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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 20:55

 

CHEONGGYECHEON-MEDLEY-청계천-메들리

 

Vendredi 14 septembre 2011. Ambiance décontractée pour Sans Congo qui a pris un jour de congé ; ça sent bon le week-end toute cette histoire. En attendant de voir Cheonggyecheon Medley (prononcer « tcheung-guié-cheune médeli » pour faire classe) et Grandmother’s Flower, la discussion s’engage avec  Jun Hui-jin qui a présenté la veille le film Possessed. L’échange fut très agréable et instructif. Où il a notamment été appris que : la Corée du sud se répartit à 50-50 entre chrétiens et bouddhistes ; Lee Myung-bak, l’actuel Président de la République, issu de la droite dure, est catholique ; un parti politique se revendiquant comme chrétien s’est récemment créé en Corée, ce qui est un fait inédit dans l’histoire du pays. Une remise en perspective très judicieuse pour comprendre le contexte dans lequel a été réalisé Possessed. La Corée du sud, comme la planète entière semble-t-il, est également prise d’un coup de chaud religieux. Mais ça c’est une autre histoire.

 

Creepy speedo guy with guns

Jésus Gangsta Rock

 

Bon ce petit compte-rendu des documentaires du FFCF 2011 aurait pu être une gageure. L’année dernière, on avait découvert à quoi pouvait bien ressembler un documentaire sudco. C’était particulièrement dépaysant, pour le dire sobrement, tant sur le fond que la forme. On avait notamment été estomaqués, c’est encore une litote, par Earth’s Women et Before The Full Moon. Si on pouvait mettre notre indignation à propos d’Earth’s Women sur le compte de la misogynie notoire qui anime nos plumes, Before The Full Moon, qui racontait une grève importante impliquant le blocus d’une usine, s’est avéré être un catastrophique meli-mélo inconscient qui mettait en scène le réalisateur et qui traitait l’évènement sur le mode de la Star Academy (« oh non, un gréviste qui craque et qui doit quitter l’enceinte, allez applaudissez-le bien fort ! Bravo ! »). En gros, le dossier du juge d’instruction s’était gonflé des éléments suivants : la musique omniprésente ; l’intrusion du réalisateur ; la volonté de faire spectacle.

 

 

earth women before the full moon



Viens t’indigner avec nous sur les liens ci-dessous

 

Earth's Women

 

Before the full moon

 

 

Si ce n’était les hasards de la programmation, vous pensez bien que je n’aurais pas traîné une seconde dans une salle passant un documentaire issu du pays du matin calme, et certainement pas dans celle qui passerait le documentaire sur la communauté gay de Séoul, injustement identifié comme le plus propice aux abus révélés l’année dernière. Cette année, la section documentaire du FFCF proposait : Cheonggyecheon Medley de Kelvin Kyung Kun Park (2010), Grandmother’s Flower de Mun Jeong-hyun (2007) et Miracle on Jongno street de Lee Hyuk-sang (2010).

 

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Cheonggyecheon Medley. Ce documentaire est une lettre que le réalisateur, Kelvin Kyung Kun Park, écrit à son grand-père.  Ce dernier a dirigé une usine de ferraille à Tokyo pendant la Seconde Guerre Mondiale, avant de s’installer dans le quartier de Cheonggyecheon à Séoul, qui était le quartier des petits ateliers de métallurgistes (quelques uns y subsistent encore), avant d’être profondément rénové pour accueillir un nouveau type de population, modèle bobo j’imagine, friande d’authenticité, mais avec un certain niveau de vie. Dans cette lettre visuelle, le réalisateur retrace l’histoire de sa propre famille, tout en explorant ses rêves et les mythes. Le métal apparaît comme le fil conducteur du documentaire.

 

Cheonggyecheon est une petite rivière dans Séoul (que l’on peut voir dans Café noir, un autre film programmé au festival), et le quartier des métallurgistes se trouve aux alentours. Si le documentaire se situe dans le quartier autour de cette rivière, il n’en tire pas l’essentiel de sa substance. En effet, vous auriez très bien pu voir Cheonggyecheon Medley dans une exposition au Centre Georges Pompidou. Le documentaire est très conceptuel et abstrait, même s’il ne se limite pas à l’association d’images et formes géométriques sous une tonalité monocorde. L’idée peut-être la plus forte qui s’est dégagée de ce documentaire, c’est l’aspect « Google du métal ».

