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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 15:40

memento mori1

 

 

Fiche technique onirique :

 

Réalisation et scenario :

Kim Tae-Yong & Min Kyu-Dong, deux réalisateurs et deux étudiants tout juste sortis de l’œuf et tout ce qu’il y a de plus péteux. Min Kyo-dong : « nous nous étions trop orgueilleux pour accepter la suite d’un médiocre film d’angoisse » ou « après une semaine de débat virulent, on s’est mis d’accord : la bouteille est affreuse, mais le vin sera bon ! ». Le genre de types méprisants à qui on s’hasarderait bien volontiers à péter le nez lors d’une soirée arrosée. Mais purs et sains comme nous le sommes nous ne jugeons pas sur les interviews mais sur les films.

 

Casting :

Kim Min-sun, Min-ah, la fille qui découvre le pot aux roses, le journal intime, l’affaire de mœurs quoi. Elle a aussi joué dans… 2009 Lost Memories. Ah merde, je l’aimais bien pourtant celle-là…

 

 

Joy Means Sick et Sans Congo vous invitent dans leur journal intime. Oui eux aussi en tiennent un.

 

 

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  Mercredi 22 septembre, 00h17

 

La vidéo de la semaine a enfin été publiée, Sympathy for Mister Vengeance. Je m’impose une minute de silence méditatif à chaque fois que je revois le passage. Sera-t-on jamais assez grands pour écrire sur Park Chan-wook ? Je doute mais ne me laisse pas abattre : cap sur notre prochaine mission : Memento Mori. Le film est une sorte de classique et jouit d’une forte présence dans les médiathèques régionales. Comme Hong Sang-soo. Dehors les braises de l’été virent peu à peu au blanc cendre. Au revoir bonheur estival. JMS.

 

Mercredi 22 septembre, 12h26

 

Memento Mori, à la base une locution latine : « souviens toi que tu mourras », et non « souviens-toi des morts ». Entre Min-ah, les scénaristes et le mec chargé des sous-titres quelqu’un s’est trompé, pas le temps de jouer au Cluedo pour autant. Il parait que le director’s cut version de travail dure trois heures et six minutes. La version cinéma pour la plèbe n’en fait que la moitié. Force est de constater qu’on y est pas passé au triple-lames ; certaines scènes sont passablement incompréhensibles (exemple : le bain). Le film fait la part belle à l’onirique, dans le symbole et l’image, ces films ont toujours quelque chose de rafraichissant par l’initiative laissée à l’imagination. SC.

 

Memento Mori c'est aussi le titre d'une nouvelle de Jonathan Nolan qui a inspiré Memento à son frère Christopher. Ca a l'air  franchement sympa mais c'est en anglais. CLIQUEZ-ICI

 

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Mercredi 22 septembre, 21h32

 

Surprenant. Papa est producteur de film d’horreur pour ados, Maman sort d’une pompeuse école de cinéma coréenne ne se prend pas pour la moitié d’une merde. « Garder moi un petit », je l’appellerai Memento Mori. « Les contraires s’attirent », Médine, les bouches du Rhône ou l’Algérie. Ma première dissertation de français aussi : « Benjamin Constant affirme dans ses Réflexions sur Wallerstein que le mélange des genres « permet de peindre les individus avec leurs faiblesses, leurs inconséquences et cette mobilité ondoyante qui appartient à la nature humaine et qui forme des êtres réels », partagez-vous cet opinion ? (vous étaierez cette réflexion sur Lorenzaccio de Musset)». Je ne sais plus quel genre de conneries j’avais pu écrire à l’époque, à 15 ans, avec mon agenda customisé de personnages du Seigneur des Anneaux dans lequel je viens de retrouver un billet de cinéma pour Gomez et Tavarez. Quoiqu’en pensent les deux réalisateurs, c’est dans l’entre deux que le film trouve son intérêt. Sans suspens, sans fantastique, ce serait assez plat. JMS.

