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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 08:26

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Aujourd’hui il pleut. On est au mois d’août et Jean-Michel se passe une main sale dans ses cheveux gras en explorant son disque dur. Il n’a plus internet, d’ailleurs il n’a plus grand-chose. Il ne se souvient même pas pourquoi il a téléchargé ce film, Il Mare. Il faut dire qu’il fut autrefois un grand pirate, il attaquait les pavillons cinématographiques sans distinctions de races ou de genres. Il a eu une période Nani Moretti, ça a duré une semaine, au moment du festival de Cannes. Il avait même acheté Télérama à ce moment là. Une période de gros bad en définitive. Il avait téléchargé à tout va, explorant les drames italiens comme ces ancêtres l’ont fait avec les mers du sud. Il Mare doit faire partie de ces trésors de guerre jamais consommés, cela fait bien longtemps que Jean-Mi est revenu à ses premiers amours : Stallone, Van Damme et la Sexploitation de la fin des années 1970.

 

Mais aujourd’hui il a vu un reportage sur TF1 au sujet d’une grand-mère qui devait euthanasier son Yorkshire et il se sent mélancolique. Il a envie de finesse, de parler psychologie. Jean-Michel n’a pas de copine. Alors il lance Il Mare qu’il attaque armé d’un grog bien corsé. Première surprise, le générique du film est en coréen. Encore un mec qui essaye de vous refourguer ces merdes en les mettant sous des faux noms, comme ces hommes sans âmes qui vous vendent des investissements Madoff dans des vidéos au nom de Clara Morgane. Sale journée.

 

Jean-Michel est triste et Jean-Michel est mou, il continue donc vaille que vaille le dernier divx qu’il n’a pas encore vu dans sa collection. Au moins les acteurs ont l’air asiatique, il a donc échappé à une mauvaise version doublée. Après vingt minutes de plans calmes et de musique douce, la curiosité de Jean-Mi est piquée. Deux êtres d’époques différentes communiquent grâce la boite au lettre  « magique » d’une maison poétiquement nommée Il Mare. Alors malgré le ton intimiste et délicat du film, Jean-Mi se met à rêver des scenarios les plus fous. Cette boite aux lettres a ouvert le champ des possibles, son terrain de jeu préféré. Déjà il a oublié la vieille du 13h. Bientôt il tombera amoureux de Eun-ju (Jun Ji-hyun future interprète de My Sassy Girl, Windstruck ou Blood : The Last Vampire) et pleurera sur l’amour qu’il n’a jamais connu. Et quand il la verra faire son travail de doubleuse pour le muppet show coréen, il réprimera avec difficulté un sourire sincère. Ben oui, bien qu’organisé autour d’une boite aux lettres de ce calibre, le film de Lee Hyung-seung est une comédie romantico-dramatique.

 

Le Trailer

 

 


 

 

Le film sur Youtube

 

 

 


 

 

 

 

Une playlist mélange des genres:

 

 

I put a spell on you - Nina Simone

 

 

Gluck - Orfeo ed Euridice

 

 


 


La Boussole - Destins Croisés

 

 


Il mare - Must Say Good Bye

 

 

 


 
 

 
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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 08:01

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1, 2, 3 garnement squattent le fond d'un bois. Ils ont de 6 à 13 ans, portent des pyjamas colorés et sortent tout droit d'une pub pour Lactel. Ce sont les premiers méchants de l'histoire, pas évident de nous faire trembler avec ça. Beau pari donc, et ça ne part pas si mal. L'ambiance guimauve peut vite devenir flippante et ça nous sort des schémas classiques des films d'horreur.

 

4, 5, 6 tours sur elle-même puis la voiture du héros finit dans le précipice. Du sang rouge vif sur la tempe, il se réveille dans la forêt qui abrite nos petits démons et leur famille factice. Photo signée par Kim Ji-yong (Bittersweet Life), décors haut de gamme qui rappellent à mon esprit lobotomisé par MTV le clip de Katy Perry. On se retrouve piégé dans un monde en gélatine. Sympa.

 

7, 8, 9 on commence à sentir quelques coups de bluff. Le scénariste se rappelle que commercial rime avec morale, va falloir tout expliquer et rentrer dans le rang. Pas évident, mais pas impossible non plus. Après tout personne ne s'attendait à voir Shining, il lui reste une bonne marge de manoeuvre.

 

10, 11, 12 peut rimer avec bouse, flouz ou pépouse (tranquille/relax chez les jeunes). Ca ne sera pas le film de l'année mais rien n'est perdu. Ca sera soit un film détente, soit une machine commercial soit un beau (et oui la photo et les décors quand même) raté.

 

Lundi, l'article sur le film de Yim Pil-sung, Hansel & Gretel, qui revendique surtout l'héritage de Grimm au niveau de la forme. Au fond rien à voir avec le conte original, enfin presque.