 

Google du métal parce qu’au travers de la lettre du réalisateur, c’est en fait une succession de sujets tournant autour du métal qui sont évoqués. Il y a d’abord les éléments historiques qui sont retranscrits grâce à des images d’archives. Ceux-ci sont personnels lorsqu’ils évoquent l’histoire du grand-père du réalisateur, ou nationaux lorsqu’ils reprennent des images de l’industrialisation à marche forcée de la Corée du sud à partir des années 1960. Il y a ensuite les aspects proprement abstraits, qui donnent au réalisateur l’occasion de transcender le matériau et les outils afin d’en tirer les vecteurs et points de force. La « dématérialisation » du métal s’exprime notamment par les actionnements réguliers des machines. Le rythme semble être un point important de cette œuvre. En effet, on voit les artisans effectuer des gestes répétitifs de manière relativement calme, ce qui procure une sensation très relaxante. Le métal est également étudié sous l’angle économique en nous montrant différents métiers en lien avec ce matériau, depuis l’artisan qui s’est transformé en entrepreneur à succès au designer qui produit des objets d’arts. Enfin, le réalisateur insère un extrait du Pulgasari de Shin Sang-ok, qui raconte l’histoire d’un monstre qui s’alimente de fer.

 

Le passage le plus intéressant du documentaire est peut-être celui qui attrait le moins au documentaire justement. Il s’agit d’une série d’interrogations de la part du réalisateur, qui a pour fondement le métal, sans s’y cantonner. Le réalisateur exprime son « impatience d’objets » et la nécessité pour lui d’accorder toute son attention aux petits objets. Il se pose la question de la relation de la conscience aux objets et celle de la manière avec laquelle ils interagissent. Il souhaite trouver un point permettant de montrer l’intérieur et l’extérieur des choses. Il faut dire que le métal est propice à ce genre de question : d’aspect compact et dense, il est fascinant, et par là même, semble occulter un monde de secrets. A noter une phrase qu’il dit, très évocatrice de l’ensemble du documentaire : « si j’erre sans objectifs, je vais peut-être à l’essentiel ». Rien que pour cette phrase, j’achète.

 

Vers la fin du documentaire, on voit un atelier être détruit et une machine-outil qui est déplacée à l’aide d’une petite grue. A voir cette machine si lourde se balancer au bout du câble, on sent une certaine légèreté mêlée à de la gravité. Comme ça, d’un coup, on se demande si finalement ce n’est pas cette machine qui est l’œil, ou la caméra du réalisateur.

 

GrandmothersFlower

 

Grandmother’s Flower est un documentaire qui se fonde sur l’histoire familiale du réalisateur Mun Jeong-hyun. Il avoue d’ailleurs lui-même que ce documentaire constitue un « film documentaire personnel ». En enquêtant sur la vie de sa grand-mère, celui-ci redécouvre l’histoire de la Corée à travers ses périodes les plus difficiles : le colonialisme japonais et l’affrontement idéologique entre le Nord et le Sud dans le cadre de la guerre de Corée. Il réalise également que ces plaies n’appartiennent pas seulement au passé, mais sont toujours douloureuses dans le présent. Ce documentaire a été préparé pendant quatre ans (de 2003 à 2007). Il a d’abord réalisé plusieurs versions différentes sans trop savoir comment les relier entre elles. La mort de sa grand-mère, au cours du tournage, lui a donné l’idée de rassembler toutes ces versions pour mettre l’histoire de celle-ci au milieu de son documentaire.

 

Cho Kyung-hee, qui présentait le film, insistait sur l’évolution du traitement des documentaires vers l’histoire subjective. Elle y voyait le signe d’une démocratisation. En effet, le réalisateur Mun Jeong-hyun, membre du collectif « DocuPurn » qui se donne pour but d’analyser les problèmes sociaux, utilise essentiellement les témoignages des personnes ayant vécu les évènements qu’il relate, pour reconstituer une histoire de la Corée.

 

Du coup, ce documentaire ressemble beaucoup à une enquête historique. C’est de l’Histoire Do-It-Yourself, du Wikipédia oral. Le réalisateur va puiser l’information à la source. Il explique ainsi le contexte dans lequel l’histoire de sa famille s’est inscrite, entre trois villages pris dans le conflit entre les communistes et leurs adversaires. La configuration intellectuelle est assez paradoxales puisque les villages de Songdae et Jungdae, habité par des nobles, sont pro-communistes, tandis que le village de Pungdong, celui des roturiers, était à droite. Le réalisateur effectue des interviews croisées des vieux de chaque village pour mettre au jour les rancœurs respectives. C’est un partage pour le moins inattendu et on aurait pu raisonnablement envisager le contraire. Des politologues français ont pu s’intéresser aux clivages politiques entre des villages très proches géographiquement, et à défaut de trouver des raisons idéologiques, ils se sont finalement rabattus sur des considérations structurelles et économiques. Ainsi la fameuse phrase d’André Siegfried, « le granit vote à droite et le calcaire vote à gauche ». Mais là on s’égare.

