, 
Chauds comme les soleils, frais comme les pastèques, 
Font l'ornement des nuits et des jours glorieux, 
Mère des jeux latins et des voluptés grecques, 

Lesbos, où les baisers sont comme les cascades 
Qui se jettent sans peur dans les gouffres sans fonds, 
Et courent, sanglotant et gloussant par saccades, 
Orageux et secrets, fourmillants et profonds; 
Lesbos, où les baisers sont comme les cascades! 

Lesbos, où les Phrynés l'une l'autre s'attirent, 
Où jamais un soupir ne resta sans écho, 
À l'égal de Paphos les étoiles t'admirent, 
Et Vénus à bon droit peut jalouser Sapho!
Lesbos où les Phrynés l'une l'autre s'attirent, 

Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses, 
Qui font qu'à leurs miroirs, stérile volupté! 
Les filles aux yeux creux, de leur corps amoureuses, 
Caressent les fruits mûrs de leur nubilité; 
Lesbos, terre des nuits chaudes et langoureuses, 

Laisse du vieux Platon se froncer l'oeil austère; 
Tu tires ton pardon de l'excès des baisers, 
Reine du doux empire, aimable et noble terre, 
Et des raffinements toujours inépuisés. 
Laisse du vieux Platon se froncer l'oeil austère. 

Tu tires ton pardon de l'éternel martyre, 
Infligé sans relâche aux coeurs ambitieux, 
Qu'attire loin de nous le radieux sourire 
Entrevu vaguement au bord des autres cieux! 
Tu tires ton pardon de l'éternel martyre! 

Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge 
Et condamner ton front pâli dans les travaux, 
Si ses balances d'or n'ont pesé le déluge 
De larmes qu'à la mer ont versé tes ruisseaux? 
Qui des Dieux osera, Lesbos, être ton juge? 

Que nous veulent les lois du juste et de l'injuste ? 
Vierges au coeur sublime, honneur de l'archipel, 
Votre religion comme une autre est auguste, 
Et l'amour se rira de l'Enfer et du Ciel! 
Que nous veulent les lois du juste et de l'injuste? 

Car Lesbos entre tous m'a choisi sur la terre 
Pour chanter le secret de ses vierges en fleurs, 
Et je fus dès l'enfance admis au noir mystère 
Des rires effrénés mêlés aux sombres pleurs; 
Car Lesbos entre tous m'a choisi sur la terre. 

Et depuis lors je veille au sommet de Leucate, 
Comme une sentinelle à l'oeil perçant et sûr, 
Qui guette nuit et jour brick, tartane ou frégate, 
Dont les formes au loin frissonnent dans l'azur; 
Et depuis lors je veille au sommet de Leucate, 

Pour savoir si la mer est indulgente et bonne, 
Et parmi les sanglots dont le roc retentit 
Un soir ramènera vers Lesbos, qui pardonne, 
Le cadavre adoré de Sapho, qui partit 
Pour savoir si la mer est indulgente et bonne! 

De la mâle Sapho, l'amante et le poète, 
Plus belle que Vénus par ses mornes pâleurs! 
— L'oeil d'azur est vaincu par l'oeil noir que tachète 
Le cercle ténébreux tracé par les douleurs 
De la mâle Sapho, l'amante et le poète! 

— Plus belle que Vénus se dressant sur le monde 
Et versant les trésors de sa sérénité 
Et le rayonnement de sa jeunesse blonde 
Sur le vieil Océan de sa fille enchanté; 
Plus belle que Vénus se dressant sur le monde! 

— De Sapho qui mourut le jour de son blasphème, 
Quand, insultant le rite et le culte inventé, 
Elle fit son beau corps la pâture suprême 
D'un brutal dont l'orgueil punit l'impiété 
De celle qui mourut le jour de son blasphème. 

Et c'est depuis ce temps que Lesbos se lamente, 
Et, malgré les honneurs que lui rend l'univers, 
S'enivre chaque nuit du cri de la tourmente 
Que poussent vers les cieux ses rivages déserts. 
Et c'est depuis ce temps que Lesbos se lamente!

