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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 17:45

Ieodo, Kim Ki-Young

 

Dissertation de philosophie à rendre pour le 11 octobre 2010.

 

Sujet :

 

A l’appui de votre visionnage du film de Kim Ki-young, Iodo, vous étaierez la proposition de Nietzsche dans Par-delà le Bien et le Mal  selon laquelle « tout ce qui est profond aime le masque ».

 

 

LIEN VERS LE FILM SUR YOUTUBE

 

 

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Chun Nam-suk (CNS), originaire de l’île d’Io, participe à une croisière assurant la promotion d’un vaste projet hôtelier sur son île. Cette île est peuplée de femmes « plongeuses » qui pêchent des coquillages et semblent y faire régner un ordre, traditionnel voire mystique, dans lequel la position de l’homme est en retrait. En désaccord avec ce projet, CNS fait savoir aux promoteurs que l’île est sacrée et qu’en conséquence ils ne sauraient mener la construction à son terme. La nuit suivant cette altercation, il disparaît étrangement du bateau sans laisser de traces. Tout porte alors à croire que les promoteurs, en particulier l’instigateur du projet, sont à l’origine de cette disparition. 

 

Le film s’ouvre donc sur ce premier élément qui échappe a priori au pouvoir de la raison : quelles sont les véritables motifs de CNS, et qu’entendait-il par ce caractère sacré de l’île ? L’histoire de Iodo sera donc l’histoire d’un procès qui mènera une instruction en fouillant dans l’existence du disparu. Par cette remontée dans la vie de CNS, on apprend qu’à la borne supérieure de sa vie, matérialisée par une disparition étrange, répond une borne inférieure par laquelle CNS « naît » au film et se matérialise comme personnage paradoxal et problématique ; il s’agit d’une infraction. Devant quitter l’île d’Io suite à l’enlèvement de son père par le « démon des eaux » régnant autour et sur Io, CNS commet un acte d’amour, ou de viol, sur Min-ja, une fille éperdument amoureuse de lui qui était prête à le suivre et qui s’était corrompue en volant de l’argent pour lui permettre de réaliser son voyage.

 

Cet évènement serait, selon les vieilles vigies de l’île, à l’origine d’une malédiction qui frappe CNS – celle de la menace d’être tué par le démon des eaux-, et les femmes « plongeuses » – qui ont été rendues stériles. De ce fait, Iodo cherchera à faire la lumière sur cet acte, à dévoiler sa portée, à éclairer son sens, car dans cette infraction réside l’explication des circonstances de sa mort et peut-être la solution à la crise de fertilité. Si Nietzsche entendait dire par sa formulation qu’on avance nécessairement masqué lorsqu’il s’agit d’établir une vérité fondamentale, on peut alors comprendre le lien entre cette proposition et le film par le fait que cet acte originaire présente un caractère qui dépasse a priori le bon sens et qu’il s’agit de fouiller, de triturer, voire de harceler cette représentation pour en dégager le principe et rétablir l’ordre naturel qui régnait sur l’île. 

 

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Dans le film, le premier masque, au sens physique du terme, ce serait ce filtre bleu quasi permanent sur l’image. On repense alors à la conception d’Almodovar selon laquelle il y a trois domaines dans lesquels le réalisateur garde un contrôle absolu : le texte, le jeu d’acteur et le choix de la couleur principale du film (celle qui dominera dans les décors, les costumes, et qui donnera au film son ton général). Cela est parfaitement vrai dans Iodo où l’océan donne le la : froid, profond, agité, pour le jeu d’acteur, les textes et la couleur (bleu) du film.

 

Ensuite c’est le « genre ». Le « film de genre » est un masque parfois utile en ce sens qu’il permet de creuser en profondeur tout en donnant un niveau de lecture de surface : une histoire, un suspens. L’histoire, c’est d’ailleurs sûrement le masque le plus important que peut porter un film, le premier degré. Dans le cinéma, que peut-on bien vouloir masquer ? Masquer ne rend pas profond, mais les choses profondes ne se livrent pas, il faut aller les chercher, donc les cacher un minimum. C’est parce qu’elles ne vivent pas en surface qu’on ne peut les exprimer avec un langage de surface. Un problème de nature au fond (ou de réception ?). A ce stade, on peut déjà établir une première liste de mauvais élèves : Gaspard Noé - Enter the Void, se veut profond et explicite : les horribles scènes d’enfance; Woody Allen, l’ironie comme faux masque, puisqu’il porte son propre masque. Il se moque de lui pour mieux se mettre en valeur - Deconstructing Harry : « pourquoi se le cacher, le personnage c’est moi ».    

 

Ces paragraphes préliminaires nous permettent ainsi d’ouvrir la voie à une problématique qui pourrait se formuler en ces termes : est-il jamais possible de faire tomber le masque ? Ou, de manière plus prosaïque, aura-t-on la possibilité de comprendre et de donner une valeur à l’acte initial liant CNS et Min-ja ?