 

Tout ça pour dire que l’épisode où chaque village se renvoie la responsabilité des horreurs de la guerre de Corée fait un penser à un épisode de Sans aucun doute avec Julien Courbet pour arbitre. Heureusement que ça ne dure pas trop longtemps et qu’on nous évoque un autre phénomène, relativement peu connu, à l’immigration des Coréens pro-nord au Japon. Il semble, d’après ce qu’on peut comprendre du documentaire, qu’ils aient eu pendant plusieurs années une certaine latitude pour l’action politique pro-nord, ce qui est encore une fois une information assez précieuse.

 

Ce qui ressort fortement du documentaire, c’est l’idée d’un « passé qui ne passe pas », qu’on pourrait mettre en relation avec la lente agonie de la grand-mère durant le documentaire. La famille du réalisateur a été durement touchée par les évènements (chacun des grands-oncles à une histoire qui pourrait faire l’objet d’un film à elle toute seule). Le documentaire n’échappe d’ailleurs pas à la glorification hagiographique de cette femme à qui la vie a asséné plusieurs coups bas et qui a résisté en élevant seule neuf enfants. Du point de vue de la diversité des visions offertes par cette large famille, le documentaire est extrêmement intéressant.

 

Maintenant, il y aurait quelques bémols à apporter. Comme le documentaire précédent, Grandmother’s Flower ne ressemble pas vraiment à ce qu’on pourrait s’attendre à voir d’un documentaire (attention, cela ne signifie pas que c’est un mauvais travail). Plusieurs choses me chiffonnent concernant le traitement : le réalisateur apparaît (même si c’est discret) deux fois à l’écran ; il entrecoupe certains passages de dessins animés ; il ajoute de la musique pour renforcer l’intensité dramatique de quelques passages. Au-delà, deux éléments méritent un gros carton rouge. Tout d’abord, il insiste auprès de sa famille pour qu’ils entrent en contact avec la famille de l’assassin de son grand-oncle, laquelle famille ignore cette histoire alors qu’elle a des relations cordiales avec celle du réalisateur. A ce niveau, on peut se demander si l’intervention appuyée du réalisateur n’est pas du genre à dénaturer la portée du documentaire. L’autre élément, très gênant (mais je conçois que ce soit personnel), réside dans les plans qu’il filme de sa grand-mère mourante. Je ne suis pas sûr que ce soit le genre de choses qu’il est judicieux de montrer dans la mesure où ça n’a rien de fictif et que la personne concernée n’est pas en mesure de s’y opposer. J’imagine qu’il y a la volonté de retransmettre de l’émotion, ce qui est à mon sens fortement condamnable du point de vue d’un documentaire.

 

Finalement, l’introduction de Cho Kyung-hee était très utile. Mais ce paragraphe pourrait être l’occasion d’apporter quelques critiques à ce phénomène de « démocratisation ». L’histoire subjective est effectivement intéressante, mais elle fait courir le risque de remplacer l’Histoire par les souvenirs, et le travail de l’historien par les cortèges de commémoration. En outre, elle fait courir le risque de diluer le destin commun en une kyrielle de particularismes hétérogènes. Si cette inclinaison prenait trop d’importance, elle pourrait nous condamner à ruminer indéfiniment des évènements passés, en nous constituant comme témoins devant l’éternel. Or le fardeau du témoin est lourd, et l’oubli qu’implique un travail historique est parfois salvateur. Dans tous les cas, Grandmother’s Flower est une œuvre de qualité qui a le mérite d’être instructive et ouverte à la réflexion.

 

Pour l’anecdote, nos « XXXX » pour exprimer l’indétermination sont des « OOOO » en Coréen.

 

miracle

 

Miracle on Jongno street. Il s’agit d’un documentaire sur la communauté gay de Séoul qui, comme nous le rapporte le site du FFCF, est composé de « quatre épisodes autour du réalisateur Joon-moon, de l’activiste pour les droits de l’Homme Byung-kwon, du cuisinier Young-soo et du travailleur administratif Yol ». Injustement victime de mes préjugés, le documentaire s’est révélé tout à fait convenable. Il est avant tout celui des trois qui revêt la forme la plus classique de ce à quoi on pourrait s’attendre en allant voir un documentaire. Ensuite, il embrasse un panel relativement large de situations, ce qui permet quand même d’avoir une vue assez complète de la question de l’homosexualité : les champs d’action des différents protagonistes sont variés, les questions auxquels ils sont confrontés sont variées, leurs caractères leur sont propres. En plus, et c’est de cela que Miracle on Jongno street puise véritablement sa force, les personnes qui font l’objet du documentaire sont intéressantes. Elles ont des jugements mesurés, affichent une certaine distance par rapport à leur histoire et par rapport à la question de l’homosexualité au sein de la société sud-coréenne, malgré leur militantisme.

