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Alors lui, ce n'est pas un petit poisson, 17 films au compteur sur Imdb, autant vous le dire tout de suite, on ne pas pas s'étaler à chaque fois, et ça ne va pas être évident parce que c'est sûrement le chef op' le plus présent sur le blog. Par contre, à l'exception de Kwak Kyung-taek il ne semble pas avoir tissé de liens particuliers avec tel ou tel réalisateur, ce qui donne une filmo assez éclectique et parfois inégale.
Fly Low, Kim Sion, 1998
Un screenshot, un lien, le tri sélectif a parlé. Le film a l'air pas mal, c'est le premier et le dernier de Kim Sion, difficile d'en dire plus.
http://koreanfilm.org/kfilm99.html
Girls' Night Out, Im Sang-soo, 1999
Encore un premier film, mais pour le coup c'est assez loin d'être le dernier d'Im Sang-soo. C'est là que tout a commencé pour lui ; tout, sa carrière et sa passion pour la sexualité des coréens, et ce tout, toujours traités avec son fameux 1,5ème degré.
Il Mare, Lee Hyun-seung, 2000
Couleurs pastels, lumières douces et paysages marins pour une romance surnaturelle.
L'ARTICLE COMPLET ICI :
http://kim-bong-park.over-blog.com/article-il-mare-55784119.html
The Foul King, Kim Jee-woon, 2000
Jusqu'ici tout va bien, rien n'arrête Hong Kyong-pyo qui gravit rapidement les échelons du cinéma coréen. Comme beaucoup on sent qu'il affectionne le grand angle même pour les plans en portrait. Il peut nous faire une lumière glauque de toilettes d'entreprise, des ralentis sur des scènes de catch, aligner 25 projecteurs au dessus du ring, créer une ambiance lourde et poussièreuse dans le gymnase... une panoplie complète.
L'ARTICLE COMPLET ICI :
http://kim-bong-park.over-blog.com/article-the-foul-king-80073186.html

Guns & Talks, Jin Jang, 2001
Il y fait aussi une apparition comme acteur, le caméo du chef op', stylé comme figure de style. C'est aussi la première apparition de Won Bin au cinoch, dans une sorte de comédie de gangsters comme on n'en fait plus beaucoup.
Ca fait chier de le dire pour un article sur les chefs op', mais le film est sur youtube si vous tolérez les pixels et les images dégradées ou si voulez vous faire un avis et que vous en avez marre des images fixes (chef op' c'est aussi souvent cadreur):

Champion, Kwak Kyung-taek, 2002
Une histoire vraie, un petit style rétro où le jaune-orangé joue le rôle du sépia. J'aime beaucoup la dernière image sur la plage, complètement dans le style des années 70.
L'ARTICLE COMPLET ICI :
http://kim-bong-park.over-blog.com/article-champion-pantheon-underground-partie-2-59164279.html


tiens d'ailleurs le fameux combat final est sur youtube (le vrai, pas celui du film) :
Save the Green Planet, Jang Joon-hwan, 2003
On va la jouer sobre, les images parlent pour elles-même et on avait un article avec plein de liens à l'époque, un bête de film qu'il fallait accrocher à son palmarès.
L'ARTICLE COMPLET ICI :

Natural City, Ming Byun-chun, 2003
Bon là, il s'est lâché. Tartine de bleu, couche de rose, machines à fumée au pluriel. Le too much, on aime où on aime pas, à l'époque on en débattait sous les cocotiers. En tout cas pour le coup il n'y a pas que le chef op' qui était drogué.
L'ARTICLE COMPLET ICI :
http://kim-bong-park.over-blog.com/article-natural-city-55045487.html

Frères de Sang, Kang Je-gyu, 2004
Pour sauver son soldat Ryan, Spielberg avait fait appel à son pote Janusz Kaminski, pour son équivalent coréen (au moins au niveau des ambitions) Kang Je-gyu a lui aussi sorti l'artillerie lourde avec Hong Kyeong-pyo. Esthétique militaire et poussière de guerre, le film pêche peut-être à pal mal de niveaux, mais pas à la photo. Contrat rempli.
ON EN PARLAIT ICI :
http://kim-bong-park.over-blog.com/article-top-10-3-57136751.html