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 05:30

  trailer.jpg

 

" A une époque où le vin était encore d'usage récent en Europe, les femmes du Midi européen étaient de temps en temps saisies du phénomène orgiastique et dyonisiaque que les Romains redoutaient plus que tout, comme une monstruosité étrangère qui bouleversait la sensibilité romaine: c'était pour eux comme une trahison à l'égard de Rome, comme une incursion de l'étranger".

 

Carter San-Congo jeta le livre qu'Elena, la jeune strip-teaseuse russe, lui avait offert un soir où il l'avait raccompagnée chez elle, un minable taudis du chinatown local. Dans une atmosphère suffocante et lourde, il grilla sa cinquante-sixième clope de la journée avant de s'affaler sur le dossier de son siège. Quelle drôle d'idée que d'offrir un livre nommé Le gai savoir à quelqu'un comme lui, qui vivait dans une ignorance morose. Il ne comprenait rien au bouquin mais se forçait à lire quelques pages par jour depuis que son boss lui avait interdit de retourner sur le terrain jusqu'à nouvel ordre. Le chicanos l'avait bien cherché pourtant... Le visage strié de la lumière qui cisaillait le bureau, Carter San-Congo s'arrêta à la seule pensée qui lui permettait de savourer sa sèche dignement: ce Nietzsche devait être un des rares misogynes à glisser comme une lettre à la poste parmi les gens de la haute.    

 

Un appel de John O'Meenseak le sortit de sa torpeur:

"

- Carter ?

- Oui ?

- J'ai du lourd...

- Dis moi ?

- Un gars de l'Immigration m'a filé un tuyau.

- Du genre qui va me faire pourrir encore plus profondément dans mon bureau ? Les enc... de Washington m'ont à l'oeil, les fédéraux ne me rateraient pas cette fois. "

 

Carter San-Congo et John O'Meenseak se sont rencontrés à Westpoint. Vétérans accomplis, la fin de la guerre du Vietnam les a laissés avec un amer goût d'inachevé au fond de la gorge. C'est donc tout naturellement pour eux qu'ils entrèrent dans la police, Carter dans la brigade des stups, John dans la brigade des moeurs.

"

- Si je te dis Kwak Jae-young ? reprit John.

- Un gros ponte, et une belle merde. Du genre qui refile ses sachets de yeyo à des lycéennes.

- Ouais, sauf que là c'est peut-être encore plus gros : Windstruck.

- Une nouvelle molécule de synthèse ?

- Mieux encore: une molécule dont se serait inspiré Christopher Nolan pour sa came, l'Inception. "

 

Carter savait trier le bon grain de l'ivraie. John n'avait pas besoin d'en faire des tonnes. Carter lui lâcha vivement:

- Je suis ton homme. Dis-moi tout.

- Ecoute, dans la Windstruck, on a un personnage qui se bloque les épaules dans un couloir trop étroit, entre deux immeubles, tu sais que Di Caprio le fait aussi. Dans la Windstruck, une voiture perd aussi le contrôle et se retrouve dans un fleuve. Et attend, je n'ai pas fini, on aurait retrouvé un peu partout dans la Windstruck des traces d'hélices à vent en papier, celles-la même qui font la cohésion finale de l'Inception

- Et tu penses que ça a pollué le reste du marché ?

- Ecoute, pour l'instant on en est qu'au stade des hypothèses, mais il se pourrait que la Windstruck ...

- ... soit en fait la came la plus vendue sur le territoire. "

 

Il n'en fallait pas plus pour que Carter et John se donnent rendez-vous le lundi pour faire une petite visite de courtoisie dans les locaux de Kwak Jae-young.

