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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 18:34

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The Seaside Village, Kim Su-yong (1965)

 

LE FILM

 


 

 
   

 

C’est l’histoire d’un village qui se trouve sur une île certes, mais qui se trouve également être un véritable Club Med de la veuve. Nous avons déjà eu l’occasion de traverser un décor et un contexte similaires avec le film Iodo de Kim Ki-young. Les maris sont pêcheurs, donc généralement morts par la faute d’un Dragon divin un chouia taquin au niveau des offices religieux. Du coup, à chaque tempête, les compteurs à MILF esseulées s’affolent. Les femmes ont une espérance de vie autrement plus généreuse dans la mesure où elles se cantonnent à un rôle de « plongeuses », dans la petite plage où on a généralement encore pied, dans le but de remplir leurs escarcelles d’algues et de coquillages – les maris pêchent notamment des anchois. Hae-soon (Ko Eun-ha) est une de ces villageoises mignonnes comme un cœur. Mais pour être tout à fait honnêtes, les villageoises sont plutôt belles. Hae-soon est jeune, et elle est mariée depuis dix jours. Manque de pot, ou précocité, son mari meurt au terme de la décade. Youpi, Hae-soon rejoint le club très ouvert des « Veuves du Village », première force politique de ce petit bourg. Malheureusement, ou heureusement, un villageois particulièrement entreprenant, Sang-soo (Shin Young-kyun), lui fait du rentre dedans, au sens propre comme au figuré. Le bruit se répand dans le village. Hae-soon hésite entre l’honneur et le sexe. La tradition voudrait qu’elle restât veuve. Sa belle-mère avait néanmoins consenti une dérogation en raison de sa prime jeunesse, à condition toutefois de respecter une peine incompressible d’un an de deuil. Mais aussi vite, tout de même ! Le beau-frère d’Hae-soon, frère du défunt, bon fils à sa mère mais qu’on soupçonne aussi d’être le jeu de sentiments coupables, prend ses responsabilités. Après avoir rappelé à l’ordre un Sang-soo indiscrètement vantard, poings de Jean Gabin à l’appui, il lui donne les termes du pacte des loups : l’exil marital ou la mort solitaire. Hae-soon et Sang-soo choisissent de s’exiler.

 

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 Kim Su-young, né en 1929, vieux briscard qui s’est fait les dents en tournant, pendant la (ou les) guerres, des actualités et des cours métrages pour le Bureau cinéma du ministère de la Défense, est du genre à avoir une filmographie à rallonge du même acabit que celle d’Im Kwon-taek. Avec plus de cent films dans les jambes, il peut se vanter d’avoir touché à tout, très vite : c’est d’ailleurs le recordman sudco à ce jour. On notera notamment l’année 1967 durant laquelle, pour une raison et dans des conditions qui nous échappent – un crédit à rembourser ? -, il réalisa dix films, soit un film tous les trente-six jours. Son hyperactivité pourrait trouver une explication dans le fait qu’une très grande partie de ses films sont des adaptations littéraires. Le village au bord de la mer est ainsi inspiré d’un roman d’Oh Young-su.     

 

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Le village au bord de la mer commence par un plan en plongée d’un train qui longe la côte. Allons bon les enfants, vous avez bien lu le synopsis, ne faites pas les fines bouches : un mélodrame sans son plan de train est un été sans soleil. C’est ce qui se disait à l’école du cinéma de l’époque. Le contraire aurait été étonnant. Un jour, promis, nous percerons le mystère du train qui sort d’un tunnel au début d’un mélodrame. D’ailleurs, pour être un peu plus précis, il faudrait dire que le train est généralement accompagné d’un élément aquatique : la rivière dans Peppermint Candy, la neige d’un Failan. Contre exemple : Le Bon, la Brute et le Cinglé, avec train qui traverse un désert. Mais si nous considérons le ciel comme une mer céleste, la série tient également pour le film de Kim Jee-woon – rappel : l’aigle qui pique du nez vers le train. Bref, en 1965 donc, nous avons déjà une association aquatico-ferroviaire : la caméra balaye le décor depuis le train en direction de la plage. Le soleil est au beau fixe. Le bruit des vagues a quelque chose de fondamentalement Tennessee en cette fin de mois de juillet digne d’un automne écossais. Et peut-être aussi une mise en garde brutale : cet éden innocent est fragile, il y a quelque chose à protéger. Le bord de mer ressemble à un HLM géant ouvert sur le littoral : les rochers forment des étages, les chemins sont compassés entre plusieurs lignes de niveaux : la communauté, resserrée et solidaire, vit dans un microcosme étendue sur une petite bande de sable. L’extranéité n’est pas une option, l’écosystème est en constante menace : pour vivre heureux, vivons cachés. L’île fait penser à un gigantesque Loft Story.

