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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 00:08

 

 

 

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Une femme coréenne (2003), d’Im Sang-soo.

 

Le Présentateur (grand sourire) : Bonsoir, bonsoir à tous, chers téléspectateurs. Bienvenue dans l’émission Chaudière de culture, votre rendez-vous dominical de cinéma et de littérature. J’espère que vous êtes en forme malgré l’heure tardive car nous vous proposons ce soir un programme passionnant, haha (rire niais) ! Nous parlerons ensemble du dernier livre d’Yves-Michel Rebaudère, la révolte de Fatima, un roman bouleversant sur la condition des femmes au Tchad. (Regarde ses fiches) Nous recevrons également l’artiste Pol qui nous présentera sa future exposition consacrée aux couleurs de la lumière, ainsi que la grandissime diva Bianca Casselnoix avec qui nous aurons l’occasion de revenir sur sa longue carrière et notamment sur sa relation tumultueuse avec l’héritier du trône d’Iran qui vit aujourd’hui à Monaco. Mais pour commencer notre soirée, nous allons tout d’abord parler d’un film coréen intitulé Une femme coréenne, réalisé par le sulfureux Im Sang-soo. Alors ce film est étonnant, il a été très bien reçu et présente la sexualité heu… contemporaine heu… coréenne de manière crue hein on peut le dire (menton oscillant de bas en haut cherchant l’approbation de l’audience, Gilbert Feldspath de la revue Cinéma du monde acquiesce avec suffisance pendant que Joy Means Sick s’arrache des cornes au gros orteil et que Sans Congo accorde son pipeau). L’histoire de ce film donc est celle d’une famille heu … disons-le … meurtrie par le monde moderne hein. Le mari est partagé entre son boulot d’avocat étouffant et sa relation avec sa maîtresse. Sa femme, qui partage ses journées entre la danse et leur fils adoptif, finit heu… bien évidemment heu… par s’ennuyer sexuellement hinhinhin (rire grivois, un filet de bave coule sous les plis de sa mâchoire) et se met à s’intéresser à leur voisin adolescent, avec qui elle aura finalement une histoire d’amour …

 

Gilbert Feldspath, Cinéma du monde (le coupant de manière autoritaire) : … Oui le thème classique de l’absence de la figure mâle qui finalement entraîne n’est-ce pas un repli du désir vers une chaire disons … plus fraîche … comme dans Le Diable au corps de Raymond Radiguet ou encore dans une moindre mesure l’excellentissime livre de Bernhard Schlink, Le Liseur.  

 

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Le Présentateur (un peu perdu) : … Heu oui et donc le mari a son père qui a des problèmes d’alcool lequel finit par mourir… Voilà heu, et bien qu’avez-vous pensé de ce film ?

 

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Gilbert Feldspath, Cinéma du monde (prenant la parole sans coups de semonce) : Alors moi personnellement je tiens à citer cette phrase du réalisateur lui-même : « C’est l’histoire de ma vie, celle de ma femme, celle de ma famille, celle de mes amis ». Ce film est ancré dans une certaine réalité sociale coréenne, celle des premières années démocratiques du pays, et il montre manifestement les bouleversements dans cette société suite à un capitalisme acharné ayant transformé le pays en quelques années. Ainsi, il semble évident que ce qu’Im Sang-soo veut nous dire, au travers de la sexualité, thème que j’aurais l’occasion de développer plus tard, c’est que sa génération, celle qui est née dans les années soixante, a eu du mal à se faire à des idées nouvelles telles que la démocratie et le féminisme (il ponctue sa tirade en mimant une spirale de la main, l’air satisfait).

 

Le Présentateur (léchant les propos du critique jusqu’à la lie) : … Hum merci pour votre intervention, et vous messieurs, quel est votre avis ?

