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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 09:17

memories of murder

 

Memories of Murder, 7ème minute, le générique vient de se terminer dans le commissariat.  "Un film de Bong Joon-ho" et dès la scène suivante le monsieur soigne son entrée en piste. Plan séquence et caméra qui danse, entre elle et Song Kang-ho c'est l'amour fou. On lui colle aux miches, il imprime notre rétine et nous guide sur les lieux du crime. Il donne de la voix et des instructions mais ne maitrise rien, l'exact opposé du mec derrière la caméra. Song Kang-ho tourne en rond, le film de Bong Joon-ho va de l'avant. Très dynamique, bien orchestré, le la est donné et s'en suivent deux heures d'enquête sous la pluie et dans la boue. Difficile de tester la Corée en terme de thriller noir ces derniers temps.

 

Et comme pour enfoncer le clou dans nos crâne façon The Chaser, Bong Joon-ho a récemment renoué avec le genre avec Mother. Force est de constater qu'il est toujours au top. Ci-dessous l'extrait en question.

 

 

 


 
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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 08:54

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Pour cette semaine consacrée à Lee Chang-dong, on ouvre le bal avec Peppermint Candy, film magistral sorti le 1er janvier 2000 en Corée histoire de bien lancer le nouveau millénaire. On a déjà consacré un article au film (CLIQUEZ ICI) et aujourd'hui on convoque Monsieur Adrien Gombeaud pour analyser une scène plus en détail. Voilà donc la préface de notre grande semaine, c'est un extrait du très recommandable Séoul Cinéma, Les origines du nouveau cinéma coréen.

 

 

« La pause déjeuner se termine. Le travail reprend. En gros plan, le transistor diffuse une émission de variétés mais le son de la radio ne recouvre pas les cris et les bruits d’eau que l‘on entend en fond sonore. La caméra glisse le long de la table et passe devant un journal dont on aperçoit la deuxième partie du titre : « … à partir de maintenant ». Dans un deuxième mouvement, on arrive sur les pieds du prisonnier, on remonte vers ses mains menottées derrière ses fesses nues. Sa tête plongée dans l’eau de la baignoire. Son cri est étouffé par l’eau, de sa bouche sortent des bulles d’air terriblement silencieuses. Lee Chang-dong associe ainsi ironiquement l’information (radio, journal) et la réalité cachée derrière cette information : la torture du jeune homme. Tout ce monde est englobé dans un même mouvement, un même plan séquence. Le contraste est souligné par une relation immergé/submergé dans le son. Immergé : le son des distractions de la radio. Submergé : le cri de la victime étouffée dans l’eau. »


 

 

 

 
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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 18:22

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Nous ne vous ferons pas l'affront de présenter A Bittersweet Life (2005), sixième bastos du revolver de Kim Jee-won. Juste quelques mots tout au plus: c'est l'histoire d'un mec, Sun-woo (le lunatique et non moins solaire Lee Byung-hun), qui doit surveiller la femme de son boss, suspectée de prendre quelques libertés avec ce que la fidélité exige. Sun-woo tombe sous le charme de la bougresse et décide de la couvrir pour ses écarts. Et comme d'habitude, ça finit mal.

 

Comme d'habitude parce que c'est du vu et revu. L'intérêt du film, nous semble-t-il, réside dans le traitement cosmético-plastique de l'image, de la mise en scène, de la narration enfin. C'est pour cette raison que nous avons choisi de vous extraire les premières minutes.

 

A L'image, c'est Maman-élégance et Papa-sobriété qui nous refilent un autre de leur rejeton. Le caractère placide de Lee Byung-hun s'insère dans un contexte plus-classe-tu-meurs qui donne parfois l'impression de se trouver dans une pub pour un produit de luxe. Costume sur mesure, design épuré, et quelques gros moches qui s'excuseraient presque de s'être perdus dans le champ. Avec en prime une bouteille de bière levée au pied qui s'éclate esthétiquement sur le crâne d'un gars qui n'a pas compris que dans ce film, on ne badine pas avec le style.

