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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 10:36

North Korean Prostitutes de Park Jae-seok

 

polaroid-k7

 

 

 

 

Bien ou bien ? 

 

Je sais qu’on se connait aps Joy Means Sick mais on s’en bat. J’ai cru comprendre que t’aimais les films de boule comme moi. Y a donc l’autre cochon de Sans Congo qui m’a filé ton adresse pour qu’on se file des plans. Il a pas voulu me filer ton 06, ni ton CaraMail, juste ta boîte postale. Il est chelou même s’il m’a bien fait golri l’autre jour. Je sais pas s’il t’a dit ce con mais je l’ai connu lors d’une projo’ au cinoche, c’était sur Panam. Y avait ce festoche coréen avec des p’tites pépés franchement pas mal t’as vu. Mais pas moyen de pécho sans déc’. Des putes ! Franchement, je pense qu’elles sont trop… comment on dit déjà… ? Trop prudes les coréennes, ouais c’est ça, c’est le mot. Même si elles disaient que j’étais trop jeune. J’étais pas parti pour assister à leur truc. Mais en passant devant la queue avec max de peop’ qui attendait, j’ai entendu trois gus dont un chauve et un mec en lunette habillé d’un sweat violet tout pourav’ qui disaient que ça allait être hardcore. Même que si les mecs d’Ideal J étaient là, ils en parleraient dans leur morceau. Le temps d’acheter un paquet de chips paprika, de voler un pass en deux-deux, que j’étais devant le film dans lequel un mec chiait sur un autre. Marrant. Sur un siège pas loin, j’entendais un mec se tordre dans tous les sens. C’était ce bâtard de Sans Congo. Je me suis bien foutu de sa gueule. Après on a parlé t’as vu. Je lui ai dit que mon reup planquait pleins de cassettes, des piles de VHS en haut d’une armoire. Seul problème, y a pas de jaquette style Télé K7. J’y vais au pif et y a souvent des trucs zarb avec des noich mais c’est cool. J’aime bien en général sauf lorsque les meufs ont des poils sous les bras, ça j’aime pas, ça me rappelle ma mère. Enfin voilà. 


 

Sans titre-1

 

 

L’autre jour, je faisais ma merde chez oim. Je foutais rien. Il pleuvait dehors. Ça me saoulait de jouer à ISS Pro tout seul puis j’ai eu envie. Alors… t’as vu. Je suis allé pécho une cassette dans l’armoire de mon reup qui bossait. Je l’ai pris au hasard, au crayon à papier presqu’effacé y avait écrit : North Korean Prostitutes. Prostiputes ? Alléchant ! Je l’ai foutu dans le magnétoscope et roule ma poule. C’était tellement un truc de ouf au début que je me suis dit que j’allai prendre des photos de l’écran de télé avec mon polaroïd comme ça tu pourrais voir ce que j’avais vu. Que je te dise ! Ça commence comme ça. T’as une nana à oilpé qui est en train de le faire, accompagnée d’une musique en mode patriotique. Mais ce qui est stylé dans cette scène d’ouverture, c’est qu’il y a des fondus avec des images de gens. Au début, je les avais pas reconnus mais très vite, je me suis souvenu d’un reportage que j’avais feuilleter dans le magazine VSD de mon reup. Le journaliste, il s’était infiltré en Corée du Nord. Je me souviens, je bouffais mon paquet de chips salées lorsque j’ai vu une photo super hard. Un bébé mort et abandonné dans le caniveau. C’est la sère-mi là-bas ma couille. Franchement ils sont super vénère en Corée du Nord. J’ai reconnu leurs leaders charismatiques qui ont créé l’idéologie du « Juche ». Apparemment ils sont trop tards-bâ avec leur peuple. Mais les images qu’on voit dans le film ce sont des gens content comme s’ils voyaient Zizou marquer un but. Du coup, y avait cette nana qui baisait sur des images de Kim Il-sung, le reup et Kim Jong-il, le fiston. J’ai trouvé ça stylé, bien pensé et avec un côté subversif. Tu vois, un peu comme du rap conscient sauf que là, t’as les einz de la nana qui fouettent le visage des deux dictateurs, stylized. Les crédits du générique du début étaient en coréen, y avait ces traits arrondis si caractéristiques de leur écriture. J’ai quand même mis sur pause pour aller chercher dans les encyclopédies de mon reup à la lettre « C ». C’était bien ça. Un film coréen jusqu’à ce que je vois le titre du film et là, j’ai douté. Ça ressemblait à du japonais mais ça pouvait être aussi bien du chinois ou du coréen lorsqu’ils utilisaient encore les caractères chinois. La de-mer mec ! Les sous-titres c’étaient la même. J’ai rien pigé de ce qu’il se passait. Sûr qu’ils étaient jap’. 