 

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Un narrateur, professoral, raconte les liens qui unissent cette communauté de villageois avec la mer : de manière classique, il évoque la lutte de la vie contre la nature et les caprices de la mer. On en a pour preuve un plan dans lequel on voit tous les habitants sur la plage tirer un très gros filet de pêche : de l’unisson au poisson, il n’y a qu’un bras (oui oui…). Il met en garde, comme dans cet autre film de Kim Ki-young, Burying Old Alive. Il pose les règles du jeu : les personnages ne se rendent pas compte de ce qui leur arrive. Cette démarche est très caractéristique des mélodrames. Seong-goo, le premier mari d’Hae-soon, celui qui est éliminé dès l’entame du film, se permet même d’arriver en retard à sa mort, trop occupé qu’il est à honorer sa femme, dans une pièce contiguë à l’espace que squatte sa mère. Le milieu est modeste pour le dire pudiquement. L’« imbécile heureux » est une bête très recherché dans les mélodrames, genre le père qui n’envoie pas ses enfants à l’école parce qu’il n’a pas d’argent pour acheter les cahiers et qui tance son fils sur ses ambitions immodérées alors que la pêche fait l’homme, ce que le film donne à voir. La misère est moins pénible au soleil dira-t-on.

 

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Et puis bada-boom. La tempête arrive plus qu’une élimination de l’équipe de France de football. C’est le moment où les artifices du studio tournent à plein régime : la lumière s’affole et les ingénieurs se creusent les méninges pour créer l’effet tempête apocalyptique à l’aide sachet de Haribos juxtaposés sur les spots, la pluie provient de bouteilles agitées par des stagiaires, le vent sort tout droit d’un aspirateur ; on espère qu’aucun câble électrique mal tiré ne viendra entraver le jeu, intense en ces temps courroucés, des actrices cheveux au vent. Et bien cette artificialité de la tempête – dans sa temporalité et dans sa matière -, c’est un peu le scénariste qui tâche. Du genre qui a renversé de son bibimbap sur le script. Sans raison, malgré son caractère prévisible, l’acte divin frappe pour que tous restent à leur place. La mère de Seong-goo ne s’y trompe pas, elle qui a déjà perdu un mari, et qui voit un fils partir. Son petit dernier sera dorénavant interdit de poiscaille. L’autel divin monnaye à prix d’usurier ses avances célestes. Cela dit, pour revenir au studio, il y a de très beaux clairs-obscurs dans le film. Genre Rembrandt en Asie. Et pour le coup, on dit merci la technologie.  

 

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 Le volet battant de l’autel du Dragon de la mer claque au rythme du mépris des petites gens. Hae-soon semble sincère lorsqu’elle prie pour le retour de son mari. Et pourtant. Aucune circonstance atténuante n’intercédera en sa faveur. Cette tempête, c’est presque une mesure de régulation sociale au sein de cette petite île de Lesbos. Et l’attachement d’Hae-soon pourrait presque paraître suspect. En effet, girls rule dans ce petit village au bord de la mer. On lui fait bien comprendre que c’est le destin des femmes de marins que de devenir veuve. Et la société des femmes, passée le quart d’heure légal de peine et de douleur, reprend son existence gaie et frivole. D’ailleurs, la relation lesbienne a cours librement. On voit de jeunes femmes se consoler de leur solitude (fantasme de Kim Su-yong qui traverse tranquillement la censure ?). Certaines femmes se font pressantes sur Hae-soon : caresses de cuisses et tout le toutim. Mais cela ne suffit pas à détourner Hae-soon de l’hétérosexualité.