 

En attendant voici le trailer et la playlist du film, là encore les liens avec l'oeuvre originale (aka la film) sont distendus, mais pas inexistants.

 

TRAILER

 


 

 

PLAYLIST

 

Katy Perry - California Girls

 

 

 

 

Jordy - Alison

 


 

 

Dragon Ball Z (le gentil Sangohan...)  - Ariane

 

 

 

50 Cent ft Olivia - Candy Shop (maison en pain d'épices version adulte)

 

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 10:43

trailer natural city copy

 

Au mois d'août, pour trainer les gens au cinéma (ou sur un blog) il faut sortir l'artillerie lourdre, les millions de dollars, les castings allstars, bref les blockbusters de nos amis Hollywodiens. Alors en attendant d'atteindre le 3ème niveau des rêves imbriqués, on vous propose de revenir sur le cas Natural City, un film de science-fiction coréen au budget faramineux sorti en 2003 que l'on peut désormais trouver à moins de 5 euros chez Gibert.

 

L'histoire? C'est compliqué, et non pas complexe, ma prof de français avait bien insisté la dessus. C'est compliqué parce que le film se caractérise par une absence jouissive de passages explicatifs. Du coup on met 1 heure à saisir tous les "enjeux" et ceux qui s'attendaient à un fast food de Micheal Bay seront déçus, va falloir suivre un minimum. Et puis au fond on ne peut pas en vouloir au réalisateur, tout le monde a vu Blade Runner ou I-Robot donc tout le monde comprendra.

 

Pas facile donc de vous faire un synopsis engageant ou même une punchline digne de se nom... "Elle l'a rencontré en avion, il va la mener en bateau"? Ah non ça c'est Night & Day, et puis c'est de la merde. Si vous allez sur Wikipedia on vous résumera les 3/4 du film, ce sera plus simple. Nous on fera comme Min Byeong-cheon, on va rester dans le vague et s'appuyer sur Blade Runner.

 

En gros c'est l'histoire d'un chasseur de cyborgs déviants, un MP comme on les appelle en 2080, qui est amoureux d'une dancing cyborg dont la date d'expiration est de plus en plus proche. Pour la sauver il lui faut de la maille, un scientifique un peu fou et le corps d'une humaine qui se prostitue dans les ghettos. Et comme tout ça n'est pas très légal et qu'en plus on le manipule, ça nous fait un scenario dont les grandes lignes sont aussi classiques que peu importantes. Par exemple, à la fin, R (le héros) doit sauver le monde, mais franchement c'est juste histoire de faire comme les autres.

 

Enfin, on en parlera lundi, dans un dialogue griffonné sur une carte postale. Il fait moche à Paris.

 

Allez hop hop hop voilà le trailer et attention ils ont sorti la grosse voix US pour l'occasion, c'est à ne pas rater ! Ensuite on a trouvé le film sur youtube (mais on répète que le dvd existe en France, après c'est chacun sa vie, nous on veut surtout que les gens découvrent le cinéma coréen) et on lance un truc : la playlist du film, une petite sélection musicale inspirée par le film et qui pourtant n'a aucun rapport, ou presque.

 

 

 

TRAILER :

 

 

   


 

FILM SUR YOUTUBE: 

 

 


 


 

PLAYLIST DU FILM (et de l'article de lundi en fait) :

 

La Clinique - Tout Saigne

 

 


 

 

Daft Punk - Rock Robot

 

 


 

 

Léo Ferré - Avec le Temps

 

 


 

 

AR Rahman - Chaiyya Chaiyya (niveau BO Spike Lee c'est intestable)

 

 


 

 

 

 


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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 17:03

failan01_big-copy.jpg

 

Failan (2001) est le deuxième film de Song Hae-seong. Après une première prise en main passée relativement inaperçue avec son Calla (1999), Failan a permis au réalisateur d'accéder à un certain niveau de reconnaissance malgré des débuts poussifs au box-office. Il faut dire qu'en plus de ses qualités intrinsèques, Song Hae-seong s'est donné les moyens de construire quelque chose de vraiment costaud avec l'actrice hongkongaise Cecilia Cheung et le très très très très très grand Choi Min-sik. Une sorte de montée en gamme sympa quoi.

 

L'histoire est celle d'une Chinoise qui immigre en Corée du Sud pour construire sa vie (vous vous souvenez de N.E.P.A.L ?). Elle paye une certaine somme d'argent pour un mariage en blanc afin d'obtenir un permis de travail. Le mari en blanc, c'est une petite frappe incarné à l'écran par Choi Min-sik. Rencontre aux antipodes, simplement.

