Avertissement : Le thème du caca a déjà été traité en long, en large et en travers, dans un exceptionnel article que nous avons consacré au film d’animation sudco Aachi & Ssipak, excellent au demeurant. Nous vous invitons donc à vous reporter à cet article pour une belle analyse cinématographique et rapologique du caca : cliquez ici. A toutes fins utiles, il nous a paru bienvenu de rappeler, en fin d’article, les plus belles lignes du Voyage au bout de la nuit, comme ça, gratos, pour le « communisme du caca ». Le texte est une réponse de Sans Congo à la lettre de Joy Means Sick à propos du film Stateless Things de Kim Kyung-mook : cliquez ici. Honnêtement, ce que vous allez lire est très hardcore ; que les enfants et âmes sensibles passent leur chemin ; quant aux autres, n’y voyez aucune volonté de dénigrement ni aucune insulte. Salut grand pédé, Bien ou quoi ? […]
Ashamed, Kim Soo-Hyun, 2011 Ashamed, c’est déjà un plaisir coupable à la base, un film qui te drague avec une bande annonce improbable, une musique qui titille nos papilles d’ados des années 90 et un festival d’écharpes façon arc-en-ciel, le double rainbow perso de notre poto Insecte Nuisible. Dans la salle on nous présente le réalisateur comme quelqu’un qui aime s’appuyer sur une narration complexe et une forme ouverte et au final ça semble suffisamment neutre et précis pour caractériser le film. Par exemple, Memento c’est une narration complexe, mais pas une forme ouverte, et du côté de la narration simple avec une forme ouverte, y a peut-être le cinéma de Kitano. Vous dire qu’au milieu des deux y Ashamed, ce serait quand même vous prendre un peu pour des cons. En gros, c’est une histoire de flash-backs incessants mais pas chronologiques et faut s’accrocher […]
Fantasmes – Jang Sun-woo – 1999 « She tried to kiss me but I walked away Went back to my planet and called it another day Call it another way of being in love Or call it being afraid of being lonely » « I’ll miss you Miss Brooke ! » lança Joy Means Sick en donnant en une petite tape sur le postérieur de l’hôtesse d’accueil de l’établissement spécialisé de Santa Barbara. Jenna avait les larmes aux yeux, un décolleté plongeant et la gorge serrée. « Oh don’t be like that, I might come back you know ». Il dévisagea la jolie poupée tremblotante avec un sourire étudié et se dirigea d’un pas léger vers la vieille Porsche qui l’attendait discrètement une dizaine de mètres plus loin. L’air de la Californie lui faisait du bien, il se sentait jeune à nouveau, il enfila ses Rayban. David D. lui ouvrit la portière côté passager. « Hi David ». L’acteur avait l’air fatigué, […]
Café noir, de Jung Sung-il. Une nouvelle fois cette année, le Festival Franco-Coréen du Film nous donnait l’occasion de découvrir l’œuvre d’un critique de cinéma passé derrière la caméra. L’année dernière, on avait pu voir au FFCF le poignant Ballad of a Thin Man (cliquez ici pour lire le compte-rendu), qui portait un regard désabusé sur les ravages du monde de la prostitution sud-coréenne, au sein duquel deux jeunes Occidentaux cherchaient à percer. Cette année, le FFCF nous proposait une œuvre à peine moins tragique. Une longue descente aux enfers dans les bas-fonds de Séoul Kape neuwareu (c’est plus classe en Coréen quand même, mais le son [f] n’existe pas ?) raconte l’histoire de Young-soo (le grandiose Shin Ha-kyun qui remet le col montant à l’ordre du jour), un professeur de musique sortant d’une liaison avec la mère d’une de ses élèves, Seong-yoon. A […]
Anti-Gas Skin, Gok Kim & Sun Kim, 2010 Pour bien comprendre les personnages de cet article, tu peux avoir envie de lire ça : Windstruck - Sale temps pour la flicaille... Sinon tu peux très bien prendre le train en marche. John O'Meanseek était las et la journée avait été longue. Epuisé par une semaine de dur labeur dans sa nouvelle usine du Pas de Calais, malade, il avait tout de même rejoint son indécrottable compère sur les bords de la Seine. Ses ouvriers lui donnaient du fil à retordre et il avait grand besoin de se changer les idées. Renouer avec ses anciennes passions, revoir Carter San-Congo, fouler les pavés parisiens, tout ça lui redonnerait sûrement la force qui lui manquait cruellement. Sur le quai de la ligne 4, direction porte d'Orléans, il avait commencé par dissoudre un Fervex dans sa demi-bouteille d'eau, espérant secrètement l'arrivée de ce […]
End of Animal, de Jo Sung-hee (2010). S’il y a eu un consensus à la sortie de la séance, c’est bien sur la perplexité qu’a suscité le film End of Animal parmi les petites gens qui butinaient aux alentours du cinéma Saint-andré-des-arts. En gros, si personne n’a vraiment compris ce qu’il s’y passait, certains n’ont pas du tout aimé tandis que d’autres se risquaient à avancer quelques arguments pour défendre l’œuvre. Alors que la communauté des ffcfiens avançait lentement mais sûrement vers une Saint-Barthélemy cinématographique entre les pros et les contres, Sans Congo, qui ne s’était toujours pas remis des quelques côtes fêlées que lui a infligé Jo Sung-hee, chercha le moyen de réconcilier les Guelfes et les Gibelins. Mais qu’est-ce qu’il a bien voulu dire le bougre ? Devant le cinéma, à la sortie de la séance de End of Animal Voyant que l’on commençait les […]