 

Mercredi 22 septembre, 23h58

 

Le film s’ouvre sur le journal intime, une sorte de moleskine hanté dans la plus droite lignée des agendas de collégiennes qui bouillonnent de surligneur jaune et rose libérant du  « bisous ma chérie t’es trop ma belle !! » ou « nik l’administration bisous bo brun t’es trop mon bébé préféré !! » ; des cœurs et des fleurs à chaque coin de page, cela va sans dire. Le cahier semble à première vue porter des pouvoirs maléfiques, notamment la rancœur de Hyo-min. Certains éléments préfigurent d’autres films. Bien évidemment, inutile relever cette première grosse poutre dans l’œil du scénario : on voit Death Note arriver de très loin. De même, la superbe idée ultra-flippante et stressante à souhait des mains qui sortent de nulle part pour vous étrangler : je n’arrive pas à retrouver quel film.  SC.

 

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 Jeudi 23 septembre, 5h01

 

Repulsion de Polanski non ? Putain à l’époque Deneuve c’était quand même quelque chose… d’autre. Il était mortel ce film. Vu le CV et les dires des deux auteurs de Memento Mori, ça ne m’étonnerait pas que ce soit une référence affirmée. Un film de genres avec un « s » : onirique, intello/prétentieux, horreur ? Jusqu’ici, 43 minutes, ça ne fait même pas frissonner. Et pourtant ce n’est pas mauvais, on se laisse porter, la mise en scène tranche avec les codes habituels du film de genre. Un véritable carcan ce terme d’ailleurs, « genre », ça devrait être un terrain de jeu, d’expérimentation. Memento Mori, on va tous mourir, pourquoi se prendre au sérieux : les réalisateurs l’ont-ils compris ? Cet interview me hante et me gâte le goût du film. On va la foutre dans le trailer pour que tout le monde soit à égalité. Nihilisme misanthrope de 5h du mat. C’est en se mêlant à un genre populaire et commercial qu’ils arrivent à quelque chose, pas en méprisant le public. Quelqu’un a entendu parler de leurs films suivants ? JMS.

 

 

 

 

Jeudi 23 septembre, 7h10

 

Scène de classe : passage de la caméra subjective à la caméra « objective » ; vie de classe : que des filles, du sexe virtuel, on filme un garçon en train de pisser. Comme les batailles d’eau à partir d’un certain âge, ça devient chargé et impatient, ça veut aller vers l’autre corps, l’inconnu, une sorte de tentation intestable : 13 – 16 ans, peut-être l’âge le plus fascinant de l’humanité. Il y a comme un élan complètement fougueux et débridé, un élan vital qui se réveille et un corps paresseux qui le soutient. Forcément, tout est déformé : le visage, le comportement, l’envie. On peut comprendre la relation amoureuse entre Hyo-shin et Shi-eun de cette manière, voire le début de désir lesbien de Min-ah. Et c’est ce guingois pubère, en tant qu’il échappe au codage de la société, que le système cherchera à corriger par la pression de la norme. Non, pas Repulsion, je ne l’ai pas vu celui-là. C’est un film d’horreur japonais… argh je ne trouve pas, je sens que ça va me pourrir ma journée bibliothèque ça. SC.

 

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Jeudi 23 septembre, 13h21

 

47’55'' (46'30'' sur le dvd français), joli raccord : elle tourne sur sa chaise, le mouvement  dans le cadre devient celui du cadre et se poursuit dans le plan suivant avec un mouvement de grue. Y a quand une liberté au niveau de la forme que je trouve assez jouissive. En fait j’en suis presqu’au point où cette image tvrip dégueulasse commence à me plaire. Une volonté de déconstruire quelque chose, un voyage à contre courant. Vous voulez un film d’horreur ? On vous servira une image très claire, peu de zones d’ombres, accompagnée d’une musique légère. Essayez d’avoir peur maintenant, vous voyez que ça ne tient pas forcément à grand-chose. Quand j’étais ado je m’imaginais une musique de cirque pendant Scream ou Souviens toi l’été dernier tout ça pour faire le beau devant les autres. « Quoi ? Moi ? Peur ? Attends trop pas, c’est juste un film c’est bon quoi. Tiens file moi encore des M&M’s steuplait». Mince un film d’horreur japonais avec des mains qui sortent de partout, je ne vois pas du tout. JMS.

 

Musique de cirque? Je pense à Theme Park. Un peu de nostalgie sans pour autant avoir remis la main sur la musique en question

 

 

 

Souviens toi l'été dernier, le film en VO. Jennifer Love Hewiitt et Sarah Michelle Gellar enfin réunies, c'est un comme Heat avec Pacino et De Niro. Ou La Loi et l'Ordre, j'hésite.

