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Kim Hyung-ku

La constante puissance des images sud-co, le vert de Oldboy, le bleu de The Murderer, les contrastes, les grands angles, les mouvements de caméras; si y a un truc que la Corée a su nous offrir ces dernières années, c'est bien des putains de chef op', c'est d'ailleurs en passe de devenir un produit national au même titre que le soju, la Kpop, les dramas ou les thrillers sang pour sang vengeance. Dès qu'ils en ont les moyens, qu'ils s'agissent d'une comédie grand public ou d'un thriller racé, les gars s'appliquent et n'ont jamais peur d'en faire trop. L'exception qui confirme la règle c'est le fameux Hong Sang-soo qui nous pond film dégueu sur film dégueu, avec une esthétique minimaliste et fauchée et une sorte de réalisme moche. Pourtant, c'est bien par l'image qu'on peut relier un film comme Conte de Cinéma à Memories of Murder, les chefs op' sud-co, c'est le chainon manquant du cinéma de la péninsule. Et ouais.
On commence ce tour d'horizon en image par les sommets, les boss de la cour de récré, ceux qui se sont imposé en même temps que la nouvelle génération de cinéastes coréens Kim, Bong et autres Park.
Débuts sur des films inconnus, puis paf dans ta face un Park Kwang-su, après hop hop hop on retrouve ce bon vieux copains de Kim Sung-su et éclaire la jolie Zhang Ziyi, et puis là c'est le strike : Chen Kaige et Bong Joon-ho. On se demande encore comment il a pu finir chef op' d'HSS. Putain passer de Memories of Murder à ça... En même temps Conte de Cinéma, c'est le meilleur HSS que j'ai pu goûter.
Filmo en photos :
Les Insurgés (Lee Jae-sueui nan), Park Kwang-su, 1999. Co-production franco-coréenne qui fût le premier film sud-co à être sélectionné à Cannes. Ça te place un bonhomme.
Ah bah tiens l'image récupérée sur google vient du site de l'insecte, ça permet d'aller plus loin et de lui piquer une super expression "tout faux toto".


La Princesse du Désert (Musa), Kim Sing-su, 2001. Zhang Ziyi, des images avec une esthétique prononcée et assumée (on aime ou on n'aime pas), de scènes de baston pas trop mal, un petit point de culture en plus. Par contre le scénario...

L'Enfant au Violon, Chen Kaige (2002).
D'ici : du grand angle et des chinois.
Au fond : si le type qui a fait Adieu ma Concubine vous prend comme chef op'...

Memories of Murder, Bong Joon-ho (2003).
On va pas s'étendre, c'est les hautes sphères du panthéon sud-co, c'est sombre même quand il fait beau, ça sent bon la boue et la pluie, une esthétique impec', la simple tête de Song Kang-ho donne envie de revoir le film.

Conte de Cinéma (Geuk jang jeon), Hong Sang-soo (2005).
Peut-être bien le meilleur film d'Hong Sang-soo. On ne peut pas dire que l'image soit magnifique (c'est pas la priorité d'HSS et on l'a vu faire pire), ni que le film casse trois pattes à un canard, mais l'actrice porte une écharpe rouge alors forcément ça parlera à certains.

The Host (Gwoemul), Bong Joon-ho, 2006.
Plus gros carton du cinéma coréen (derrière Intouchables, naaan je déconne). Perso niveau photo, c'est les scènes dans les égouts qui m'ont le plus marqué. A la fois profondément classes et super glauques. Et quand Bong Joon-ho vous reprend alors que lui-même joue les chefs op' à l'occasion...

Women on the Beach (Haebyeonui yeoin), Hong Sang-soo, 2006.
Argh... (pas vu, pas envie).
Fair-play, on a quand même pris une image autre qu'une scène de beuverie bavarde en plan large éclairée avec les moyens du bord.

