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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 15:37

samaria2

 

On reste sur du Kim Ki-duk cette semaine parce qu'on avait "presque" oublié à quel point c'était un mec nickel chrome dans sa démarche. Aujourd'hui, c'est un extrait de Samaria qui tombe dans vos escarcelles. Ce film, réalisé en 2004, est le dixième bijou qui nous vient de cet orfèvre du style, de la retenue et de la folie. Les Allemands ne s'y sont pas trompés puisque Samaria a été récompensé Ours d'argent (meilleur réalisateur) au Festival international du film de Berlin l'année de sa sortie.

 

La trame du film repose sur un thème récurrent dans l'oeuvre du Kim Ki-duk, celui de la prostitution (rappelez-vous Bad Guy la semaine dernière). Pour situer l'extrait dans le film sans pourrir la curiosité de ceux qui ne l'auraient pas vu, on se limitera à dire que Samaria met en scène deux jeunes adolescentes qui se prostituent. Comme on peut s'y attendre, cela tourne mal. Entre autres, le père d'une des filles l'apprend et, furieux, décide de retrouver les anciens clients de celle-ci pour se venger.

 

L'extrait qui suit est vraiment caractéristique du style de Kim Ki-duk. Sobres, posés, peu avares en parole, ses films donnent souvent l'impression d'une machine sur le point d'exploser. D'autant plus que les personnages mis en scènes sont souvent fêlés jusqu'à la moelle. Pourtant, la violence est toujours précise et ramassée. Il n'y pas de grandiloquence. C'est toujours un peu effacé, un peu feutré. Qu'on visionne cet extrait pour achever de s'en convaincre: le hors-champ chez Kim Ki-duk est, paradoxalement, très central.

 

 

  

 

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Published by Kim Bong Park - dans Vidéos
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