 

 


 
Ou en VF pour les vrais nostalgiques : CLIQUEZ ICI ! 

 

   

Jeudi 24 septembre, 19h38

 

The Grudge !!! Et toute la bibliothèque s’est retourné vers moi, le poing levé, le sourire victorieux, le cri impossible à retenir. Reprise du premier court métrage d’If you were me : le jour des mesures passant au crible fin les élèves sous le régime de la « loi des suspectes ». Le charme discret de la guillotine n’est plus ; le bois pourri, rongé par l’usure du temps, laisse place à la balance high-tech pour une pesée au gramme près : gare aux grasses. Et quand ce n’est pas le poids, c’est la taille : confer la naine qui prie pour qu’on la mesure une seconde fois. Qu’elle se fasse une raison : elle ne pourra jamais monter dans Space Mountain. De même, Min-ah qui aide Shi-eun à donner le bon côté du diapason : une bien drôle d’idée que de tricher à un « examen » médical. Une copine à moi, qui s'est enfilée le drama Boys Over Flower en quelques jours, m'a dit qu'un des épisodes évoquait la question de la chirurgie esthétique sur les gamines de dix-huit ans, c'est apparemment une pratique relativement répandue, à la mode Mon Incroyable Anniversaire. Pour en revenir au film, à l’hygiénisme d’Etat semble s’opposer la relation amoureuse. La société cherche à normer les corps : on retombe encore une fois dans l’idée du « vivons heureux, vivons cachés ». Shi-eun vit mal le coming-out. SC.

 

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Jeudi 24 septembre, 19h45

 

The Grudge ? Le film avec Buffy mais sans les vampires ? Putain c’était naze ça ! Super la référence ! Et genre "une copine" à toi, avoue que tu t'es touché comme un gros sale devant une série de fillettes. Tu me dégoûtes. JMS.

 

Tiens ils ont même fait un numéro 3, je suis sur que le trailer va te chauffer à blanc.

 

 

  

Jeudi 24 septembre, 19h47

 

Non le film de Takashi Shimizu connard. Et on m'appelle pas Tortue Géniale pour rien, on ne peut rien te cacher à toi b-boy. SC.

 

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Jeudi 24 septembre, 23h55

  

Ah bon. Tant pis. Sale pute. En plus t’es nul au foot, vous êtes tous nuls, je vous déteste, je vais faire une tentative de suicide dans la salle de bain d’ici 15 minutes après avoir percé mes boutons d’acné. Ayé je suis mort t’es content ? Alors revenons à Memento Mori, notre mouton et sa trame décousue, comme celle d’un journal intime. C’est du patchwork que nait le sens. C’est bien aussi les films qui ne sont pas des lignes droites, qui ne vont pas de A à B en s’autorisant au mieux des récits parallèles. Discontinuité, courbes sinusoïdales, intersections, c’est comme ça que je vois Memento Mori. Un pavé dans la marre ou un pied dans la porte : peut-on modéliser mathématiquement des films ? Le blockbuster américain qui cherche à tout prix à se calquer sur une série de courbes exponentielles, l’électogramme plat des films de Claude Chabrol (oh ben mince c’est parti tout seul, c’est méchant et c’est gratuit hahaha), les fonctions escaliers de Michael Haneke ? Faudrait peut-être voir le director’s cut  la version de travail pour parfaire le modèle de Memento Mori, y a trop d’espaces sur lesquels la fonction n’est pas définie pour l’instant. En attendant ça me plait comme ça, j’aime bien boucher les trous. C’est mon côté bricoleur. JMS.

 

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Vendredi 25 septembre, 8h00.

 

Nuit agitée, j’ai rêvé qu’on perdait au foot sur une faute de main de Buffy contre une équipe de lycéennes coréennes dans un match qui se jouait sur le toit de la BNF. Sinon le trailer va se faire tout seul ? Tiens note ça pour l’article (en attendant je regarde ce que je peux faire pour la playlist) : le récit swingue à volonté. Si Chronos a ingurgité ses enfants, il sera bien obligé de les rendre vu le malin plaisir que prend Min Ku-dong le coudoyer au niveau des reins. On atteint un degré de liberté irrévérencieux, du genre qui frotte ses semelles champêtres sur le paillasson du pauvre spectateur qui essaye de suivre convenablement l’histoire. Memento Mori gerbe, en souvenir de sa première grosse cuite peut-être, de l’analepse et de la prolepse de routier. Tiens je me revois en 1996 avec ma cassette audio à enregistrer des sons de la radio et à chercher le moment exact où commencer l’enregistrement : c’est probablement ça Memento Mori, une oscillation, un balancement, comme le jeune couple lesbien cherche sa place. SC.