 

Joy Means Sick, Des Bons, des Brutes et des Cinglés (rote) : …

 

Sans Congo, Des Bons, des Brutes et des Cinglés : Hé bien notre avis, et je me permets de parler au nom de mon tendre ami, est que le film n’est au fond pas digne d’un très grand intérêt, qu’Im Sang-soo a pu montrer plus de classe dans des films comme Tears ou The President’s Last Bang. Im Sang-soo est bien sûr une personne qui sait utiliser une caméra, ce qui ne paraît pas être une condition nécessaire pour être réalisateur de films de nos jours, les mouvements et les prises de vue sont toujours charmants. Malheureusement il ne parvient pas réellement à sublimer la banalité de la situation de départ, même si le scénario peut paraître inédit pour le Pierre, Paul ou Jacques Coréen. Ou pour M. Feldspath. Malgré cela, il y a une série d’éléments extrêmement intéressants dans ce film, au titre desquels nous ne plaçons évidemment pas la sexualité qui jonche ici et là le champ narratif comme le doryphore détruit les champs de pomme de terre.

 

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Le Présentateur (extrêmement étonné et moqueur, cherchant la complicité de Gilbert Feldspath, lequel la lui renvoie par un regard méprisant) : Ha bon, comment ça ?

 

Sans Congo : Quoi ? Les pommes de terre ?

 

Le Présentateur (impatient) : Non la sexualité, voyons !

 

Joy Means Sick (qui a rangé ses cornes en petit tas sur son accoudoir gauche, il s’emporte) : Oh écoutez si on veut voir du cul on se matte un film porno et on arrête de se la péter !

 

Gilbert Feldspath (interloqué) : Mais non enfin comment pouvez-vous dire ça ? Ce film montre le destin héroïque de l’épouse, Eun Ho-jeong, remarquablement interprété par l’actrice Moon So-ri, pour la libération de la femme coréenne. Le dynamisme du cinéma sud-coréen passe par cette capacité qu’il a de représenter le sexe de façon brutale, naturaliste. On voit ici que cette sexualité est replacée dans le contexte d’une famille bourgeoise qui se délite (Joy Means Sick baille, Sans Congo répond à un texto, le Présentateur écoute religieusement). Encore une fois, la sexualité libère les peuples du joug bourgeois, c’est vraiment une démarche très pasolinienne heu … tenez comme ça je pense notamment au sublime Théorème pour l’affirmation brute, rocailleuse presque, de la nécessité vitale du sexe (Sans Congo, qui admire l’œuvre de Pier Paolo Pasolini, pense très fortement que Gilbert Feldspath est une sombre merde). Et que dire du rôle du mari infidèle, mené d’une main de maître par l’acteur Hwang Jeong-min, absolument fa-bu-leux ! (contraction de l’œsophage entre chaque syllabe). Je regrette vraiment que le cinéma d’auteur européen ne prenne pas plus de risques par rapport à la sexualité.

 

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Joy Means Sick (théâtral) : Putain mais il ressemble à Franck Lampard le type, comment vous pouvez le prendre au sérieux ! Et pour le cinéma européen, demandez à Sophie Marceau ou à Emmanuelle Béart qui montrent leurs fesses un plan sur deux. Non mais M. Feldspath vous racontez des conneries, vous êtes fatigants, attention M. Feldspath, vous m’épuisez sous le flot de vos billevesées (Sans Congo s’étonne de la préciosité de ce dernier terme qui tranche avec la rudesse du style de vie de son acolyte).

 

Le Présentateur (faisant un geste d’apaisement) : Calmez-vous je vous prie !

 

Gilbert Feldspath (subitement apeuré) : Mais… mais qui est ce Franck Lampard ?

