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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 14:40

Kim Hyung-ku

kim hyung ku titre

 

La constante puissance des images sud-co, le vert de Oldboy, le bleu de The Murderer, les contrastes, les grands angles, les mouvements de caméras; si y a un truc que la Corée a su nous offrir ces dernières années, c'est bien des putains de chef op', c'est d'ailleurs en passe de devenir un produit national au même titre que le soju, la Kpop, les dramas ou les thrillers sang pour sang vengeance. Dès qu'ils en ont les moyens, qu'ils s'agissent d'une comédie grand public ou d'un thriller racé, les gars s'appliquent et n'ont jamais peur d'en faire trop. L'exception qui confirme la règle c'est le fameux Hong Sang-soo qui nous pond film dégueu sur film dégueu, avec une esthétique minimaliste et fauchée et une sorte de réalisme moche. Pourtant, c'est bien par l'image qu'on peut relier un film comme Conte de Cinéma à Memories of Murder, les chefs op' sud-co, c'est le chainon manquant du cinéma de la péninsule. Et ouais. 

  

On commence ce tour d'horizon en image par les sommets, les boss de la cour de récré, ceux qui se sont imposé en même temps que la nouvelle génération de cinéastes coréens Kim, Bong et autres Park.

 

Débuts sur des films inconnus, puis paf dans ta face un Park Kwang-su, après hop hop hop on retrouve ce bon vieux copains de Kim Sung-su et éclaire la jolie Zhang Ziyi, et puis là c'est le strike : Chen Kaige et Bong Joon-ho. On se demande encore comment il a pu finir chef op' d'HSS. Putain passer de Memories of Murder à ça... En même temps Conte de Cinéma, c'est le meilleur HSS que j'ai pu goûter.

 

Filmo en photos :

the-uprising-1.jpg

 

Les Insurgés (Lee Jae-sueui nan), Park Kwang-su, 1999. Co-production franco-coréenne qui fût le premier film sud-co à être sélectionné à Cannes. Ça te place un bonhomme.

Ah bah tiens l'image récupérée sur google vient du site de l'insecte, ça permet d'aller plus loin et de lui piquer une super expression "tout faux toto".


 

musa 2

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musa 4

musa 3

musa

 

La Princesse du Désert (Musa), Kim Sing-su, 2001. Zhang Ziyi, des images avec une esthétique prononcée et assumée (on aime ou on n'aime pas), de scènes de baston pas trop mal, un petit point de culture en plus. Par contre le scénario...


 

enfant au violon 1 

enfant au violon 2

lenfant-au-violon.jpg

 

L'Enfant au Violon, Chen Kaige (2002).

D'ici : du grand angle et des chinois.

Au fond : si le type qui a fait Adieu ma Concubine vous prend comme chef op'...


 

memories

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memories-of-murder.jpg

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Memories of Murder, Bong Joon-ho (2003).

On va pas s'étendre, c'est les hautes sphères du panthéon sud-co, c'est sombre même quand il fait beau, ça sent bon la boue et la pluie, une esthétique impec', la simple tête de Song Kang-ho donne envie de revoir le film.


 

conte 1

conte 2

conte-de-cinema-2.jpg


 

Conte de Cinéma (Geuk jang jeon), Hong Sang-soo (2005).

Peut-être bien le meilleur film d'Hong Sang-soo. On ne peut pas dire que l'image soit magnifique (c'est pas la priorité d'HSS et on l'a vu faire pire), ni que le film casse trois pattes à un canard, mais l'actrice porte une écharpe rouge alors forcément ça parlera à certains.


 

the host 10

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the host 4

the host 7

the-host.jpg

 

The Host (Gwoemul), Bong Joon-ho, 2006.

Plus gros carton du cinéma coréen (derrière Intouchables, naaan je déconne). Perso niveau photo, c'est les scènes dans les égouts qui m'ont le plus marqué. A la fois profondément classes et super glauques. Et quand Bong Joon-ho vous reprend alors que lui-même joue les chefs op' à l'occasion...


 

woman 1

woman 2

woman_on_the_beach.jpg

 

Women on the Beach (Haebyeonui yeoin), Hong Sang-soo, 2006.

Argh... (pas vu, pas envie).

Fair-play, on a quand même pris une image autre qu'une scène de beuverie bavarde en plan large éclairée avec les moyens du bord.


 

 

the day he 1

the day he 2

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The Day he Arrives (Book chon bang hyang), Hong Sang-soo, 2011.

On lui reconnaitra le pragmatisme d'avoir utilisé le noir et blanc comme cache misère. Tout le monde l'a déjà fait, ça donne du cachet même aux photos les plus pourries. Alors avec le chef op' de Bong Joon-ho derrière la caméra ça doit rendre pas trop mal.

 

Potins et Copains :


Apparemment Kim Hyung-ku aime bien travailler avec Jin Jo-Hur (le réalisateur d'April Snow) avec qui il a fait 2 films (Happiness/Haengbok et One Fine Spring Day/Bomnaleum ganda)


 Mais son grand copain c'est surtout le Kim Sung-su avec qu'il a travaillé sur 4 films : La Princesse du Désert, Please Teach me English, City of the Rising Sun et un court métrage, leur premier film à tous les deux selon Imdb. Une véritable histoire d'amour.

 

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Published by Joy Means Sick & Sans Congo - dans Articles transversaux
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commentaires

David T 02/12/2011 11:27

On va dire ça et rester en bons termes ;)

Joy Means Sick 28/11/2011 23:22

"J'aime tellement PCW quand il est grand..."

Je crois que je vais contenter de ces derniers mots et on partira bons amis.

D'ailleurs, même si ses premiers longs sont ratés, même s'il y a commis toutes les erreurs possibles, même si c'est moche à en piquer les yeux, ils font partie de la route qui l'a mené à JSA,
Mister Vengeance puis Oldboy. Et dans cette lecture biblique, tout aussi mauvais soient-ils, ils sont forcément sacrés.

David T 28/11/2011 23:08

Je peux malheureusement me vanter d'avoir vu tous les longs de PCW et parfois, je préférerais vivre dans l'ignorance de ses premières oeuvres. Ca fait mal aux yeux à ce point-là ;)
Qu'est-ce que j'aime t'en rajouter une couche ! Mais si j'insiste c'est parce que j'aime tellement PCW quand il est grand...

Joy Means Sick 22/11/2011 17:47

Argh, t'en remets une couche sur PCW... ça va être dur de fermer les yeux (pas vu ses premiers films et l'impression qu'il vaut mieux s'abstenir)

Haha, et en plus c'est pour faire l'éloge d'Hong Sang-Soo derrière ! Du coup je me sens obligé d'en remettre une couche : ses films sont tellement creux et vides que la seule chose que perçoit le
spectateur c'est l'écho de sa propre pensée. Et c'est sûrement ce qui plait. Voilà monsieur !

Après j'ai pas vu la crème de la crème ;)

Désolé Pierre, je ne remets pas en doute ta sacro-sainte parole, mais même l'aspect visuel, dans la femme est l'avenir de l'homme, je n'adhère pas.

David T 21/11/2011 21:42

Hahaha, c'est mon deuxième préféré derrière Turning Gate. Nan mais ça crache sur HSS ici, et ça a même pas vu la crème de la crème du cinéaste en même temps... que veux-tu Pierre, ils sont
irrécupérables ;)
Moi Park Chan Wook, je suis un gros fan entre JSA et Lady Vengeance. Avant, c'est très moche, après c'est très décevant ;)