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Vendredi 25 septembre, 23h49.

 

Sale journée à l’usine et demain ça continue en heures sup. Olaf et Gunthar, les petits derniers, ont des appétits d’ours, je ne sais pas si je vais m’en sortir avec ma femme qui est malade. Le trailer est fait, je viens d’ailleurs de le publier par inadvertance sous un mauvais titre et avec une image au rabais. Je corrige et m’auto-flagelle avant de me tremper dans la glace. Ca revigore. Dans le film, s’il n’y a pas vraiment de discours sur le fond (enfin si mais pas vraiment de quoi s’extasier), il y a un dialogue avec la forme : le cinéma, le média. Peu importe les intentions des auteurs, le point  atteint est intéressant. Seulement il faut un peu savoir à quoi s’attendre… « plus terrifiant que l’original » disait l’affiche coréenne,  c’est sûr que c’est un crochet extérieur qui risque de briser quelques cotes, même aux cinéphiles les plus aguéris. Au fond si on me vend un coca bien frais et qu’au lieu de cela je tombe sur un Château Lafitte : je vais recracher tout net. Et merdre ça ferait beaucoup d’argent de gaspillée surtout par un type qui boit du Château Lafitte pour la première fois. Bon on ne va pas se mentir non plus Memento Mori ce n’est pas du si haut de gamme. Dans le mélange des genres on a fait beaucoup mieux, Ashes of Time par exemple histoire de faire un petit bisou à Wong Kar-wai et Tony Leung. Mais l’idée est là : tromper le spectateur, même pour des producteurs,  c’est toujours une mauvaise idée. JMS.

 

En matière de trailer, les américains font toujours dans le feutré.

 

 


 

 

 

Samedi 26 septembre, 1h32.

 

Les deux amoureuses sont punies parce qu’elles sont prises à chamailler dans les toilettes. Durant le film, ça glousse goulûment, ça soupire des « haaan » et «  hiiin », ça se colle la main sur la bouche. Leur punition : nettoyer la piscine. Intéressant. Récurer un espace vide. Idée intéressante : nettoyer un grand espace vide, possibilité d’échos. Les filles crient en courant. Comment comprendre la symbolique ? C’est dans cette punition que naît l’idée du carnet. Donc lien entre intrusion extérieure par le biais de l’autorité scolaire et la réaction salutaire, l’échappatoire : « pour vivre heureux, vivons caché ». Elles apprennent à se connaître sur le toit de l’école. On vit caché, certes, mais au-dessus des autres. Elles se font victimiser dans la salle de classe, mais elles ont tout de même l’air d’être plus vieilles que le reste des filles. Il y a, dans toute classe, des éléments qui semblent prendre plus de temps que d’autres. Tiens, une petite pensée aux artistes disparus trop tôt, je pense en particulier à Bartholomew Ogbeche, spécialiste du body-art, et à sa plus grande performance: rester pendant dix ans à l'âge de dix-sept ans. Le PSG, c'est aussi des destins hors du commun. Sinon j'y pense, les plans : souvent caméra aérienne, ou caméra vidéosurveillance. Puis l’œil du fantôme, mais alors prendre la saturation comme effet de caméra-fantomatique-subjective : dur. Certains effets spéciaux ont un aspect flingué. L’excuse de l’époque ne joue pas : Matrix est également sorti en 1999.  Des commentaires sur facebook, j’y réponds. Je regarde Whispering Corridors 1, je le trouve meilleur. SC.

 

 

 


 

 

Samedi 26 septembre, 7h26.