 

Sans Congo (conciliant) : Oubliez. Bon cet acteur n’est pas mauvais non plus, mais c’est vrai qu’il a un peu une tête de nœud et qu’il est plutôt fade, même s’il est excellent lors de la scène de dispute avec sa femme, laquelle ponctue un très beau plan-séquence. Et puis il y a un truc très gênant dans ce film : ils boivent du vin avant et après avoir fait l’amour. Bon c’est pas grand-chose, mais c’est gênant, c’est un topos un peu trop couru si vous voyez ce que je veux dire (évidemment Gilbert Feldspath ne voit pas, et le Présentateur voit ce que Gilbert Feldspath voit, donc il ne voit pas non plus). Nous on préfère quand le mari nettoie les fesses de son père malade, c’est plus réel ça, les enfants qui s’occupent de leur parents, et c’est un thème chiant, difficile, c’est pas de la branlette comme une bouteille de vin sur une table de nuit. C’est très facile une bouteille de vin sur une table de nuit. Alors qu’un père à l’article de la mort qui crache du sang sur la chemise neuve de son fils, déjà c’est plus dur. Et quand le fils dit que le sang sur la chemise lui a donné envie de faire l’amour à l’infirmière, c’est encore plus gênant. Et c’est beaucoup plus dur que de faire dire bêtement à la maîtresse à destination du mari infidèle « hum chéri je me suis branlée en pensant à toi aujourd’hui ». Ce film alterne entre la branlette cinématographique creuse et la mise en scène de moments authentiques. Vous semblez juste plus sensible à la branlette M. Feldspath (Le Présentateur est gêné).

 

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Gilbert Feldspath (plutôt rassuré cette fois) : Je vous interdis de dire que je me masturbe monsieur. Enfin je ne comprends pas votre charabia. (Se tournant vers le Présentateur) Quand même, je souhaitais ajouter ceci : Im Sang-soo est très fin dans sa description de la sexualité féminine. Cette sauvagerie, cette immédiateté du désir. Cela me fait penser au livre de Louis Calaferte, La mécanique des femmes. Un livre vraiment cru. Peu d’écrivains ont su saisir « l’obscénité » du désir féminin avec autant de précision. Ce désir est magnifiquement retranscrit à l’écran (Le Présentateur fait oui-oui-oui-oui-oui-oui de la tête).

 

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Joy Means Sick (professoral) : Non alors faux, nul, zéro, nul. « Voyez-vous là-bas cette femme au sourire béat, dont le visage ferait croire qu’il neige entre ses cuisses, qui minaude la vertu, qui baisse la tête rien qu’à entendre parler de plaisir ? Le putois et l’étalon n’irait pas en besogne avec une ardeur plus dévergondée ! ». C’est Le Roi Lear, c'est plus simple, c'est plus limpide et c'est plus connu que votre référence à deux balles. Elle est marrante cette citation hein ? (Sans Congo fait « Yeah » du poing) Pourtant, elle ne décrit pas réellement ce qu’il se passe dans la tête d’Eun Ho-jeong (Moon So-ri). 

 

Le Présentateur (naïf) : ah bon ?

 