 

Pour développer cette problématique, la dissertation se déroulera en trois parties. La première partie consistera en un travail de défrichement par lequel le rôle de l’île d’Io sera explicité. Ensuite, nous verrons dans une deuxième partie qu’une des manières de harceler le masque est d’opter pour une instruction inquisitoriale biaisée. Enfin, nous verrons dans une dernière partie que s’il s’avère impossible de démasquer cet évènement, la seule issue possible consiste à créer une fiction qui remet en scène l’acte : ainsi émergent mythologie et sacerdoce.     

 

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Première partie :

 

On ne peut pas limiter la lecture du film à l’opposition rapide entre tradition et modernité du fait que l’île d’Io possède un aspect fantastique qui la rend atemporelle. D’entrée de jeu, on assiste à un gros zoom sur la maison de Min-ja. La caméra, posée sur le bateau, tremble. Dès la scène suivante, un dézoom rapide. Sans appartenir aux canons de l’esthétisme classique, la figure de style est récurrente, assumée, omniprésente. Obligatoire, même, au début et à la fin de chaque flash-back : zoom-in sur un visage et fondu au flou pour y entrer, zoom-out et nouveau fondu au flou pour en sortir. Pas franchement aérien comme style, de la grammaire de base, on pourrait en tirer des interprétations de base, type « l’analyse de film pour les nuls » :

- niveau 0 : on entre et on sort de la tête du personnage ;

- niveau 1 : entrer/sortir, pénétration et obsession de la population féminine de cette île ;

- niveau 2 : le ressac de la mer, immuable, comme la figure de style.

 

Il semble que ce niveau 2 se prête à notre propos. L’île est une irruption. Elle s’élève sur la mer, laquelle peut s’assimiler vu la configuration du film à  un apéiron, à un indéterminé dont témoigne l’Odyssée. Ainsi Io est ce qui surgit, ce qui monte, ce qui vient à la vue, qui est rendu présent. Elle est mise en scène comme élément-limite. Les personnages évoluent sur cette roche violente, pleine, insaisissable par le concept, qui exprime une sorte de profusion, comme le témoignage de la nature naturante – on peut le sentir par le bruit exagérément amplifié du vent, les ressacs violents des vagues ou encore les cadrages spécifiques qui engloutissent les protagonistes dans un fond qui les dépasse.

 

L’île manifeste d’une certaine manière une vitalité, une force, un prestige physique voire moral. Elle semble être une émanation d’un ordre naturel qui est la profondeur même de la Terre ; cet ordre naturel est ce qu’il y a d’évident et d’implacable dans ce qui ne cesse de s’échapper. Cet ordre naturel pourra irrémédiablement être pointé du doigt, il restera toujours « à dire ».

 

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Sur cet espace lisse, comme nous l’avons déjà dit, une infraction a été commise. Cet acte, liant CNS et Min-ja, s’est déroulé au bord de l’eau, sous l’enveloppe des vagues. Min-ja, attachée, se trouvait ainsi à la croisée d’un double-contact : celui de CNS et celui de l’ « île », que l’on réduira par commodité comme les femmes-plongeuses au « démon des eaux ». Etant donné l’alternance parallèle des plans de vagues et des plans serrés sur le visage de Min-ja, la question pourrait presque se poser de la primauté de l’accouplement : avec qui Min-ja s’est-elle réellement accouplée ? Nous arrivons déjà à une première limite que nous impose le masque – nous n’avons même pas de certitude sur le critère organique.

 

Une chose semble pourtant assurée, c’est la diffusion de l’infraction. En effet, il faut voir cette infraction non comme un élément discret et ponctuel, mais comme un halo continu. Le déséquilibre induit par l’infraction s’est propagé comme on charge électriquement une plaque de fer : sans immanence totale, mais presque. Cette idée est astucieusement reprise par Booba dans une de ses chansons lorsqu’il dit « Si j'traine en bas de chez toi, j'fais chuter le prix de l'immobilier » (Boulbi). C’est bien de cela qu’il s’agit, l’île subirait une dépression, elle est déséquilibrée. Peut-être serait-il possible de proposer l’interprétation suivante : ce ne sont pas les personnages qui sont fous, déséquilibrés, mais l’espace dans lequel ils évoluent qui porte l’attribut-folie comme grandeur intensive - comme la température est une grandeur intensive de l’espace qui fait varier l’état de notre corps.

 

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« Malheur à celui par qui viendra la violence » donc, pour reprendre la mise en garde d’Eschyle. Alors que le montage de la séquence du « viol » suggère un accouplement total avec les éléments, une manière de fusionner, de faire « atome », d’être insécable avec l’île, la conséquence en est désastreuse. Les femmes n’ont plus leurs règles, les poissons meurent, la misère s’installe progressivement, tout comme la lassitude et les rapaces. Cette île est corrompue. Il s’agira donc de retrouver le coupable, de le « consommer » et de le rendre, pour rétablir l’équilibre antérieur.