 

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L’insistance d’Hae-soon confine au mauvais goût, voire au sacrilège. Elle ne se remet pas de la mort de son amoureux et le reproche au dieu de l’île. Fait intéressant, et peut-être inspirateur : une veuve enceinte s’attaque à une installation sacrée : il s’agit de fines bandelettes suspendues à un fil de linge. Et on vous le donne en mille, cette structure s’appelle les « pénis de l’île ». Et oui, un ensemble de relique des beaux gosses partis trop tôt. L’audience s’offusque d’un tel comportement évoquant malicieusement le scandale des Hermocopides à Athènes (- 45 avant JC) qui vit des statues sacrées représentant le dieu Hermès génitalement mutilées, ce qui suscita une forte émotion au sein de la lubrique société grecque.

 

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 Manifestement,  ce geste est une espèce de clé de voûte du film. La révolte d’Hae-soon contre un dieu jaloux, à défaut de la révolte du directeur Kim contre un dictateur radin (The President’s Last Bang), revêt un sens nouveau au regard de ce sacrilège. Dans le livre édité par le Centre Georges Pompidou sur le cinéma sud-coréen, sous la direction d’Adriano Aprà, on nous explique que Kim Su-young, qui s’était fait connaître avec La tristesse est aussi dans le ciel (1965), avait un style qui tranchait de façon évidente le profond réalisme des films des années 60. L’idée serait que ses œuvres apportent du lyrisme et de la sentimentalité. Or qui dit sentiment dit potentiellement révolte. Cette approche lyrique est perceptible dans Le village au bord de la mer parce qu’elle repose essentiellement sur la quête d’un individu : une espèce de recherche de liberté, qui se trouve dans ce contexte associée à l’amour. En somme, les termes de l’équation mettent en confrontation, d’une part la communauté, cristallisée dans la figure du Dragon de la mer, gardien de l’ordre social et de la tradition, et d’autre part la quête individualiste à vocation hédoniste d’Hae-soon et de son second amour, le charbonnier roublard et avisé Sang-soo. Le traitement des personnages est assez caractéristique de cette ligne de fracture : les gros plans ne concernent qu’Hae-soon ; même lorsqu’elle se badine sur la plage avec Sang-soo, après de chaudes étreintes, c’est sur l’expression de son visage qu’on s’attarde. A l’inverse, la « société des femmes » n’existe que sur le mode collectif : elles sont « plusieurs », elles parlent à plusieurs, elles travaillent à plusieurs. Leur existence réside dans l’ordre : travailler pour survivre et demeurer veuve. Le film pullule de micro-inserts prenant en compte les réactions collectives des femmes à l’égard d’un fait ou d’une parole d’Hae-soon. Elles font figure de coryphée vigilant. Elles sont l’opinion publique de l’île. Ces micro-inserts sont mangatesque. Ils rappellent les bulles dans lesquelles les amis du personnage principal reprennent en écho les faits et gestes de ce dernier, comme de vulgaire no-life. 

 