 

 

La suite de l'enquête dans l'article (ceci est un lien)

 

 

LE TRAILER

 

 

 

 

 

LE FILM

 

 

Windstruck part1 vostfr

 

 

LE PLAYLIST DU FILM

 

 

MC Sniper, BK Love (a.k.a Tony Parker de la DMZ)

 

 


 

 

 

Erik Satie, Gymnopédie n°1 (Remix in da Mix : Buddha Bar)

 

 


 

 

 

X Japan, Tears

 

 


 

 

 

Wyclef Jean, Knockin' on Heaven's Door (ex-Futur Prédisent d'Haïti)

 

 


 

 

 

Benjamin Biolay (lol), Assez parlé de moi ("Le plus grand artiste de tous les temps", Mokhtar Chose) 

 

 

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 19:22

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Si vous tapez Memento Mori sur Google, vous allez tomber sur la page Wikipedia non pas du film mais du genre artistique associé à l’expression latine. « Souviens-toi que tu mourras » : piqure de rappel  qui va droit au but : on va tous crever, pas la peine de se prendre trop au sérieux. Et dans le domaine de l’art certains tympans feraient bien de se faire percuter rapidement par cet écho antique.

 

Pour nous, Memento Mori, ce sera le film de Kim Tae-yong et Min Kyu-dong. Un film qu’il est difficile de détacher totalement de son titre et de ses résonnances mais qui évidemment n’y est pas menotté. Donc voilà, ça se passe dans un lycée de jeunes filles coréennes, l’une d’entre elles tombe sur un journal intime tenu par deux de ses camarades qui vivent une passion homosexuelle. Mais bon, quand l’une d’elle se suicide, l’autre ne semble pas plus affectée que cela. Etrange ? Faut voir la suite... Pour lundi vous réviserez donc le thème du fantôme dans le cinéma asiatique.

 

Voici l'extrait d'un interview du réalisateur sur le site orient-extreme (dont vous pouvez lire l'intégralité en : cliquant ici), et qui est une bonne manière de présenter le film dont nous parlerons lundi. Inutile donc d'aller plus loin. Sinon comme d'hab : trailer + film + playlist. 

 

Orient-Extrême : Nous nous empresserons nous aussi de le soutenir à sa sortie DVD.Revenons par là-même à Memento Mori. Quelle a été la genèse du film ? Comment s’est déroulée votre collaboration, de l’écriture du scénario au tournage même ?


Min Kyu-Dong : 
Kim et moi, quand on était élèves de Korean Academy of Film Arts (N.B. Equivalent coréen de la Fémis), on a fait un court-métrage ensemble, intitulé Seventeen, sur les ados. Un producteur nous a contacté après l’avoir vu pour nous proposer de faire la suite de Whispering Corridor. Nous avons refusé, nous nous étions trop orgueilleux pour accepter la suite d’un médiocre film d’angoisse. Quelques temps après, on s’est aperçus qu'aucun de nous deux n'était prêt à devenir un réalisateur commercial. On s’est posé des questions sur notre carrière. On s’est moqué l’un de l’autre : « tu veux faire de ton premier long métrage un film comme Sacrifice de Tarkovski ? ». Après une semaine de débat virulent, on s’est mis d’accord : la bouteille est affreuse, mais le vin sera bon ! On n’a retenu que le titre : « Deuxième épisode de Whispering Corridor ». A part le titre, tout était à refaire !

Orient-Extrême :
 justement, question suprême... un de vous deux est-il plus « responsable » que l’autre de cette ambiance formidable, de ce traitement totalement onirique, bref de la qualité du cru ?