 

Le documentaire soulève pas mal de questions difficiles, que ce soit celle du lien entre la lutte sociale et la lutte pour les droits de homosexuels ou celle de la séropositivité. On y voit notamment Michel, un immigré philippin, femme devenue homme, qui raconte comment il est parvenu à la tête d’une association de défense de travailleurs immigrés, la contrainte étant qu’il nous souhaitait pas que son histoire porte préjudice aux combats de l’association. On parle aussi de la séropositivité dans ses implications en termes de politique sanitaire, mais aussi de relations sociales. En effet, un des intervenants explique que pour les homos, être séropositif signifie « la mort sociale ». C’est con, on y pense pas forcément de ce point de vue, mais quand on l’apprend, ça fait réfléchir.

 

SPOILER. Bon, maintenant il y a quand même quelque chose qui me gratouille. Il s’agit de ce qui arrive au père Yong-soo. C’est un homo qui vient de la campagne. Il est arrivé à Séoul sans relations, et il s’est progressivement introduit dans la communauté gay afin d’y nouer plusieurs contacts. Il explique durant son passage comment son arrivée dans la ville a été pour lui synonyme d’épanouissement, par rapport à sa vie provinciale où il n’avait pas vraiment les moyens de vivre sa différence. Donc on voit ce Young-soo, jovial et attachant, manifester sa joie de vivre pendant plusieurs minutes. Et puis en un plan, paf : on apprend qu’il a eu la méningite et qu’il en est mort durant le tournage. La transition est tellement brutale qu’on ne peut pas y rester indifférent. En plus, la bande de sous-titre qui l’expliquait était écrite en blanc sur fond blanc, c’est à peine si le « …ingite » était lisible. Alors, on est bien d’accord qu’il s’agit d’une mort réelle et que c’est fort regrettable, mais quand même les mecs… Franchement… si même dans les documentaires c’est poisseux comme dans un film de Lee Chang-dong, on ne va pas s’en sortir quoi. Ça donne du mélodrame à toutes les sauces. Finalement, on pourrait peut-être essayer d’ouvrir des pistes audacieuses, quelque chose qui tiendrait des traits profonds d’un peuple (j’écris sous l’autorité d’un certain nombre de connaisseurs, n’hésitez pas à censurer le propos s’il apparaît comme manifestement erroné). Y aurait-il une certaine affection du désespoir chez nos amis du pays du matin calme ? De la mélancolie qui affecte même les documentaires ? Who knows. En tous cas, en voyant la mort brutale de Young-soo dans ce documentaire, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander si Dieu n’était pas un scénariste sud-coréen.  

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Published by Joy Means Sick & Sans Congo - dans Documentaire
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commentaires

I.D. 17/10/2011 18:28


Oui c'est pour ainsi dire... coloré. Très blog fan de drama et K-pop, J-pop je trouve. Ça doit être culturel, il n'est pas possible autrement. ;)


Sans Congo 17/10/2011 16:29


écoute regarde sur quelle image tu tombes lorsque tu vas sur le site du Grand National Party, le parti conservateur
http://www.hannara.or.kr/hannara/english/index.htm
(et en coréen : http://www.hannara.or.kr/ohannara/index.jsp)

d'ailleurs comme ça, au passage, je constate que le couleur principale est le bleu...


I.D. 17/10/2011 16:18


Je sais plus pour AGS et ses affiches électorales mais je te laisse le bénéfice du doute. Ainsi donc, les sudco aiment les couleurs flashy et la K-pop sucré... on en a pas terminé alors ! :)


Sans Congo 17/10/2011 14:40


Ouais je suis d'accord pour l'affiche, mais je me demande si ce n'est pas une préférence générale pour le bariolé et le "petit et mignon". D'ailleurs, je ne sais pas si tu as remarqué ou si tu t'en
souviens, mais dans Anti-gas skin on voit des affiches électorales collées aux murs dans certains plans. Les couleurs sont hyper-flashy et les caractère d'écriture complètement pop. Bref, on dirait
des affiches de concert quoi...


I.D. 17/10/2011 14:29


Est-ce que Dieu est un scénariste sud-coréen... ? Il y a de forte chance.

Maintenant, il est mort, il est mort. Ça ce n'est pas la faute du réalisateur (quoique). C'est arrivée à ce moment-là, limite, c'est pas fait exprès. Perso', ce qui me fait délirer autour de ce
documentaire c'est les affiches promotionnelles. Notre ami était encore des nôtres à cette époque-là puisqu'il est avec les autres. Peut-être aussi qu'il a été photoshopé. Elles sont vraiment
bizarre ces deux affiches que l'on trouve un peu partout sur le net. Je sais pas. En même temps, je devrais pas m'étonner de ça puisqu'en général les affiches de cinoche sudco sont souvent
trompeuse. N'empêche celles-ci, je les trouve bizarre vis à vis DES sujets traités dans le doc'.