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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 19:18

 

TOP10 

CLASSEMENT 6 - 4 (Partie 2)

 

CLASSEMENT 3 - 1 (Partie 3) 

 

 

Voici un article sur les dix premier films sud-coréens au box office de tous les temps en Corée du sud. Nous le présenterons en trois parties pour ne pas congestionner l'article, en plaçant le film à chaque fois que cela est possible. Pour le reste, on peut dire que c'est un box office assez instructif dans lequel nous verrons que certains thèmes reviennent souvent. Il y a aussi pas mal de comédies, comme nous pourrons le voir (En France, les dix premier ne sont que des comédies...). Histoire de se donner une idée relative, la population coréenne s'élevait, en 2008, à 49 232 844 habitants, et le premier film, The Host, a drainé 13 019 740 entrées, soit un bon quart de la population. Voici donc le classement, en partant par le bas.  

 

 

Numéro 10 : Welcome to Dongmakgol, de Park Kwang-hyun, 2005: 8 M.

 

welcome to dongmakgol 5

 

Nous avons déjà eu l'occasion de parler de ce film qui est très bon, c'est par là : cliquez ici.

 

Et voici le film :

 

 


 

 

 

Numero 9: Take off, de Kim Yong-hwa, 2009: 8 M.


 

take_off.jpg

 

Voici une comédie-drame sportive pas mal du tout, vraiment une bonne surprise. L’histoire est apparemment inspirée de faits réels : la Corée du Sud monte en catastrophe une équipe de bras cassés pour participer aux Jeux Olympiques d’hiver de Nagano en 1998 à l’épreuve de… saut à ski. Une équipe improbable menée par l’encore plus improbable pour ce rôle, Ha Jeong-woo, anciennement tueur sadique dans The Chaser. Il joue dans le film le rôle d’un Coréen adopté en bas âge par un couple d’Américains, qui retourne au pays pour retrouver sa mère biologique. Il se retrouve alors à la tête de cette équipée qui, dans un parcours empruntant « à peine » (!) à Rasta Rocket, doit mener la nation au firmament olympique de ce sport bizarre.

 

L’équipe qui est montée est plaisante. Le film en général est plutôt drôle et se laisse regarder sans souci. La dialogue avec Rasta Rocket ne fait bien évidemment pas de doute : sport aux antipodes, tout à prouver, bagarre avec des blancs (ici les Américains en l’occurrence, sauf que la scène est bien amenée : on place la capitaine de l’équipe sud-coréenne, Cha Heon-tae, le cul entre les deux chaises entre un Américain avec qui il jouait plus jeune, et un membre de son équipe qui chauffe son esprit patriotique). Il y a une symbolique autour de ce sport, le saut à ski : apanage des « pays développés », où il faut du courage, de la maîtrise, et énormément de technique.

 

En revanche, là où Take off va au-delà de Rasta Rocket, c’est semble-t-il par les thématiques sociales et politiques. La question de l’identité coréenne paraît présente dans ce film. D’abord par le personnage de Cha Heon-tae, dont le nom américain est Bob Jones, donc plus caricatural tu meurs. Ensuite par les rapports aux Etats-Unis et au Japon : on parle de battre les japonais, de problèmes de piste dus aux japonais, bagarre avec des américains. Et sans avoir cette sensibilité, le film semble aussi poser la question du rapport à la Corée des enfants adoptés, mais là, notre domaine de compétence nous impose le silence.

 

Bref, ce film avait vraiment tout pour péter le score. Grande aventure humaine, sacrifice, amitié, espoir, tristesse, et tout, et tout, et tout. On fait pleurer dans les chaumières et on s’assure une super rentabilité. On peut couper à vingt minutes de la fin, avant, on passe plutôt un bon moment. Malheureusement, nous n'avons pas pu trouver le film, mais vous pouvez toujours trouver un moyen de la visionner, ça vaut le coup (sourire complice).

 

BONUS:

 

Rasta Rocket, forcément. Nous ne l'avions jamais vu en anglais...

 

 


 

 

Et le parcours de la Corée du Sud à la Coupe du monde 2002 de football. Avec le très beau but de Park Ji-sung contre le Portugal:

 

 


 

 

 

Numero 8: Friend, de Kwak Kyung-taek, 2001: 8,1 M.