 

A priori, le film a de quoi réjouir. Il a sûrement ouvert des torrents de larmes parmi les fans les plus inconditionnels. Pourtant, ce film semble aussi porter les stigmates du cinéma mélodramatique classique, fer de lance du pouvoir dictatorial qui a gouverné la Corée du Sud durant la seconde moitié du XXe siècle. Cinéma assez caractérisé dans sa démarche, des réalisateurs de la transition démocratique ont fait des efforts pour en sortir.

 

Au fond ce film, c'est un peu la confrontation suivante : Le Mélodrame contre Choi Min-sik. Qui c'est le boss ?

 

A lundi pour le verdict. Bon week-end !    

 

Le trailer :

 

 

 

Le film :

 

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 17:50

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Une femme coréenne, sorti en 2003, est le troisième film d'Im Sang-soo. C'est avec ce film qu'il parvient à s'installer véritablement sur la guest-list des réalisateurs coréens prêts à l'export puisqu'il atteint la première place au box-office en Corée du Sud et qu'Une femme coréenne est présenté entre autres à Cannes Deauville et à Venise. Bref, on se devait de fourrer notre nez dans cette affaire. 

 

L'histoire que relate le film est celle d'une famille coréenne à la dérive. Le mari est un avocat affairé qui délaisse sa femme pour son travail et sa maîtresse. La femme, toute frustrée qu'elle est dans son existence insignifiante, a abandonné sa carrière de danseuse pour être une Good Lawyer's Wife (titre du film en anglais). Donc forcément, son mari la prend pour un pot de fleur et elle se prend à rêver d'épanouissement. Le reste, membres de la famille et pièces rapportées, gravitent autour de ces deux-là et ne vont pas nécessairement mieux.

 

Im Sang-soo est assez connu et souvent décrit comme le "réalisateur des festivals" avec des films que l'on considère comme propret et existentiels. Le genre de démarche dont les jurys européens raffolent. Donc quand on voit le sujet du film, franchement on flippe. D'un autre côté, Im Sang-soo est quand même le réalisateur du très solide The President's Last Bang, racontant les dernières heures du Général-Président-Dictateur Park Chung-hee, qui lui avait valu quelques démêlés judiciaires. Donc a priori le type est plutôt sympa aussi. 

 

Notre coeur balance, et il tranchera lundi. En attendant, voici le trailer le moins pourri qu'on a pu trouver sur internet. Le reste c'était vraiment de la daube. On a aussi pu vous trouver le film. Attention, il est de mauvaise qualité... 

 

 

Le trailer:


Le film: vous pouvez le voir en cliquant ici.
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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 11:02

attack gas station trailer

 

Quatre jeunes coréens errent, sans avenir, à court et long terme. Une station service passe par là, alors pourquoi pas? Pourquoi ne pas la braquer? Allez ça a l'air sympa, ils se lancent. Ca pourrait virer au film de prise d'otages sanglant, une Balade Sauvage en Corée du Sud, avec un blond et un chevelu qui porte une chemise rouge. Ca pourrait, mais c'est produit par Fun & Happiness Film: difficile d'afficher plus clairement sa ligne éditoriale.


Donc en matant la bande-annonce, il s'agit de décoder. On vous vend de l'action, de la bagarre, concentrez vous sur cette musique kitsch à souhait qui fait contre-point. On ouvre sur une belle voiture de sport, regardez bien le compteur de la pompe à essence sur-imprimé sur l'image, trop cheap. Spéciale dédicace au responsable des costumes, un bond de vingt ans en arrière, jouissif.


A part ça, Attack the Gas Station a tout l'air d'une comédie décomplexée à souhait, avec des mouvements de caméra improbables, des acteurs décalés et des scènes fraichement sorties d'un cerveau malade. Fun & Happiness, de quoi donner envie de réhabiliter le drive-in et d'aller s'acheter des pop-corns. Un gros succès populaire en Corée, ils ont même fait une suite.


Le film est disponible sur youtube avec des sous-titres anglais, donc en plus du trailer, vous pouvez dévorer l'intégralité de cette barre de fun découpée en 12 parties.


PS: vous pouvez aussi trouver une version avec des sous-titres allemands, au cas où vous seriez germanophones ou amateur de sensations fortes.


Le trailer:

 


 

 

 

 

Le film:

 


 

 

 


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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 17:03
trailer-if-you-were-me
If you were me (2003) est un projet collectif regroupant six court-métrages réalisés par six cinéastes différents. Allez on se les fait tous : Jeong Jae-eun, Park Jin-pyo, Yeo Kyun-dong, Yim Soon-rye, Park Kwang-su, et last but not least le grandissime mister Park Chan-wook. Ce film est particulier puisqu'il a été "commandé" par Commission nationale des Droits de l'Homme sud-coréenne. Chaque séquence traite de la discrimination en Corée du Sud. 