 

Sans titre-2

 

 

N’empêche, t’as vu. Je m’arrête pas là. Je suis un ouf moi. Je continue à mater le film. J’ai vu des tétons, j’espérais en voir encore. On comprend qu’on est dans les hautes strates du pouvoir en place. On y suit le quotidien de militaires nord-coréens de haut rang. Ils ont pleins de pin’s accrochés à leur veste alors ça peut qu’être des mecs importants. Autour d’eux, y a des nanas qui gravitent. Elles portent l’uniforme ou leur habit traditionnel. Elles sont chaudass en plus. L’intrigue, c’est un peu comme les Feux de l’Amour. Vas-y, j’ai jamais vu un épisode de cette série de merde mais j’ai déjà zappé dessus. Pouvoir, sexe et sans argent, c’est en gros l’adage du bousin avec des vieilles intrigues à deux balles. Wesh sinon, les nanas du film c’est un peu comme des pétasses qui tournent dans les caves. Genre, t’as un haut gradé qui kiffe sa subalterne. Il l’embrasse devant des gens comme ça. Il est heureux ce connard mais voilà, son supérieur, un enfoiré de chaud lapin qui baise tout ce qu’il a des nichons, bah il couche avec la subalterne parce qu’il a envie. L’autre qui aime la subalterne, il a les boules mais il peut rien dire parce que c’est son supérieur et que s’il l’ouvre, il est mort. Ils sont ouf ces nordco. Les cocos, c’est du genre à t’envoyer au goulag si t’as pas dit merci après avoir bouffé les excréments de Kim Jong-il. Du coup, lui aussi il a envie de kane et il te choppe comme ça des nanas, les paysannes du coin qui ont rien demandé à personne pour se vider les couilles. Franchement, c’est du viol, abusé. Les nanas, elles sont pas consentantes même si après on dirait qu’elles prennent plaisir à la fornication. Mais avant ça, y a le sens du sacrifice un peu forcé quand même, les pauvres nanas. Attention ! Elle sont pas toutes à plaindre, hein ? Y en a, c’est des malignes. Elles jouent de leur autorité, sont peu farouches, supers calculatrices et tout et tout. Mais la vraie histoire, c’est celle d’un soldat dont la nana tourne entre les hauts gradés. Ces mecs-là sans déc’, c’est pire que des chacals, des putains de dalleux. Le pauvre type, je crois que je supporterais mal la situaz à sa place. Arrive un moment où justement, il la supporte plus et v’là qu’il tarde pas à se retrouver en galère le keum avec torture, la totale. 

 

Sans titre-3

 

 

La vérité, c’est que North Korean Prostitutes c’est pas vraiment un film sur les prostituées nord-coréennes. Ca raconte plus les nanas qui sont proches du pouvoir. Des nanas militaires et les putes de service qui n’en sont pas vraiment. Mais attends, je me perds là. Le keum dont la nana tourne, je reviens à lui. Le film, c’est un flash-back qui nous montre la situation à laquelle on assiste après le générique du début. Le mec, il est à genou, dans le froid, on lui balance de l’eau tout aussi froide. Il caille ses miches le con. Il va y passer, on le sait, c’est inévitable. Là, entre les scènes de baise – quota film M6 du dimanche soir en troisième partie de soirée qui sont respectées – et les scènes de parlote où les mecs doivent se branler sur le Juche, on découvre l’histoire de ce type qui pète un câble. C’est là qu’on prend connaissance des connards en uniformes et des salopes qui roulent du cul. Le keum au milieu, c’est une victime du pouvoir en place. Une victime du régime du Juche comme les nanas pas consentantes qui sont réduites à être de simple objet sexuel. Y a de la symbolique derrière. Même si c’est avant tout fait pour te faire craquer le caleçon. La bosse, tu l’as forcément. J’ai même arrêté de graille mes chips parce que j’avais les mains occupées. Les nanas sont bandantes, pas moches en plus. Sinon, c’est cool parce qu’elles ont pas de poils sous les bras. On voit des loches à gogo, des corps dénudés mais par contre, pas de fouf. Après y a pas vraiment d’intérêt. L’histoire, elle est vite torchée. Surtout que le réal’ pour le coup, il s’emmerde pas. Il nous refout en fin de film la grosse scène après générique du début. Comme il réutilise la baise du même générique du début un peu plus loin dans le film mais cette fois-ci, sans les fondus stylés sur les tronches de Kim Il-sung et Kim Jong-il. On peut dire qu’à part les scènes de cul, il a eu du mal à être inspiré pour nous raconter une histoire qui tienne la route. Sans ça, la mise en scène est pas si dégueu’. Ca passerait bien à la télé, tard le soir. Enfin voilà quoi, ça reste un film érotique à la con sauf qu’à la différence de ceux des chaines hertziennes, y a un contexte politique. Du coup, ça donne une autre envergure à l’ensemble. J’aime bien. 