The Day he Arrives (Book chon bang hyang), Hong Sang-soo, 2011.
On lui reconnaitra le pragmatisme d'avoir utilisé le noir et blanc comme cache misère. Tout le monde l'a déjà fait, ça donne du cachet même aux photos les plus pourries. Alors avec le chef op' de Bong Joon-ho derrière la caméra ça doit rendre pas trop mal.
Potins et Copains :
Apparemment Kim Hyung-ku aime bien travailler avec Jin Jo-Hur (le réalisateur d'April Snow) avec qui il a fait 2 films (Happiness/Haengbok et One Fine Spring Day/Bomnaleum ganda)
Mais son grand copain c'est surtout le Kim Sung-su avec qu'il a travaillé sur 4 films : La Princesse du Désert, Please Teach me English, City of the Rising Sun et un court métrage, leur premier film à tous les deux selon Imdb. Une véritable histoire d'amour.
Je me demande si avoir un chef op' aussi génial ne finit pas par jouer des tours à Park Chan-Wook... où l'on constate que visuellement ses films sont toujours aussi flamboyant mais qu'ils ne servent plus une matière aussi foisonnante et fascinante...
C'est cool de voir un mec qui sort d'un lot dans lequel l'esthétique se ressemble affreusement d'un film à l'autre. Ca en devient super chiant voire impersonnel et qu'on rêverait d'ailleurs d'en voir plus des HSS qui s'en battent les reins de cette même image toujours aussi léchée ! :p
> "En même temps Conte de Cinéma, c'est le meilleur HSS que j'ai pu goûter."
T'as pas fini de graille alors ! ^^
> "a simple tête de Song Kang-ho donne envie de revoir le film."
Vrai ! ^^
> "Women on the Beach [...] Argh... (pas vu, pas envie)."
Franchement pas mal.
> "Pas pu trouver mieux comme screenshot."
Il donne quand même d'en voir plus ! ;)
> "OldBoy (2003) de Park Chan-wook, notre maitre à tous. Le perfect à tous les niveaux"
HUM !!! J'ai un truc qui coince et qui arrive pas à se décoincer en lisant ces deux phrases...
> "Antartic Journal"
Une daube. Je pensais être une personne de mauvais goût mais les gens qui aiment ce film sont en pire ! :)
> "Dasepo Naughty Girls"
Vite fait. Ca passe son temps mais on se fait aussi chier.
> "Adapté Zola en ajoutant des vampires, si ça c'est pas la classe."
Pas vraiment.
> "les choses sérieuses, c'est Stoker, le prochain PCW, tourné aux Etats-Unis d'Amérique, avec Nicole Kidman."
Punaise ! Je suis pas près à passer aux choses sérieuses...
Alors non David je n'ai pas vu Turning Gate, mais je crois que j'ai déjà vu beaucoup trop de films de HSS : j'ai commencé avec Conte de Cinéma, j'ai trouvé ça sympa. Ensuite j'ai vu La Femme est l'Avenir de l'Homme, la catastrophe, l'horreur totale (désolé Pierre, c'est l'exception à la raison 21). Bavard, vide, pourquoi aller jusqu'en Corée pour trouver tout ce que je déteste dans le cinéma français ?
Mais bon je suis têtu, j'ai quand vu depuis Le Jour où Le cochon est tombé dans le puit (http://kim-bong-park.over-blog.com/article-le-jour-ou-le-cochon-est-tombe-dans-le-tweet-hong-sang-soo-82849101.html) et the power of kangwon province (http://kim-bong-park.over-blog.com/article-the-power-of-kangwon-province-hong-sang-soo-65628771.html). Je crois pouvoir parler au nom de la rédaction du blog et au risque d'être un peu trop synthétique : c'est nul.
Attention David et ID, on ne touche pas à Park Chan-wook, une question de religion ! Thirst, c'est vraiment très bien, je l'ai encore plus aimé la deuxième fois après avoir relu Thérèse Raquin. Par contre son passage de l'autre côté de l'Atlantique avec Nicole Kidman, bah... y en quand même beaucoup qui s'y sont brûlés les ailes, mais un bon supporter ne doute pas, il supporte.
En tout cas "les choses sérieuses" c'est du point du chef op'.
Noté pour Antarctic Journal, ça me fait mal au coeur, je mettais beaucoup d'espoirs dans ce film là. Mais bon, y a pas un film avec Song Kang-ho que j'ai vraiment regretté d'avoir vu, même quand c'est moyen, il me suffit de voir sa tronche, je suis fan.
Mes préférés ce sont les deux films de son dyptique "auto-dérision", Les femmes de mes amis et Hahaha.
Moi Park Chan Wook, je suis un gros fan entre JSA et Lady Vengeance. Avant, c'est très moche, après c'est très décevant ;)
Haha, et en plus c'est pour faire l'éloge d'Hong Sang-Soo derrière ! Du coup je me sens obligé d'en remettre une couche : ses films sont tellement creux et vides que la seule chose que perçoit le spectateur c'est l'écho de sa propre pensée. Et c'est sûrement ce qui plait. Voilà monsieur !
Après j'ai pas vu la crème de la crème ;)
Désolé Pierre, je ne remets pas en doute ta sacro-sainte parole, mais même l'aspect visuel, dans la femme est l'avenir de l'homme, je n'adhère pas.
Qu'est-ce que j'aime t'en rajouter une couche ! Mais si j'insiste c'est parce que j'aime tellement PCW quand il est grand...
Je crois que je vais contenter de ces derniers mots et on partira bons amis.
D'ailleurs, même si ses premiers longs sont ratés, même s'il y a commis toutes les erreurs possibles, même si c'est moche à en piquer les yeux, ils font partie de la route qui l'a mené à JSA, Mister Vengeance puis Oldboy. Et dans cette lecture biblique, tout aussi mauvais soient-ils, ils sont forcément sacrés.