Typhoon, Kwak Kyung-taek, 2005
Un film de pirates qui se passe au 21ème siècle, c'est un peu le rêve de Joy Means Sick. Des forbans sans foi ni loi qui pillent les voiliers de milliardaires avant de se réfugier à Mogadiscio ou sur une île de la mer de Chine poursuivi par un hélico plein de ricains qui n'ose pas se poser de peur de se transformer en faucon noir... Il lit encore quelques phrases du synopsis puis s'interdit de continuer. Un film de pirates du 21ème siècle existe, c'est déjà ça. Pas la peine de savoir que le tout prend une ampleur politique, que le pirate en question est plutôt un terroriste et qu'il veut détruire les deux Corée et que l'on ne mettra jamais les pieds sur la côte somalienne ou dans le détroit de Malacca. Par contre, ça va être difficile de fermer les yeux sur cette esthétique aseptisée. Putain merde quoi, c'est des pirates quand même, y a pas grand chose de plus inspirant normalement.
M, Lee Myung-see, 2007
Hong Kyeong-pyo n'aurait beau avoir fait qu'un film dans sa carrière, si ce film avait été M, on lui aurait quand même consacré un article. Ca a l'air d'être le grand n'importe quoi, l'absence totale de retenue et de réflexion. La folie des grandeurs, ou l'excès de coke. On laisse la parole à Epikt qui, tout comme Pierre Ricadat, a gratifié le film du sévère 1/10 sur Senscritique :
« En théorie la photographie est sensée servir le film... bah là c'est l'inverse, le leitmotiv de M doit être "un plan = un effet visuel à la con", sans que cet effet ne serve jamais la moindre idée, le moindre propos ou la moindre démarche. Pourtant, pas forcément souvent mais de temps à autre, on se dit que tel effet pourrait donner quelque chose (et du coup mériterait d'être réutilisé) si seulement 1/ en bonne machinerie de cinoche expérimental pasteurisé chaque effet n'avait pas pour conséquence de totalement aseptiser l'image et 2/ le film n'avait pas été confié à un cinéaste à la botte de son chef opérateur mégalo, et surtout sans le moindre sens du cadre, du rythme, du son ou de la musique,... bref sans le moindre sens de la mise en scène et de l'image (ce qui est un comble). Et encore, je suis en général plutôt client des films de pubeux qui font des ronds de jambes, mais là c'est trop, je décroche. D'autant plus que toute cette belle mécanique est au service d'un scénario ridicule, aux ficelles douteuses, aux poncifs incessants, à la grandiloquence agaçante et aux personnages en toc. »
Le film en compressé 4/3 pour que ça pique encore un peu plus les yeux :
Une sorte de clip sur des images du film, qui donne déjà une bonne idée de l'ampleur du truc :
Love Exposure, Lee Eon-hie (et non Shion Sono), 2007
"These days, women want it all: good job, hot romance, and incredible sex." Le mâle coréen est une putain de victime, ou porte un marteau dans le holster.
Eye for an Eye, Kwak Kyung-taek & Ahn Kwon-tae
Hong Kyeong-pyo retrouve Kwak Kyung-taek, cette fois-ci épaulé de Ah Kwon-tae, pour un film d'action urbain avec des inspecteurs en costards taillés sur mesure. Je me suis toujours demandé si les chefs opérateurs coréens utilisaient si souvent les teintes froides (bleu, vert) pour atténuer le jaune des peaux...

Mother, Bong Joon-ho, 2009
Sa filmo commençait à perdre en prestige et Bong Joon-ho manquait à son tableau de chasse. Une façon de remettre les points sur i.

Haunters, Kim Min-suk (qui a co-écrit Le Bon, la Brute et le Cinglé), 2010
Le premier rôle de « bad guy » pour Kang Dong-won (qui partage l'affiche avec Song Kang-ho dans The Secret Reunion), le pitch est assez chelou : apparemment un affrontement entre un caissier et braqueur aux pouvoirs mentaux frustré que son talent ne marche pas sur le premier. En ce qui concerne l'image, des tons chauds pour un polar noir, c'est un truc qui reste à éprouver. En tout cas on a découvert ce site, qui non content de mettre des notes (sacrilège), applique la logique scolaire jusqu'au bout : pour Haunters, c'est B- ! http://thefilmstage.com/reviews/nyaff-review-haunters/

Always, Song Il-gon, 2011.
Présenté à Busan cette année, ça a tout l'air d'un mélo sentimental et on peut lire de ci de là que c'est plein de clichés. Song Il-gon, c'est le mec qui a réalisé entre autres Feather in the Wind et un court ou moyen métrage nommé The Magicians qui a fait du bruit à l'époque. Pour nous, honnêtement, c'est encore un territoire à explorer. Niveau lumière en tout cas, ça a l'air de correspondre à la demande et aux clichés du genre : douce et désaturée.