 

Sans titre-4


 

Tu vois lorsque la scène de fin se jouait, lorsque j’ai dessiné une carte de France dans mon caleçon, lorsque j’ai fait « stop » et « eject » la K7 du magnéto, j’ai réfléchi. Yep ! Un porno soft qui me fait réfléchir, truc de ouf mec. J’ai repensé au film. Il est typique de ces prod’ indé’ à petit budget qui sont distribuées directes en vidéo, limite sous le blouson. Impossible de connaitre le réalisateur comme de mettre un blaze sur les tronches des acteurs, surtout actrices si t’as pas des bases solides en coréen. Vu la gueule du film, je parierais sur une prod’ des années 90. J’ai du mal à croire que ça puisse être un produit des années 80. Sans ça, le petit budget tu le retrouves jusque dans les décors dépouillés et qui sont souvent réutilisés. Mais c’est cool parce que ça colle bien à l’image qu’on peut se faire de la Corée du Nord. T’imagines le Nord de la France ambiance grisâtre, froide et brique salie ? T’es en plein dedans. Les décors collent donc au propos. En gros, t’as compris que tu voulais pas y aller passer des vacances tellement c’est glauque. Petit budget toujours jusque dans les costumes souvent trop grand pour les acteurs. Tu vois que c’est de la récup’. Ça leur donne un côté grand-guignolesque. Finalement, on se marre un peu. Ça participe au fait qu’ils soient tournés en ridicule les keums. Il est clair qu’on est devant un film sudco qui fustige les nordco et la décadence de leur pouvoir dictatorial. Ça ne peut être autrement. Le genre de prod’ propagandiste anti nord-coréenne dans laquelle on livre du cul en masse, et ce, pour t’incruster dans la rétine et la psyché que les nord-coréens ce sont des pires crapules de merde à gerber jusqu’à la bile et ses entrailles. Ou comment s’amuser tout en s’éduquant sur son diabolique voisin, des pantins à la solde de gourous. On en profite pour se secouer le poireau tout en cultivant une haine des anciens frangins devenus ennemis. Les hauts gradés de leur armée, ce sont les pires putes qui soient. Ils couchent à tout va, vivent dans l’opulence et ils ont droit de vie et de mort sur le peuple. Les nanas c’est un peu la même. T’as celles qui ont du vice quelque chose de vénère et qui n’hésitent pas à écarter les jambes pour arriver à leurs fins. T’as les autres, bah elles subissent parce que sinon elles crèvent mais en même temps, elles aiment bien ça (façon de dire que les nanas nordco malgré tout ce sont des salopes, ils sont vaches les sudco). Autant te dire que le visage donné de la Corée du Nord et des mecs « in tha place » ce ne sont pas les cartes postales de vacances de nanas topless au ski. 

 

Sans titre-5


 

Franchement, le titre anglais North Korean Prostitutes écrit au crayon sur la cassette m’a pas convaincu. Après visionnage, j’écoutais tranquille les sons enregistrés en radio sur mon wakos, allongé sur mon pieu tout en y repensant, t’as vu. Je me suis alors remémoré une scène où un militaire kane une nana qui ne voulait pas et qui crache carrément du sang. ‘Tain c’était dégueulasse mine de rien, tellement que c’était chelou. Si j’étais un psy, un spécialiste à la con ou truc du genre, je dirais que le pouvoir saigne le peuple. En attendant, je me suis quand même astiquer le manche. Et en m’essuyant avec mes kleenex, ça m’a fait tilt. J’ai décidé d’appeler un pote qu’on surnomme Panda. Je savais qu’il était asiatique parce qu’il est bridé et c’est le seul, avec un autre, à l’être au bahut. Il m’avait dit un jour que c’était un réfugié politique de tout là-bas où il mange avec des baguettes. Bref. Je lui ai parlé du film. Il a pris son BMX et rec-di, il était chez oim avant que mon reup ne rentre du taf. On s’est remis la VHS jusqu’à ce que je fasse un arrêt sur image des idéogrammes du titre du film. Je lui ai demandé s’il pigeait le bordel. Sur quoi, il a té-ma l’écran de près tout en déchiffrant les hiéroglyphes asiat’ et là, il m’a dit :

 

  • - Grosso modo (en faisant le signe des guillemets avec ses doigts). « En Corée du Nord - une jeune fille (vierge ??) de rang supérieur... »

 