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Entre ces deux pôles se trouvent la belle-mère d’Hae-soon et son fils.  Ils sont individualisés, mais ils servent au chantage affectif. Hae-soon est attachée à sa belle-mère, et elle éprouve quelques remords à quitter l’île pour cette raison. Pour assumer pleinement le cynisme d’une telle lecture, on pourrait dire franchement que cette famille fait penser aux monstres qui prennent la figure de la victime pour mieux appâter la proie. Un truc vicieux de cénobites genre Hellraiser. Mais bon, cette lecture est injuste : l’amour entre Hae-soon et sa belle-mère est réel. Le regard du faible ne prend pas. Toutefois, le film laisse subsister un doute sur les motivations d’Hae-soon. Kim Su-yong la présente sous un aspect taciturne et indécis. Elle résiste, mais elle aime. Elle est pudique, puis nympho. Elle semble refléter ce décor caractéristique de la puissance sexuelle : une île qui s’élève au milieu d’un océan. Si on reprend un film comme L’Avventura d’Antonioni, on y trouvera un procédé semblable : la partie de cache-cache sexuel entre Sandro et Claudia sur l’île volcanique fait figure de jeu nuptial. Un jeu sexuel peut-être un peu moins fringant à l’époque de Kim Su-young que de nos jours : confer la magnifique scène de l’étable dans laquelle Hae-soon accepte la première fois de se livrer à Sang-soo, lequel se déshabille comme un pépé et se retrouve en caleçon et chaussette à cause d’un départ de feu. Bref, tout ça pour dire qu’Hae-soon ne ressemble pas exactement au parangon de la vertu, même si Sang-soo a été particulièrement offensif, à la limite du viol – attention c’est important pour la suite.

 

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 En tous cas, voyez-y un lien ou pas, à partir du moment où elle quitte l’île, ça va de mal en pis. Elle se voit « obligée » de travailler pour pourvoir aux besoins de ménage. Cette Brigitte Bardot en herbe abandonne les coquillages et les crustacés pour s’empoussiérer au fin fond d’une carrière avec son nouveau mari. C’est presque touchant tellement c’est biblique : vous avez voulu voir ce que c’était, vous en aurez le labeur et les ronces. Le prince charmant a accouché d’un modeste crapaud. Pire, Hae-soon devient une catastrophe ambulante par l’effet de sa funeste beauté. C’est vrai qu’elle est quand même plus bonne que la plus bonne de tes copines. Alors du coup, la charogne chauffe la gomme à chacune de ses allées et venues. Son mari commet la grave erreur de lui permettre de travailler dans un bar ce qui, étant donné la répartition des sexes, revient à l’ériger en effigie de préservatifs sponsorisé par le planning familial. Evidemment, elle se trouve être le centre d’embrouilles marinées de testostérones, ce qui provoque un nouvel exil du couple. Et ouais, c’est ça de briser l’équilibre de l’écosystème moral et familial : on ne retrouve plus la paix. De toute manière, Hae-soon est comme victime de son être. Sur l’île, à la ration aux anchois, les femmes s’alignent. Toutes sont traitées comme des Obélix face au chaudron à poisson ; puis vient le tour d’Hae-soon : elle est gâtée. Et puis, alors qu’elle échappe à la jalousie des femmes, elle suscite la jalousie des hommes. Telle Hélène de Troie : elle alimente les feux de la discorde sous ses pieds.

 

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 Donc la fuite, mais aussi la cachette, l’activité en contrebande, la vie esseulée. Comme nouvelle activité, Sang-soo se fait bucheron tandis qu’Hae-soon se fait chier. Classiquement, elle se remet à penser au bercail. Attention, le propos est injustement polémique : elle est encore croc de son mari, elle « lui est dévoué », chose de Sang-soo apprécie particulièrement. Toutefois, elle se remet à penser au bercail, à la mer, aux coquillages. L’amour qui s’essouffle donc, une symphonie tragique digne de Belle du Seigneur. Et comme pour lui faire comprendre qu’elle a outrepassé certaines limites en croyant qu’elle pouvait vivre de manière autonome, sans attaches et sans liens organique avec une communauté, intervient l’épisode qu’on attendait depuis le début : le viol. Il faut dire que l’endroit où ils se trouvent, en forêt plus en hauteur, est tout désigné. Certains plans, pour durcir le trait jusqu’à déchirer la feuille, font étrangement penser à… ouais allez on peut le dire… à Anti-Christ, l’exutoire génialement glauque de Lars Von Trier. D’ailleurs la clairière qu’ils squattent ressemble à s’y méprendre à celle dans laquelle Charlotte Gainsbourg libère ses chakras et fait parler ses talents créateurs. Bref, ça sniffe le bunga-bunga. Une bande de chasseur rôde dans les parages. On craint pour Hae-soon, comme jadis pour la jeune Karin, dans La Source d’Ingmar Bergman, violentée par trois affreux maroufles.  Il n’y aura finalement qu’un seul exécutant, qui sera arrêté au seuil du méfait car un cri finit par alerter Sang-soo. Etonnamment, Kim Su-yong est très évasif sur cette scène, alors qu’il n’a pas hésité à filmer les ébats lesbiens de la « société des femmes » sur l’île. Ce respect à géométrie variable des « bienséances » nous échappe, à moins que l’homosexualité, du moins l’homosexualité féminine, fût un phénomène largement accepté dans la société sudco, en 1965, sous un régime de censure, ce dont nous doutons fort. Mais enfin, les voix du seigneur sont impénétrables.