Joy Means Sick : non pas vraiment. Vous faites votre travail de manière superficielle, le thème central est celui du corps, la sexualité n’en est qu’un effet. Cette idée de libération dans la société coréenne passe par une réappropriation du corps. Le corps est un élément essentiel du film : il ronronne, il s’encastre, il se plie, il se tord, il se frotte, il s’agrippe, il se masturbe, il se met littéralement en branle. Ce n’est pas pour rien si l’épouse est une danseuse. Il y a une scène du film où la femme danse toute nue dans son salon, ses mouvements sont lents, légers, gracieux, généreux. Elle découvre son corps en le redéployant. Elle étudie ses mouvements selon différents rapports, elle le soumet à la gravité. Elle subit une sorte de réinitialisation totale du champ magnétique qui la traverse, ses coordonnées polaires en sont complètement effacées. Lorsqu’elle fait l’amour avec son mari, elle ne ressent pas grand-chose et lui dit « je crois que j’ai perdu mon point G ». Voilà une idée intéressante : celle d’un corps qui n’abrite aucun pôle, qui ne souffre donc d’aucun ordre. L’épouse a ainsi l’occasion de redécouvrir son corps tandis que son époux s’affaisse littéralement sous le poids des instructions sociales et de son rôle de Salaud au sens sartrien du terme. Les rencontres avec sa maîtresse sont balisées. Ses désirs ne souffrent plus d’aucune intersection. Il ne s’étonne plus de son corps, il le gère comme une usine : vulgairement, il a besoin de se vider les c… il appelle sa maîtresse. Spinoza disait déjà que l’on serait bien étonné de ce que peut un corps. L’épouse, pour une ou des raisons que l’on ne cherchera pas à découvrir, expérimente les divers rapports corps-environnement auxquels elle est soumise (« ho ho » se dit Sans Congo, il a dû bien se faire chier cet hiver le bougre). Avec le jeune ado, ils se font une séance innocente de touche-pipi au cinéma. Belle joie innocente du corps. A la fin, lors de son rapport sexuel avec l’adolescent, elle chantonne « where is the hole ? ». Le temps de l’expérimentation est déjà révolu, elle rentre dans les rangs, les pieds bien sur terre. Le puceau, quant à lui, est excité comme un malade à l’idée de coucher avec une MILF. Diogène le cynique, qui était notoirement connu pour se masturber sur l’agora, aurait dit : « Plût au ciel qu’il suffît aussi de se frotter le ventre pour ne plus avoir faim ». J’ajouterais, en allant dans le même sens, que vous auriez pu retirer quelques bénéfices de ce que l’intelligence s’activât au moindre frottement de crâne M. Feldspath.

 

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Sans Congo (sautant de son fauteuil) : Haaaan ça m’aurait pas plu !

 

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Gilbert Feldspath (offusqué) : Mais enfin je vous interdis de …

 

Le Présentateur : Je vous en prie, ne répondez pas à la provocation.

 

Gilbert Feldspath (passablement agacé) : Tout de même, quel animal, quel maroufle, ce plateau est mal fréquenté. Mais je ne me formalise pas, vous ne m’intéressez pas messieurs de je-sais-pas-quoi, j’écris des livres moi, je pense en me levant le matin. Je voudrais quand même revenir sur le thème de la Guerre de Corée, pour sortir un peu de la question de la sexualité. On comprend durant le film que la famille de Yeong-jak vient en fait du Nord. Son père et son grand-père ont fui le nord alors que le reste de sa famille y ont péri. Sur son lit de mort, quelques instants avant de passer l’arme à gauche, le père de Yeong-jak (le mari) chante un chant en l’honneur du général Kim Il-sung. Il y a également une sous-intrigue : on assiste à l’excavation de cadavres, apparemment tués lors de la Guerre de Corée par les soldats du nord. C’est le mari qui s’occupe de défendre les droits des familles des victimes. Encore une fois, on voit que le sujet de la guerre revient souvent dans le cinéma sud-coréen. Cette guerre qui a détruit le peuple, cette guerre atroce …

 

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Joy Means Sick & Sans Congo (de concert) : PONCIF !

 

Gilbert Feldspath (vraiment désorienté) : Mais enfin laissez-moi finir ! (Se tourne vers le Présentateur) Dites-leur enfin !

 

Le Présentateur : S’il-vous-plaît laissez le finir !

 

Joy Means Sick (intransigeant) : Non non et non, trois fois non, la charlatanerie n’a que trop duré. Je propose que Sans Congo poursuive proprement le boulot, je ponctuerai par la jointure finale.  