 

Bref, on s'inscrit dans la "CSP Premium ++" de la Pègre et on l'assume. Et sinon, juste comment ça, le gâteau au chocolat que Sun-woo mange, ne vous ferait-il pas penser à celui de Matrix Reloaded, dans le restaurant du Mérovingien (Lambert Wilson) ? Parce que cette trilogie aussi était racée...

 

 

 


 

 

 

Sinon en parlant de style vous connaissez la S.A.P.E ? (Société zaïroise des Ambianceurs et Personnes Elégantes) Eux aussi on une certaine idée du style, on vous laisse en juger par vous-mêmes : cliquez ici (page wikipédia:cliquez ici).

 

Vous trouverez sur l'Internet pléthores d'interviews de sapeurs. En voici une à titre indicatif :

" Chômeur de luxe, Beauté numérique " 

 

 

 

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 07:59

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Pour cette onzième bouchée de cinéma coréen, on revient sur un met plus classique : Cut, Park Chan-wook millésime 2004, an 1 après Oldboy. Comme toujours avec le maître coréen, le goût est complexe, très travaillé, légèrement corrosif. C'est un morceau servi saignant qui s'accompagnerait volontiers d'un bon verre de vin rouge. On préférera le déguster tard dans la nuit.

 

Quelques infos avant de vous régaler les papilles. Cut est l'un des trois segments du film Three... Extremes, une étude panasiatique sur les frontières de l'horreur. Les deux camarades de jeu de notre maitre à tous se nomment Takashi Miike (The Bird People in China, Ichi the Killer, Audition, DOA, etc) et Fruit Chan (Made in Hong-Kong!!!). Des pointures. En 2002 Kim Jee-woon, Nonze Nimibutr et Peter Chan avaient déjà ouvert la voie avec Trois Histoires de l'au-delà. On remarquera que pour ce genre de match de gala la Corée n'envoie que ses meilleurs représentants. C'est ce qu'on appelle avoir une certaine idée de soi-même.

 

Voici donc un extrait de Cut, l'histoire d'un metteur en scène pris en otage par un acteur raté taré qui se propose de couper un à un les doigts de la femme de son prisonnier. Au fond un type très chaleureux, mais un peu capricieux. Là c'est le tout début du film, on pourrait appeler ça la capture. Mise en scène très propre, exploration quasi-mathématique de l'espace puis, plus tard, un gros plan décadré très rapide sur le visage de Kang Hye-jeong. Le genre de baffe supersonique qui vous réveille pour la journée. Flippant.

 

 

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 11:15

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Au cinéma, les échecs commerciaux ne pardonnent pas, surtout pour un premier film. Du coup on en voudrait presqu'au public coréen de ne pas avoir totalement apprécié Save the Green Planet, sorti en 2003 et qui reste le premier et le dernier film d'un mec plein de talent : Jang Joon-Hwan.

 

C'est vrai qu'à première vue, la recette de notre alchimiste est tout ce qu'il y a de plus instable : mélange d'à peu près tous les genres (comédie, thriller, SF, horreur, satyre sociale...), références et clin d'oeil à gogo (2001, Delicatessen, Startrek, Shining, j'en passe et des meilleures), alternances de passages sérieusement chiadés et d'effets spéciaux tous cheaps, bref un truc qui aurait pu donner une bouillie infame.

 

Seulement voilà, Save the Green Planet c'est de la boulette: c'est drôle, c'est bien foutu, c'est intelligent et en plus c'est pas prétentieux. Un numéro d'équilibriste ahurissant à tous les niveaux : réalisation, scénario, jeux d'acteurs... Du bonheur en boite pour tous les amoureux de cinéma.

 

Sept ans plus tard, Jang Joon-Hwan prépare un segment du film Camellia, un film omnibus panasiatique aussi connu sous le nom de Busan Project. Parait que ça s'appellera Love for Sale, que ça se passera dans le futur et que c'est l'histoire d'un mec qui cherche à récupérer ses souvenirs de son ex (et la belle par la même occasion), on dit bien récupérer parce que dans le futur les souvenirs ça s'achètera et ça se vendra, beau programme.