If you were me (on comprend mieux le sens du titre quand on connaît le sujet) est donc l'occasion de réviser ses gammes sud-coréennes en se confrontant à un exercice périlleux pour les réalisateurs. Dans un court-métrage il s'agit d'être vif et d'aller droit au but. Bref, il faut être séduisant. Or les cinéastes sud-coréens nous ont globalement montré au travers de leur film que ce ne sont pas des tricoteurs. Si on ajoute à cela l'aspect politique et social du thème de la discrimination, on est en droit de s'attendre à trouver quelques perles dans ce projet.

Pas de trailer cette semaine, on a juste trouvé le court-métrage de Park Chan-wook, NEPAL. Enfin "juste"... Mille excuses.

On se retrouve lundi pour un article fort en chocolat. Bon week-end !

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 12:45

trailer copy 

 

My Sassy Girl est le quatrième film de Kwak Jae-Yong, intervenu après un passage à vide de huit ans. C'est aussi le premier grand succès panasiatique du cinéma coréen. A ce titre, My Sassy Girl se devait d'être évoqué. Au-delà du film lui même, comédie romantique fort plaisante (le même Kwak Jae-Yong réalisa trois ans plus tard un autre blockbuster du même acabit, Windstruck), ce film est le premier gros missile de l'industrie cinématographique coréenne, au sens financier bien sûr. A la suite de My Sassy Girl, de gros industriels coréens se sont dit que oui finalement, le cinéma est peut-être rentable. Et sans vouloir tirer de conclusions hâtives, il se peut que ce film ait été, en partie du moins, à l'origine des plus gros succès qui ont pu voir le jour grâce aux rallonges de producteurs particulièrement généreux.   

 

Et surtout ! My Sassy Girl est une des rares comédies pouvant prétendre à être d'une drôlerie ouverte à tous les peuples du monde. Parce que souvent dans les comédies coréennes, les européens que nous sommes ne comprennent pas trop l'humour.

 

Bref, en attendant l'article de lundi (qui sera un peu plus pédagogique que d'habitude), on vous laisse vous délecter devant ce trailer : 

 

 

 

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 10:28

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Un petit tour sur Allociné vous en convaincra, Duelist est un film qui ne laisse pas indifférent. Le film de Lee Myung-se compte des detracteurs féroces et des défenseurs convaincus. L'intelligensia cinématographique menée par les Inrocks et Positif contre la jeunesse décomplexée des Mad Movies et autres Sancho does Asia, une belle affiche que l'on se devait de commenter.


Le film de sabre, genre qui a contribué à faire connaitre le cinéma asiatique en Europe, n'est pas le terrain de jeu favori de la Corée du Sud. Malgré des tentatives intéressantes, elle fait pâle figure face aux maîtres de la discipline que sont Hong-Kong, la Chine ou encore le Japon. Alors pour se démarquer, le cinéma coréen semble miser depuis quelques années sur une stylisation extrême, des effets clipesques et un dialogue profond avec le monde du manga. Soyons honnêtes, généralement cela nous donne de beaux films sur le plan visuel mais pas encore de grands films.


Au regard de la bande-annonce, on est en droit de penser que Duelist s'inscrit dans cette lignée. Mais, parce qu'on ne juge pas un film sur sa bande-annonce, parce que la Corée joue demain les 8èmes de finale de la coupe du monde et parce que le blog fête son premier mois d'existence avec un poil de retard, on vous met aussi un lien pour voir le film sur youtube en attendant l'article. Et ouais, c'est nous qui faisons les cadeaux.

 

Le trailer...

 


  
 
... et le film sur Youtube.
 
    
 
 


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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:52

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Peppermint Candy est le second film de Lee Chan-dong, une véritable boule à facettes qui fut tour à tour écrivain, cinéaste et ministre de la culture pendant quelques mois. Un poids lourd donc. Manifs étudiantes, bouquins engagés, films fignolés et lutte contre les quotas sur les productions américaines, un parcours net et sans bavures pour un mec droit dans ses bottes.


Peppermint Candy fait partie de ces films qui s'appuient sur un montage original, ici une histoire qui se déroule à l'envers, dévoilant ainsi le combo implacable qui mène au début du film et à la fin de l'histoire. On fait tourner le mécanisme du suspens à l'envers. Une sorte d'enquête dans le temps, sans enquêteurs à l'écran. Face à des choix aussi osés on est toujours tenté de parler d'exercice de style. Ici il s'agit surtout de répondre à une nécessité: comment vais-je raconter mon histoire? N'oublions pas que le mec a été écrivain: pour lui il ne s'agit pas uniquement d'images et de sons, mais aussi (et surtout) de narration. D'ailleurs cette année il est reparti de Cannes avec le prix du scenario dans ses bagages pour son film Poetry, qui sortira fin août au cinéma.


Le trailer de Peppermint Candy, sorti en 1999 en Corée du Sud avec une bande son déjà bien sympa.

 

 

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