 

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 Donc Hae-soon est sauvé, mais de justesse. D’une certaine manière, ça doit être le Dragon de la mer, qui en l’espèce se révèle être un bon randonneur, qui la rappelle au bon ordre. Et comme il continue à rôder dans le coin, il frappe salement, avec une verve shakespearienne. Comme Job a été victime de sa piété, Hae-soon est victime de sa beauté. Sang-soo croit qu’Hae-soon a pris son pied durant le « pré-viol ». Et là on se rappelle de tous les subterfuges qu’emploient Solal et Ariane pour raviver la flamme. Sang-soo pète un plomb et se met à étrangler sa femme. Elle s’évanouit. Il va chercher de l’aspirine (attention ça arrive !). Entre temps, elle se réveille et cri à qui veut entendre le nom de son mari. Ce dernier se trouve être à portée de voix. Heureux et fier comme un cosaque, il rebrousse chemin. Ils se voient de loin. Sang-soo presse le pas, insulte son destin et glisse sur une pierre avant de se retrouver sous la forme d’un cadavre, une vingtaine de mètres plus bas. TADAAA ! Et non attendez ce n’est pas fini : elle décide d’enterrer son mari. Elle creuse un trou, et tirer le corps, et là devinez ce qu’il se passe : et ouais il se met à pleuvoir, c’est ça ! Alors arrivés à ce stade, vous remontez quelques paragraphes plus haut, et vous reprenez le passage avec le scénariste qui tâche. Notre code de l’honneur nous interdit la redite.

 

                Voilà la morale : don’t fuck with god. Le rêve américain a fait pfchit. Papa avait raison: Hae-soon aurait gagné quelques années de sa vie si elle avait pris le temps de lire la Chèvre de M. Seguin. Son retour sur l’île est presque la célébration de la fin d’une crise d’adolescence. Elle revient dans un quotidien qui ne lui avait pas pardonné sa défection. Le réalisateur revient aux classiques : on voit la belle-mère qui apporté des pommes de terre à son fils. Ce dernier va pêcher (va mourir ?). Hae-soon est heureuse, et un peu conne. Elle ressemble à quelqu’un qui jouit du fait d’avoir payé pour sa faute. Elle a expié : joie d’un endetté refait. Comme à la fin de 1984, après un traitement administré dans la chambre 101. Les films de la cohésion sociale sont clos : l’avenir ne peut-être que mauvais. L’esprit d’aventure est un cancer qu’il s’agit d’éradiquer. Et derrière la ligne d’horizon, puisse dieu ériger un mur : celui du Truman Show, pourquoi pas.

 

Et les petits bonus hein, comme d'hab. Ambiance plage et love

 

 

 

L'homme, la femme, la plage : une iconographie éculée

 

 


 

 


 

 

 


 

 


 

 

Extrait de L'Ile nue, de Shindo Kaneto, dont certains ressemblent au film de Kim Su-yong

 

 

La Pointe-Courte, d'Agnès Varda, film qui annonce la nouvelle vague française, et qui restitue un peu de l'ambiance du film de Kim Su-young

 

Dadoo, le genre du mec qui cherche des codes pin

 

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Published by Joy Means Sick & Sans Congo - dans Drame
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