 

En attendant un extrait de Save the Green Planet, on a un peu galéré pour trouver un passage sans spoiler, parce qu'on aurait quand même bien mis la séquence finale, complétement barrée. On se "contentera" donc de la première séance de torture du PDG capturé par le héros et sa douce. Pour rappel, ils sont persuadés qu'il s'agit d'un alien venu préparer une invasion sur terre.

 

 

 


 

 

Sinon vous trouverez aussi un trailer bien marrant (cliquez ici) et le film en intégralité (cliquez ici)  sur youtube, un beau paquet cadeau pour les néophytes. On peut aussi et surtout trouver le film en DVD, n'hésitez pas.

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 21:40

cityofviolence copy

 

On continue sur notre combo cette semaine en vous proposant un extrait de The City of Violence (2006), un film de Ryu Seung-wan. Du pur divertissement, de la castagne généreuse, tantôt inspirée tantôt chaotique.

 

L'histoire du film sert la sempiternelle thématique de la vengeance sans aucune prétention particulière. Comprendre que The City of Violence ne cherche pas vraiment à déconstruire la mythologie grecque. Un flic se rend aux funérailles d'un pote. Il y retrouve d'autres anciens amis. Et comme il a des fourmis dans les pattes, il arrive à les convaincre de venger feu son copain.

 

Après, c'est Streets of Rage (vous vous souvenez sur Megadrive ?) augmenté de la 3D. On retrouve dans l'extrait de cette empreinte très nerveuse de la manière de filmer du réalisateur. De la vitesse bougre, du coeur. Oui tiens Rodrigue, as-tu du coeur ? Je sais pas vous mais cet extrait me fait énormément penser à Samo, Le flic de Shangaï, un des tronches les plus sympas du PAF (site officiel ici).

 

Bon sinon pour nous c'est les vacances. Et on espère que vous vous dorez bien la pilule au soleil. 

 

 

 

BONUS:

 

http://download.gameblog.fr/images/jeux/1065/StreetsofRage_MD_Jaquette_001.jpg


Et ouais même sur les vidéos de la semaine ! On sent bien que vous êtes un peu tendus en ce moment, on vous propose de vous défouler sur Streets of Rage. On vous met tout à votre disposition, vous n'avez qu'à cliquer sur les liens pour jouer à votre version préférée :

- STREETS OF RAGE : cliquez ici

- STREETS OF RAGE 2 : cliquez ici.

- STREETS OF RAGE 3 : pas trouvé ! Mais vous pouvez le télécharger si le coeur vous en dit.

- Et pour ceux qui veulent être plus royalistes que le Roi, un site très complet sur le jeu : cliquez ici

 

PS: quand nos gosses verront ça, on aura bien honte. Et pas de conneries surtout, sortez couverts, prenez Axel.

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 16:49

cryingfist.jpg

 

Les Poings qui pleurent, c'est quand même moins cosmétique, moins compact et moins percutant que Crying Fist. Surtout quand on a du style. Donc on met de côté les petites misères et on se démerde avec ce que l'on fait de mieux. Entre tact et bêtise, percussions et cocards, le troisième film de Ryu Seung-wan est une belle leçon de vie offerte sur un ring de boxe.

 

On a déjà parlé du film, on vous invite à le lire si vous n'avez pas vu l'article (vous pouvez aussi le relire) : cliquez ici.

 

Dans cet extrait, on voit l'acteur Choi Min-sik, qui joue un rôle d'ancien boxeur mal dans sa peau et odieux avec sa famille, proposer aux chalands d'essayer de le frapper pendant un round pour se défouler. Lui ne rend pas les coups: un vrai punching-human comme certains peuvent en rêver.

 

Admirez, pour les amateurs de boxe et les autres, à partir de 2'00 les coups et les esquives. Le tout est superbement rendu par une prise de vue très punchy, tout en lignes et courbes, accélérations et arrêts. Bref, on vous laisse kiffer. God Bless CMS.

 

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 15:37

samaria2

 

On reste sur du Kim Ki-duk cette semaine parce qu'on avait "presque" oublié à quel point c'était un mec nickel chrome dans sa démarche. Aujourd'hui, c'est un extrait de Samaria qui tombe dans vos escarcelles. Ce film, réalisé en 2004, est le dixième bijou qui nous vient de cet orfèvre du style, de la retenue et de la folie. Les Allemands ne s'y sont pas trompés puisque Samaria a été récompensé Ours d'argent (meilleur réalisateur) au Festival international du film de Berlin l'année de sa sortie.