 

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Sans Congo (qui achevait de bâillonner Le Présentateur et Gilbert Feldspath) : Hou j’aime comme tu parles. Et puis on est sur notre blog de toute façon. Bref, j’aimerais évoquer la forme visuelle sous deux aspects différents. Le premier tient à la qualité du spectateur. Celui-ci est en fait réduit à du voyeurisme. Durant pratiquement tout le film, la caméra semble épier les personnages, ou s’introduire dans leur quotidien de manière impudique (comme dans les plans larges pris par le haut du lit). Il y a énormément de plans filmés au travers de l’embrasure d’une porte ou du chambranle d’une fenêtre. En fait tout le monde épie un peu tout le monde dans ce film. Cela donne la sensation d’être un corps étranger à l’intérieur de cet espace. Cette sensation ne peut pas être anecdotique : par cet effet, Im Sang-soo renforce le caractère intimiste du film et donne donc plus de percussion aux échos des corps. Bref, ce parti pris s’inscrit astucieusement dans le sens de l’œuvre. Le deuxième aspect tient au traitement des couleurs. Le film a plusieurs teintes (teinte verte lors de l’assassinat du fils, bleue pour la maladie du grand-père, rouge-mauve pour les scènes d’intérieurs dans lesquels évolue l’épouse). Pour revenir à ce rouge-mauve particulier, il exprime bien la chaleur du désir qui se recouvre d’une étoffe froide. Cette ambiance rappelle grandement l’œuvre du peintre Mark Rothko, en particulier sa série Four Seasons qui s’inspire de la bibliothèque de Michel-Ange à Florence et donne l’impression d’être attrapé par les murs. A ce titre, cette teinte rouge-mauve est complètement cohérente avec le désir de l’épouse de se redéployer.

 

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Joy Means Sick (admiratif) : Wouaouh ! C’est complètement classe ce que tu racontes.

 

Le Présentateur et Gilbert Feldspath (cris étouffés) : mmmhmmhmmhhm mhmhmhmhm mhmhmh !

 

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Joy Means Sick (conclusif) : Bon bon, c’était quand même sympa. Je vais juste finir en évoquant un point dont on aura l’occasion de reparler lors de l’article sur The President’s Last Bang. On a parfois l’impression qu’il y a beaucoup d’humour noir dans le film, de l’ironie dans le visage de chacun des personnages. C’est un niveau particulier d’énonciation que l’on a décidé d’appeler le 1,5ième degré : c’est trop absurde pour être du premier degré et pas assez détaché pour être du second degré. Donc c’est entre les deux. Une manière de désinvolture à peine perceptible. Comme si les personnages évoluaient sur une nappe, une pellicule surréelle à quelques centimètres de la réalité. Ils glissent, et ne semblent pas véritablement affectés par ce qui leur arrive. Les exemples sont légions dans le film. C’est une distance très étrange, comme si personne ne prenait au sérieux le film. Il faudra s’attarder plus profondément sur le thème la prochaine fois.

 

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Sans Congo : Mais il se fait tard, il est déjà l’heure des bonus !

 

Joy Means Sick : On fait quoi des deux bolosses ?

 

Sans Congo : On les garde pour un prochain article ! Allez hop hop hop les bonus maintenant :

 

BONUS:

 

  • Private clin d’œil : le film que l’ado et Eun Ho-jeong voient au cinéma n’est autre que Tears, le deuxième film d’Im Sang-soo. Et le mec qui se fait gazer à l’écran n’est autre que l’acteur qui joue l’ado lui-même ! Une belle mise en abîme.

 

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  • Mark Rothko : pour sa page wikipédia c’est par là – cliquez ici

 

 

 

  • Fahrenheit 451 : à un moment du film, l’ado raconte à Eun Ho-jeong l’histoire de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. Une adaptation du livre a été réalisée par François Truffaut en 1966. Le résultat est un film rétro-kitch-pop-britannique assez sympa. Pour les amateurs, voici le film (anglais sans sous-titre malheureusement…) : cliquez ici.

 

  • Les Inconnus : les deux sketchs cinéma cinéma. Bouleversifiant. Culte.

 

 

 

 

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Published by Kim Bong Park - dans Drame
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