 

friend.jpg 

 

C’est l’histoire de quatre amis, dont nous suivons les pérégrinations au travers des différents âges de la vie. La bande des quatre, ci-nommés : Yu Oh-sung, le Kubiac d’Attack the Gas Station ; Jang Dong-gun, qui devait tomber l’année suivante dans l’innommable Lost memories ; Seo Tae-hwa, sans style ; Jeong Un-taek, idem. Dans la mesure où, qui dit bande dit distribution des rôles, nous aurons respectivement : le chef, le rageux, l’intello, le bouffon.

 

On suit leurs évolutions respectives, et l’évolution de leur groupe, au travers de cinq époques : 1976, 1981, 1984, 1990, et 1993. Les tableaux correspondent à peu près à ceux de Peppermint Candy. Le premier élément auquel on se confronte est sonore, et c’est peut-être la plus grosse claque du film : à Busan, on n’a pas du tout le même accent qu’à Séoul. Mais vraiment pas. Kwak Kyung-taek est originaire de cette ville, et ce film est censé être une sorte d’autobiographie.

 

Honnêtement, il ne semble pas y avoir grand-chose à dire de ce film, c’est peut-être le plus chiant de la liste. Ni dans le mauvais, ni dans le bon, il ne se passe pas grand-chose, tout est attendu. Pas de contre pied. Pas vraiment d’éléments singuliers, à un point tel que nous allons un peu vous pourrir le film si vous ne l’avez pas vu en listant les moments un peu intéressants :

 

-           1976 : ils sont enfants, on les présente, ils voient une K7 porno.

-           1981 : à l’école, en uniforme, un professeur enchaîne les kèches sur ses élèves ; style retro improbable, notamment le rageux ; classique bizutage du premier de la classe, une fille le chauffe, elle finira avec le chef. Le meilleur moment du film : la méga baston irréaliste du cinéma, quatre contre mille.

-          1984 : début de séparation, les deux mauvais entrent dans des gangs en tant que larbins. Les deux autres vont à Séoul faire des études ; relation compliquée entre le chef et son père.

-          1990 : les deux mauvais sont dans des gangs rivaux, les deux deviennent des hauts-placés dans la hiérarchie. Des évènements les montent les uns contre les autres. Ils sentent que chacun ont été trahis par l’autre.

-          1993 : toujours de la violence et des larmes, du sang, mais aussi du mal à y croire (pour nous) ; le chef va en prison pour le meurtre du rageux.

 

Encore une fois, grande saga, avec en plus l’élément d’une fresque historique. La fin est triste et bla et bla et bla. Le film a été bien reçu dans divers festivals à l’époque. On préfère la bande d’Attack the Gas Station

 

LE FILM:

 

 

 

BONUS:

 

A Better tomorrow, John Woo, plus sympa.

 

 


 

 

3ième oeil, Amitiés gâchées

 

 


 

 

 

 

 

Numero 7: Speedy scandal, de Kang Yeong-cheol, 2008: 8,3 M.

 

speedy-scandal.jpg

 

 

Film organisé autour de la pièce maîtresse Cha Tae-hyun (My Sassy Girl), cette comédie est vraiment une bonne surprise. L’acteur, qui semble presque jouer son propre rôle, est un animateur de radio. Un jour, une fille l’appelle en lui expliquant qu’elle essaye de reprendre contact avec son père. Forcément, il l’invite à le faire. Belote, c’était en fait lui le père en question. Et rebelote, il est également grand-père. Cha Tae-hyun essayera alors de tout faire pour éviter un Speedy Scandal (wooo).

 

Malgré la portée un peu morale sur les questions familiales, c’est un beau film sketch. Cha Tae-hyun occupe l’espace avec force et déploiement de corps. Il y a aussi l’idée qu’il faut garder les apparences, se contenir. Erreur de jeunesse ou pas ? Il devra assumer ce qu’il s’est passé, surtout qu’avec un petit-fils, ça devient une autre paire de manche. Et comme Enée a porté son père Anchise et trimballé son fils Ascagne, sa fille (Park Bo-young) semble être le petit, mais costaud, moteur de la liaison familiale.