 

La trame du film repose sur un thème récurrent dans l'oeuvre du Kim Ki-duk, celui de la prostitution (rappelez-vous Bad Guy la semaine dernière). Pour situer l'extrait dans le film sans pourrir la curiosité de ceux qui ne l'auraient pas vu, on se limitera à dire que Samaria met en scène deux jeunes adolescentes qui se prostituent. Comme on peut s'y attendre, cela tourne mal. Entre autres, le père d'une des filles l'apprend et, furieux, décide de retrouver les anciens clients de celle-ci pour se venger.

 

L'extrait qui suit est vraiment caractéristique du style de Kim Ki-duk. Sobres, posés, peu avares en parole, ses films donnent souvent l'impression d'une machine sur le point d'exploser. D'autant plus que les personnages mis en scènes sont souvent fêlés jusqu'à la moelle. Pourtant, la violence est toujours précise et ramassée. Il n'y pas de grandiloquence. C'est toujours un peu effacé, un peu feutré. Qu'on visionne cet extrait pour achever de s'en convaincre: le hors-champ chez Kim Ki-duk est, paradoxalement, très central.

 

 

  

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 23:21

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Difficile d'introduire Bad Guy. Septième film de Kim Ki-duk? réalisé en 2001? Violent? Méchant? Sombre? Puissant? C'est un film dérangeant, qui ne manquera de choquer certains et qui, surtout, bousculera tout le monde. Une véritable réflexion sur le mal, sur tout ce qui est moche et sale, ce sur quoi on ferme les yeux et qui pourtant est au coeur même de la notion d'humanité. On est loin des enfantillages d'un Gaspard Noé. Ici, on est sérieux du début à la fin, froid, scientifique. Une véritable étude de cas, rigoureuse et magnifique. Causes et conséquences.

 

Le film tourne autour de la relation qu'entretient un mac avec une de ses prostituées. Ils sont fortement liés l'un à l'autre, c'est peut-être de l'amour, mais il n'est pas question de le dire durant le film. De toute manière le maquereau, comme un bon nombre des personnages principaux de Kim Ki-duk, ne parle pas. La question est donc réglée. 

 

Cet extrait montre le mac qui observe cette prostituée à travers une vitre sans tain. Il s'aperçoit qu'un de ses sous-fifres se paye les services de celle-ci. La prostituée, ne voulant pas être enfermée dans le désir de son boss, accepte la proposition. Ensuite, un des plus beaux coups de pression silencieux du cinéma coréen. 

 

On ne peut que fortement recommander Bad Guy. C'est un très beau film. Très dur aussi. 

 

Les droits appartiennent à Pathé, qui bloque l'intégration de la vidéo sur le blog via Youtube, c'est con puisque sur le coup on essaie de donner envie au gens de voir le film. Porte bloquée? On passe par la fenêtre Dailymotion,à coups de batte de base-ball (cf 4'40 sur l'extrait). Important : pour avoir les sous-titres sur Dailymoton il ne faut pas oublier de les activer (en haut à droite de la vidéo)


Au cas où Pathé aurait des indics chez Dailymotion, voilà le lien Youtube vers la vidéo (sinon vous pouvez aussi cliquer sur l'image "vidéo de la semaine", c'est nouveau, c'est magique)

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 21:56


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Il y a deux ans, sortait le septième film de Kim Jee-woon, une sorte d'hommage au septième art, sous forme de pastiche de pastiche, Le Bon, La Brute et le Cinglé en hommage au film de Sergio Leone, mais pas que. Là encore le concept même du film en dit long sur le dialogue constant entre le cinéma occidental et le cinéma coréen. Relation assumée pour cinéaste décomplexé, film de taré. Du coup on vous balance la scène d'intro, la vraie, pas le dialogue qui la précède entre les méchants de l'histoire. Attention, vérifiez bien votre compte en banque avant de regarder, vous risquez de vous sentir obligé d'acheter le dvd dans la foulée. Enjoy.


 

 

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