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‘Tain ! V’là le titre de bâtard ! Mais oui ! Maintenant que j’y pense ! Un moment donné la subalterne, chaudass numéro 2 c’est comme ça que je l’ai surnommé, elle a tâché les draps après l’avoir fait avec le haut gradé, le grand tard-bâ tout moche. Elle était vierge ! Et en plus c’était une militaire d’un certain standing. La traduction est bonne. Là sur un coup de te-tê, zyva. Je monte sur Panam, direction le festoche coréen qui se terminait. Je débarque dans un boui-boui. Pas de trace de Sans Congo. Y avait un coréen en mode vénère qui engueulait l’une des bénévoles avec son sweat violet. Elle avait sorti un journal qui causait du festival coréen de Londres. Ça se fait aps parce qu’iciii c’est Pariiiis. Pendant que le coréen se grillait une garette-ci pour calmer ses nerfs. Je lui ai fait voir une photo. C’était la dernière image du film avec une inscription en rouge. Le mec, j’ai appris après que c’était le dirlo du fest’, carrément. Je rencontre des gens importants sans déc’. Il m’annonce la couleur avec une pointe d’accent :

 

  • - C'est un peu comme les mots « The End » qui conclut un film. A l’époque de l’exploitation des VHS, c'était un peu comme quelques choses de conventionnelle. A la fin on voyait souvent « Merci » comme sur cette photo. En gros, c’était pour remercier celui qui avait vu le film jusqu'à la fin. C’était aussi une façon de dire que le film était terminé. A l'époque, même les films qui étaient faits uniquement pour la distribution en VHS devaient subir ça. C'était les éditeurs de VHS qui avaient pris cette habitude. Par exemple, tu pouvais voir à la fin d’Indiana Jones, pendant le générique, « MERCI » écrit en rouge. Et puis le film s'arrêtait avant même la fin du générique.

 

C’est pas fini Joy Means Sick. T’as cru que j’allai m’arrêter là ? Lis moi as. En rentrant chez oim, je suis passé par la place où squattent les mecs d’en bas. Y a un type qu’on surnomme Oli san, un vrai reur-ti le type. Il a appris le jap’ en emballant de la touriste nippone du côté de Châtelet. Je lui montre des photos du film. Il me confirme que ce sont bien des sous-titres jap’. Je lui fais voir alors une photo d’un encadré fond noir, écriture blanche qui arrive en toute fin de peloche. Il m’affranchit que c’est distribué par une société japonaise. Il peut pas m’en apprendre plus. Fait ièch. Sur le coup, je me dis c’est die. J’allais lâcher l’affaire et là-dessus, y a cette enfoiré de Gillesc qui débarque dans son survêt’ Lotto. C’est un poto que j’avais totalement zappé. Il se rencarde auprès de moi et m’apprends qu’il est d’origine coréenne (‘tain, je pensais que c’était un viet’ ce con). Il a été adopté par une famille de çais-fran breton. Je le ramène dans ma baraque, je lance le film del-bor et là… il déballe : 

 

Producteur : LEE Gwang-myeong
Scénario : LEE Gwang-myeong
Directeur photo : PARK Yong-jin
Montage : Green Entertainment
Son : Dolko Studio
Réalisateur : PARK Jae-seok
Interprètes : LEE Hyeon-seok, HAN Song-yi, KIM Wan-gyu, SONG Ha-ji, KIM Dal-ho, LEE Gyeong-ho, KANG Ae-rin

 

Sérieux, j’ai pas fini de m’astiquer dessus ! Vas-y, j’arrête là. Y a la prof’ de maths-là qui commence à me prendre la tête. Elle a grillé que je faisais pas son interro de merde cette pute. A un de ces quatres, mec. 

 

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I.D.

 

 

 

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Published by I.D. - dans Erotique
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commentaires

Sans Congo 19/11/2012 20:11

comble de l’infamie !
ISS Pro Deluxe sur super nintendo c'était une tuerie

I.D. 19/11/2012 08:54

@Tomblands : va falloir que je t'invite chez moi un de ces quatre !

@Olrik : ISS pro me parait un lointain souvenir... deux saisons déjà que je suis passé de l'autre côté (fifa).

Olrik 18/11/2012 21:04

Tu m'as convaincu ! D'autant qu'un coup d'oeil au catalogue de mon fournisseur de vieilles VHS pourries m'indique qu'il l'a en magasin. Je le verrai entre un Tarkovski et un Kurosawa.
A part ça, sache une chose : j'ai toujours tenu pour des gens bien, dignes de la plus haute estime ceux qui disent "ISS pro" plutôt que "PES".

Tomblands 18/11/2012 20:11

o_O ! Comment voir ce film ?? Il me le faut ! Le reup d'I.D. possède-t-il d'autres K7 ou Betamax cochonnes et juchéennes ?