 

Le principe du quiproquo joue à plein régime dans Speedy Scandal, ce qui en fait une comédie vraiment hilarante par moments. Summum : lorsque Cha Tae-hyun se réveille dans le même lit que sa fille, après un lendemain de cuite, croyant avoir commis l’adultère. Un Louis de Funès rajeuni, fortes mimiques et gestuelle accomplie. Du bon lol-en-barres pour les ados boutonneux. Le quiproquo est d’autant plus fort qu’aucun des acteurs ne semble, physiquement, fait pour le rôle auquel il est destiné, notamment le grand-père trentenaire et la mère ado.    

 

Le tout est servi dans un univers bonbon-technologie, avec des couleurs vives et juvéniles, du design 2.0, des judas électroniques, des robots ménagers, et plus si affinités. Bref, va-nu-pieds passe ton chemin : nous sommes ici dans le monde du méta-chic. Comme pour surligner en jaune fluo l’évidence, les prises de vues sont très dynamiques, ciselées, avec des insertions genre manga et des coupes OK Podium.

 

Le film est vraiment sympa, mais ne pas en attendre plus. Si tu as entre 9 et 14 ans, quitte instamment toute activité pour venir visionner le film. Saga familiale + histoire d’amour + Cha Tae-hyun : tout y était pour que le box office fasse boom

 

LE FILM :

 

 


 

 

BONUS:

 

Les inconnus, Roxane sur W9 :

 

 


 

 

Cha Tae-hyun, Because I love you

 

 


 

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Published by Kim Bong Park - dans Articles transversaux
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commentaires

Film streaming 05/05/2014 15:19

merci pour toutes les films. très bon résumé en tout cas ca va bien m’aider…

Kim Bong Park 14/09/2010 23:04


Salut Pierce, merci pour ton message,

Effectivement le peuple sud-coréen semble bien travaillé par son histoire... Bon après pour Friend et Take off... disons que c'est le côté Cool Runnings du second qui me l'a fait voir avec plus de
bienveillance. Dans Friend il y a quelques scènes de baston plutôt classe, mais sinon je m'y suis quand même ennuyé.



Sinon les dix premiers films américains du box office, c'est vraiment entertainment. Mais si tu regardes dans l'histoire du cinéma américain, l'histoire du pays a été parmi les plus grandes sources
d'inspiration : Apocalypse Now, Godfather, etc.


Pierce Conran 13/09/2010 23:01


Premierement, super idee pour un article! La progression recente du box office coreen est une chose fascinante a mon avis.

Deuxiement, mes excuses pour mes fautes orthographiques et grammatiques et le manque accents.


Par contre je ne suis pas tous a fais d'accords avec vos avis sur deux des quatres films mentionnes. Pour ma part, j'ai vraiment bien aimees Friend et je n'etais pas un grand fan de Take Off. Bref,
ce-ci sont des differences d'opinions!

J'aime bien examiner la difference entre les films les plus populaire en coree contre l'Amerique. Dans les States les plus grands films ne devoil pas forcement grand chose sur le pays, mais en
coree, les films qui finissent l'annee avec le plus de pognion raconte une histoire par aports au citoyens coreens.

Il y a 17 ans, Sopyeonje fut le premier film a depasser un million de spectateurs. Un film lent mais quand-meme fantastique, on suit une famille traditionelle qui sont des vagabonds qui pratique le
pansori (chanson coreene) a travers le pays. Le film a touche une corde avec les coreens est a donc etais recompensee.

Regardant les autres films sur le top, on vois que des films qui parlent des relations entre le sud et le nord, le guerre coreene et autres chose historique.

Bref, je me rejouis de voir ce qui sera ajouter a la liste dans le future.


Kim Bong Park 14/09/2010 23:02



Salut Pierce, merci pour ton message,


Effectivement le peuple sud-coréen semble bien travaillé par son histoire... Bon après pour Friend et Take off... disons que c'est le côté Cool Runnings du second qui me l'a fait voir avec plus
de bienveillance. Dans Friend il y a quelques scènes de baston plutôt classe, mais sinon je m'y suis quand même ennuyé.


 


Sinon les dix premiers films américains du box office, c'est vraiment entertainment. Mais si tu regardes dans l'histoire du cinéma américain, l'histoire du pays a été parmi les plus grandes
sources d'inspiration : Apocalypse Now, Godfather, etc.