Min Kyu-Dong : Le producteur, tout en nous laissant la liberté du scénario, à condition de respecter le titre de « Whispering Corridor », n’aurait jamais imaginé un tel résultat. Il s'attendait à un film d’angoisse tout conventionnel... ce qui a provoqué pas mal de problèmes. Comme le montre bien mon court-métrage Pale blue dot, j’ai toujours été enclin aux atmosphères oniriques. Kim Tae-Yong (qui aime plutôt le réalisme) ne l’a pas vraiment apprécié mais enfin est arrivé à reconnaître son intérêt. Cependant, ni Kim ni moi n’étions fan de films d’horreurs. Mais la marge de la liberté qu’autorise le terme générique de film d’horreur m’a permis de développer l’ambiance unique de Memento mori

Orient-Extrême : La « polémique » autour de la nature fantastique du film a alimenté de nombreux débats de cinéphiles jusqu’en France. Personnellement, je n’y ai vu que de l’onirisme ; le spectre de la fille suicidée ne m’est jamais apparu comme un artifice de film d’angoisse, mais clairement comme une traduction visuelle et démesurée de l’état psychologique des « survivantes ». On sait que le producteur voulait une histoire de fantômes pour de basses raisons mercantiles, mais qu’en est-il vraiment, in fine ?

Min Kyu-Dong : 
Notre producteur était sûr que le gros succès commercial de Whispering Corridor tenait à son ambiance d’horreur terrifiante. Sur ce point, je n’étais pas d’accord avec lui. Pour moi, l’essentiel de ce film n’était pas dans les effets-surprise. Je pensais que le film plaisait aux spectateurs à cause du désir de la vengeance contre les professeurs violents (Chaque coréen a rencontré des professeurs violents dans ses années scolaires). Ce film avait donc un sujet sérieux et fort. Je voulais faire une suite avec un autre sujet, aussi signifiant. Dans Memento mori, c’est le sentiment de culpabilité niée et oubliée des agresseurs anonymes qui crée un fantôme horrible. Mais ce fantôme ne fait pas seulement peur, il entraîne un sentiment de grande tristesse chez ceux qui le comprennent. Toutefois pour le producteur, ce qui comptait, ce n’était pas le sujet, c’était le cri des spectateurs dans la salle. En réalité, Memento mori a à peine dépassé le seuil de rentabilité. Le producteur m’a reproché cet échec financier, mais pour moi c’était sa faute. C’est lui qui avait fait la campagne de promotion sur le thème : « Memento mori, LA suite plus terrifiante que l'original. ». Pour ma part, j’aurais préféré : « L’horreur, c’est cette situation où l’amour de deux filles aboutit nécessairement à un mélodrame tragique ».

 

 

LE TRAILER

 

 


 

 

LE FILM

 

 


 

 

 

 

LA PLAYLIST DU FILM

 

Tchaïkosky, Juin (Barcarolle)

 

 


 

 

 

Crystal Castles, Crimewave

 

 


 

 

 

Mecano, Une femme avec une femme

 

 


 

 

 

t.A.T.u, All the things she said 

 

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 18:02

  CE11_Housemaid-copy.jpg

 

On remonte dans le temps d’un demi-siècle exactement pour découvrir The Housemaid de Kim Ki-young. L’occasion de parler de ce film nous est bien évidemment donnée par la sortie avant-hier du film d’Im Sang-soo.

 

Forcément, on ne pourra pas échapper aux inévitables mises en rapport entre les deux films. Et malgré ce qu’on pourra en dire, certains éléments du film d’Im Sang-soo étaient déjà présents, au moins virtuellement, dans le film Kim Ki-young.

 

Il est possible de visionner le film en film sur : cliquez ici.

 

PLAYLIST DU FILM:

 

 

These New Puritans, Three Thousand

 

 


 

 

 

Billie Holiday, You Go To My Head

 

 


 

 

 

Lou Bega, Mambo n°5 (The Housemaid en mode plus léger)

 

 


 


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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 09:32

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La semaine prochaine s’annonce extrêmement chargée sur le blog. On est allé en éclaireurs voir The Housemaid d’Im Sang-soo à l’Etrange Festival et on prépare un article qui devrait singulièrement tranché avec la plupart de ce qu’on a pu lire sur internet. Ca devrait tomber ce week-end et sur quelques joues de la cyber intelligencia. Le film sort le mercredi 15 mais on sera déjà passé à autre chose avec une semaine consacrée au top 10 du box-office coréen, top 10 de films coréens évidemment. On découpera le tout en trois / quatre articles pour le rendre plus digeste, avec à chaque fois une courte présentation et des liens pour voir les films. Et si tout ça ne suffit pas à vous occuper, on rappelle qu’une semaine spéciale cinéma coréen démarre lundi avec JSA au Gaumont Parnasse.