 

Fais pas genre t’es un film de genre. C’est un détournement de fonds et de genres. Mais dans le fond le cahier des charges est respecté : des filles qui meurent, des visions et des fantômes, des mains qui grimpent le long du corps et sous la jupe. Même un peu de sang. Par contre la forme charrie tout cela vers d’autres rivages, plus exotiques, inclassables peut-être. Les plans en contrastes poussés au max, c’est cheap, mais ça se fond dans la masse, alors pourquoi pas, ça a le charme de l’amateurisme. Le mélange des genres, encore. Décidément cette dissertation m’a traumatisé. Séoul Cinéma, Adrien Gombeaud, je relis. Les passages sur Memento Mori me semblaient plus intéressants avant de voir le film. Je suis moins convaincu, mais il se sert du film pour former un tout, alors attention. Extraits.

 

« Mais le ciel est autant un espace de revendication qu’un espace spirituel. On repense ici au très beau plan de Memento Mori qui revient comme une litanie : l’image des deux jeunes filles s’amusant en équilibre sur le toit du lycée. La vengeance viendra aussi du ciel, par une pluie torrentielle surnaturelle. Il ne s’agit pas  du ciel biblique, il est plutôt proche de la conception taoïste chinoise (que l’on retrouve aussi dans le chamanisme coréen) où contrairement à l’homme, le ciel est immuable. Les hommes changent, le ciel reste le même, incontestable, universel, indivisible. »

 

« […] notion fondamentale de « Chon ha » qui désigne la terre comme tout ce qui est littéralement « sous le ciel ». […] Ils (les personnages) échappent au monde terrestre et au mensonge pour accéder à un espace authentique. ».

 

« Le déluge qui s’abat sur le lycée de Memento Mori est aussi une figure traditionnelle de la vengeance divine qui soumet l’homme à l’ordre céleste. Elle rappelle les phénomènes surnaturels accompagnant la fin des dynasties et du pouvoir des souverains despotes incapables de régner (le terme chon jae littéralement : calamité venue du ciel, signifie de nos jours « catastrophe naturelle »). »

 

Ensuite il parle du visage dans le ciel comme de la personnification de l’autorité céleste. Le mec a écrit 6 superbes pages sur JSA. On lui laisse un peu plus que le bénéfice du doute, mais quand même… JMS.

 

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Samedi 26 septembre, 16h47

 

L’heure du goûter, du pain au chocolat, et bientôt d’en finir avec cet article. Est-ce que ce film pose la question de la communication ? Il semble y avoir un passage durant lequel  les amoureuses communiquent par télépathie. Puis la voleuse du carnet parvient à entrer en contact avec une des amoureuses. Vraiment un truc de meufs. D’ailleurs comment comprendre la situation de la troisième fille ? Elle trouve le cahier, elle suit les instructions (prend la pilule, etc.) comme si elle voulait faire corps avec la survivante. Peut-être est-elle là la véritable histoire d’amour. Shi-eun était censée se suicider à la mort de Hyo-shin, pourquoi ne le fait-elle pas ? Session poème : Hyo-shin balance un poème existentiel débité à la vitesse de la lumière sur le thème classique « être ou ne pas être ». Très bizarre, mais intéressant : comme une incantation divinatoire. Elles sont jeunes, romantiques : auraient-elles la passion du suicide ? Hyo-shin cherche à remuer les tisons de leur histoire d’amour éteinte, mais l’attitude de Shi-eun est particulière : elle la rejette lors du coming-out, puis elle est froide. Cela renforce peut-être l’idée selon laquelle Hyo-shin n’existe pas. Mais l’hypothèse de l’incohérence des personnages reste ouverte.  SC

 

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Dimanche 27 septembre, 17h01

 

La dernière ligne droite. Plus trop de forces, quelques idées qui s’accrochent, difficiles à dérouler. Faire confiance aux images, aux sons, pour créer du sens, déconstruire le scenario et s’en affranchir. Film d’étudiants (sur des étudiantes) : hommage aux ainés et distinction par rapport à la plèbe actuelle : effet de surimpression, expressionisme, caméra qui tourne autour des personnages, même la musique. Un mépris profond du cinéma commercial, la peur d’avoir les mains sales. Sartre. JMS.

 

Dimanche 27 septembre, 17h49

 

Aujourd'hui, Joy Means Sick est mort, ou hier, je ne sais pas. Je l'aimais bien, il va me manquer. Je reçois une lettre posthume de lui. Deux pilules de cyanure à l'intérieur. Le film lui a rongé le cerveau. Je fais gober les pilules à l'oiseau de ma petite soeur. Toutes les bonnes choses ont une faim soeurette. Ton oiseau chantait à tue-tête le matin, ne jugeant pas dans son intérêt de me laisser dormir. Regarde-moi bien dans les yeux petite : la vengeance est un plat qui se mange froid, mouahahahahahahahahah ! SC.

 

 


  

 

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Published by Kim Bong Park - dans Horreur - Fantastique
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commentaires

plombier paris 75017 26/01/2015 15:06

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

Epikt 27/09/2010 16:50


(Ouep, la scène du bain est typique de ce qu'ils n'ont pas su virer totalement)

J'ai vu plus que la version de trois heures, j'ai regardé l'intégralité des 2h de scènes coupées ! (indispensable, car la version de travail n'est pas sous-titrée)
Pas de partouze, pas tant de travellings circulaires que ça, mais plein de trucs. Ça reste quand même pour les fans hardcore.

PS : pour le reste, répondez moi en privé.


Sans Congo 27/09/2010 14:43


salut man,

le micro plan de coupe avec Hyo-min dans un bain est quand même grandiose dans le genre kesskeçafoulà. J'ai un peu bugué, il a fallu que je lise l'interview pour comprendre qu'ils avaient prévu
plusieurs scènes de bains.
tu l'as vue la version de trois heures ? ça doit être une torture quand même... je vois pas ce qu'il aurait pu rajouter de plus dans le genre, à moins d'une partouze ultime avec toute la classe ou
une connerie du genre.
et il y a un truc un peu dur avec lequel j'ai eu beaucoup de mal : c'est les plans 360° autour des personnages. Un ou deux ça va, au bout de trois et plus, ça fout vraiment la gerbe, j'ai un
estomac sensible perso. Et dans Windstruck aussi il y a le même effet (prochain article). Alors j'imagine les plans 360° pendant trois heures ... pouah j'ai envie de vomir rien que d'y penser.
Et sinon pour la scène dont parle JMS, je crois que vous n'avez pas le même timecode, perso je m'en souviens pas, mais il te répondra tt à l'heure. (idem pour les photos floues, je crois que c'est
une couille de capture, l'image n'était pas folle, mais pas dégueu non plus)


Epikt 27/09/2010 12:36


> Quelqu’un a entendu parler de leurs films suivants ?

Très moyen.
J'ai un pas mauvais souvenir de 'Family Ties' (Kim Tae-Yong), même si je n'en ai aucun souvenir. Idem de 'All for Love' (Min Kyu-Dong). 'Antique' (Min Kyu-Dong encore) n'est pas déplaisant quand on
est de bonne humeur, ce qui veut tout dire.
Bref, aucun film qui ait pu m'intéresser comme l'a fait 'Memento Mori'

(mais mon avis vaut ce qu'il vaut : le Grudge avec Buffy et sans les vampires est mieux que celui sans Buffy et sans les vampires, na !)


Concernant vos interrogations sur la version de trois heures (qui est plus un document qu'un véritable film : le son n'est que partiellement mixé, la moitié des SFX sont pas finis,...) : elle est
pas forcément plus explicite que le montage final.
Par contre, le triangle amoureux y est plus équilibré, alors que le film achevé se concentre principalement sur Hyo-Shin et Shi-Eun.

Mais c'est pas tant sur le scénario (indémêlable) que ça nous renseigne que sur le bazar que fut la production. Il y a trois niveaux en fait :
- les rushes (2h de scènes coupées dans le DVD français => plus de matos que dans le montage de 3h)
- la version de travail de 3h
- le film de 1h30
(ça serait intéressant d'avoir le scénar)
C'est rigolo de voir que qui saute d'une étape à l'autre. Ils ont par exemple tourné plusieurs scènes avec une petite fille (très "ringuesque") dont il ne reste quasiment rien dès la version de
travail : ils ont tourné ces scènes pour contenter les producteurs (c'est la suite d'un film d'horreur), mais n'ont vraisemblablement jamais eu l'intention de les utiliser.
D'une manière générale le montage a du être un vrai foutoir, et le film final montre bien leur incapacité à se défaire de toutes les idées qu'ils ont lancé (d'où il en persiste parfois qu'un ou
deux plans décontextualisés : mékeskessafoula ?).