 

 

Tout d'abord, le trailer de The Housemaid d'Im Sang-soo :

 

 

 

 

Ensuite 10 trailers en mode Box Office :


 

 The Host de Bong Joon-ho, score : 13M

 

 


 

 

The King and the Clown de Lee Jun-ik, score : 12,3M


 


 

 

Taekugi / Frères de Sang de Kang Je-gyu, score : 11,7M

 

 


 

 

Tidal Wave / The Last Day de Yun je-gyun, score : 11,4M

 

 


 

 

 

D-war / Dragon Wars de Shim Hyung-rae, score : 8,4M

 

 


 

 

 

Speedy Scandal de Kang hyung-cheol, score : 8,3M

 

 


 

 

 

Friend de Kwak Kyung-taek, score : 8,1M

 

 


 

 

 

Take Off de Kim Yong-hwa, score : 8,1M

 

 


 

 

 

Welcome to Dongmakgol de Park Kwang-hyun, score : 8M

 

 


 

 

 

Et la playlist me direz-vous? Franchement quand on voit le podium du top 50 français ça ne donne pas envie: René la Taupe - Mignon Mignon, Shakira - Waka Waka et Yolanda be Cool - Wa no speak americano. Les titres à deux balles, deux mots identiques de deux syllabes ça suffit, on se contentera donc de la version origninale et camerounaise de Waka Waka par Golden Sounds.

 


 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 19:19

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Mon frère, mon ami,

 

Je sors de ma retraite, enfin. Je suis arrivé hier soir, tard, dans la capitale, le coeur plein d'une impatience enfantine. Tout a changé depuis le jour où je quittai la ville ainsi que les médecins me le conseillaient. Lors des soirées ennuyeuses de province, combien de fois je me la figurais, secrètement, comme pour ne pas froisser mes humeurs; combien je regrettais nos folles nuits aux bras des courtisanes ! Alors que ma santé s'améliorait, mon esprit fondait sous l'effet d'une sèche routine jusqu'au jour où j'appris l'invention du cinématographe. Doux Jésus ! Je commandai qu'on préparât mon fiacre, direction la mère du monde : Paris.

 

Ne pouvant attendre un jour de plus, je serai ce soir à la Cinémathèque. Notre bon Roi Louis, malgré les tumultes que ce fin de siècle nous réserve, est un homme bien avisé. Il a invité quelques artistes du royaume de Choseon à nous présenter leurs oeuvres. Nous y aurons donc La Bataille du 38e parallèle d'un certain Im Kwon-taek et Le Tigre de Mandchourie de Lee Doo-young.

 

Faites-moi savoir si vous résidez toujours à Paris et si j'aurais le loisir de vous y voir. Je vous prie de voir en moi votre très humble serviteur,

 

Eugène Aristide Bienaimé, Marquis de Saint-Congo

 

Paris, le 2 septembre 1782.

 

 

 

Très cher Marquis,

 

Quel plaisir de vous lire,

 

Toujours tenu éloigné des bords de ma Tamise natale par de sombres conflits politiques, c'est bien dans la capitale du Royaume de France que je réside actuellement. Notre amie commune la Duchesse de Savoie m'a offert l'asile et un acceuil fort agréable dans sa propriété de Boulogne, elle vous prie d'ailleurs de lui rendre visite dès que le temps vous le permettra. Malheureusement, mon plus cher ami, le chagrin me ronge et en votre absence c'est vers une vie de débauche que je me suis tourné. Peut-être me trouverez-vous changé, je n'ai même plus honte et d'ailleurs votre arrivée me remplit d'une joie brûlante d'où, je le sais, jailliront les flammes d'un avenir nouveau.

 

A ma grande déception je ne pourrai pas vous croiser ce vendredi à la Cinémathèque. En cette fin d'été le roi Louis nous comble par sa générosité et un autre spectacle oriental est prévu au même moment au centre de Paris au forum des Halles. J'ai promis à ma dernière conquête de l'accompagner à la projection d'une oeuvre signée Jang Cheol-soo : Bedevilled. Il me semble qu'il s'agit d'un spectacle violent qui correspond parfaitement à mon état d'esprit actuel. En revanche, j'espère que nous aurons l'honneur de vous acceuillir pour le déjeuner ce samedi et peut-être, mon frère d'armes, nous rendrons nous ensemble dimanche au spectacle nocturne proposé une nouvelle fois forum des Halles: No Mercy de Kim Hyeung-jun.

 

En vous souhaitant bon voyage, je vous prie de lire dans ces quelques lignes d'un français maladroit l'expression de mes sentiments les plus dévoués.

 

Lord Alan Joy Greenpaths, Comte de Meanseek.

 

 

 

LES TRAILERS

 

Bedevilled

 

 


 

 

No Mercy

 

 

 


 

 

 

PLAYLIST

 

 

 

Booba, Le Duc de Boulogne.

 

 


 

 

Vivaldi, Le Printemps.

 

 

 
 
Anthony and the Johnsons, Cripple and the Starfish
 
 
 

 
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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 13:07

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Si le générique est bien écrit en vert, le lien avec le poisson ne semble pas, comme ça, à la louche, significatif. Ou si, peut-être. Enfin bon, Boris Vian a bien écrit Un Automne à Pékin, livre qui ne parle pas d'automne, et encore moins de Pékin. Encore plus salaud: Wild Side qui édite le film abyssal et hypnotique de Nicolas Winding Refn, Valhalla Rising en le sous-titrant Le Guerrier des ténèbres. Vraiment pas sport. Bref, tout ça pour dire que Green Fish (1997), le premier film de Lee Chang-dong, sera en même temps la dernière escale de notre semaine LCD.

 

Le film raconte l'histoire Mak-dong (Han Suk-kyu) qui, au sortir de l'armée, veut se faire du bif et régaler la famille. Il rejoint une petite association de malfaiteurs dirigée Bae Tae-gon (Mun Seong-geun), sans grand fracas, histoire de devenir tranquillement un petit fonctionnaire du crime. Tu es une personne pure lui dira Mi-ae (Shim Hye-jin), la potiche du boss dont il tombera amoureux. C'est vrai qu'il est très gentil. Mais les lois du Milieu, mes amis, vous savez...

 

Comme toujours chez Lee Chang-dong, l'intelligence de la narration, de la composition, du mouvement. Inutile d'aller plus loin, on vous a collé le lien vers Youtube pour voir le film.

 

Ah et juste, Song Kang-ho en petite frappe sèche comme une biscotte, moustache duveteuse, pince crème et chemise bariolée, qui vient vous demander du feu juste après vous avoir bastonné, il n'y a qu'un mot pour le dire tout en faisant le tour de la question : G-E-N-I-A-L. 

 

 

LE TRAILER

 

pas trouvé !

 

 

LE FILM

 

 

 

 

 

LA PLAYLIST DU FILM :

 

John Coltrane et son Quartet, Alabama.

 

 

 

 

Dave Brubeck et son Quartet, Take Five. (pour la roublardise de Song Kang-ho)

 

 

 

 

Quand on voit ce film, l'ambiance fait un peu penser à The Killer de John Woo. Vous vous souvenez de la chanson de Sally Yeh dans le bar ? Et bah ça tombe bien, Mi-ae chante aussi dans un bar.

 

 

 
Et puis un peu de dance pour finir ce trailer et attaquer le week-end. La Bouche, Be My Lover. Ah les productions allemandes des années 90...
 

 
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