 

Pour marquer le coup, et montrer le passage au temps du procès, le film passe de cette posture atemporelle contemplative à une entrée dans le monde judiciaire par lequel le temps sera déformé, refait, retravaillé, répété ; tantôt raccourci, tantôt rallongé. Ce procédé témoigne du passage à l’instruction du procès, le film mène son enquête et cette enquête nécessite quelques prises de liberté avec la norme chronologique, comme un enquêteur a besoin de revenir en arrière sur certaines pièces du dossier ou au contraire de passer rapidement sur des éléments insignifiants.

 

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Deuxième partie :

 

Lors de la disparition de CNS, nous ne savons pas encore s’il a été emporté par le démon des eaux ou s’il a été victime du promoteur immobilier, sur lequel pèsent les soupçons les plus lourds. Selon l’inspiration géniale de Rashomon, quoique de manière moins audacieuse, Iodo fera donc l’instruction d’un procès. Mais qu’on ne s’y méprenne pas, ce n’est pas le promoteur qui se trouve en fait sur le banc des accusés, mais bien plutôt CNS, soit a priori la victime elle-même ! Cette remarque a une justification toute simple : nous n’assistons pas au procès du promoteur pour le meurtre de CNS, il s’agit en fait du procès de CNS pour atteinte à l’ordre public de l’île ; ou Iodo c./ CNS. On peut comprendre très vite cela par la teneur même de la procédure : si cela avait été un procès privé, c’est-à-dire un procès opposant deux particuliers, nous aurions alors assisté à un récit type Rashomon : des points de vue différents sur un même évènement, chacun ajoutant son argument sur la version de l’autre ; cette procédure est une procédure contradictoire. Ici, la procédure est inquisitoriale, c’est-à-dire que le juge (le spectateur ? le réalisateur ? voire l’île ?) dirige lui-même l’enquête en essayant de concilier l’intérêt supérieur de l’île et l’intérêt particulier de CNS. Iodo se situe ainsi dans le domaine du droit public. CNS ayant été emporté par le démon des eaux, selon l’explication tangible qui apparaît à un moment du film, la question est donc la suivante : le cadavre de CNS peut-il être rendu sur l’île ou doit-il être condamné à la désagrégation dans l’indétermination de la mer entourant Io ? En fait, l’enjeu est le suivant (nous aurons l’occasion de le développer dans la dernière partie) : la descendance de CNS a-t-elle droit de cité sur l’île ? 

 

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Maintenant que ce point est clarifié, il est envisageable de s’intéresser à l’intérieur de la procédure même. La production du masque bat alors à plein régime. D'ailleurs, la musique elle-même en témoigne : elle n’a pas vraiment d’apogée, ni de crescendo. Elle sous-tend le film du début à la fin, la tension frémit comme la corde d’un violon, sans montagnes russes, parfois jusqu’à saturation. Au début elle fait penser à une aciérie où des bruits de métal, de machines, d’écrous, et autres engrenages s’enclenchent : un parallèle avec la mécanique de l’enquête peut alors être envisagé.

 

 

Ce procès est ésotérique ; au fond, personne ne comprend vraiment ce qu’il se passe ou ce qu’il s’est passé. Cette confusion est si grande qu’à un certain point de l’instruction, l’amalgame finit par être fait entre l’île, CNS, et l’acte. Le masque est alors total, les personnages ne savent plus rien. Mais comme tout processus signifiant, cet évènement étrange ou les interprétations qu’ils en font distribuent les rôles de chaque intervenant. Le quatrain suivant, d’Omar Khayyâm, prend alors tout son sens :

 

Pour parler selon le vrai, pas de métaphores,

Nous sommes les pièces d’un jeu, le Ciel est le joueur ;

Nous jouons un petit jeu sur l’échiquier de l’existence,

Puis, un par un, nous rentrons dans la boîte de la non-existence.

 

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Les différents protagonistes qui interviendront dans la procédure pour raconter à coups d’ellipses tortueuses l’histoire de CNS sont comme des jouets, des pantins qui ne semblent être fait que pour produire un discours archétypal, préenregistré, ou, pour adapter une formulation de Leibniz à notre contexte, un discours « sans fenêtres ». Les discours des intervenants (entre autres : une vieille prêtresse, un ami déçu, un patron, une jeune femme amoureuse de lui et Min-ja elle-même), sont en fait l’occasion pour eux de s’épancher, de se déverser dans CNS. Ce qu’ils racontent de CNS, c’est ce qu’ils ont vu de lui qui faisait écho en eux : ils se racontent eux-mêmes. En témoigne pour cela l’improbable variation de tonalité selon les récits : CNS sera tantôt timide, tantôt joueur ; tantôt idéaliste benêt, tantôt réaliste véreux ; une fois saint-simonien à Wall Street, une autre fois Carnegie fouriériste. De tout cela, on peut conclure à une stratégie pour ébranler le masque. Ces différentes « attaques » perspectivistes sont autant de lignes visant à trancher l’opacité multidimensionnelle de l’évènement qui se cache à la compréhension. Ces attaques sont aussi biaisées (mais peut-on être « objectif » face à un évènement ?), elles ne sauraient ressaisir adéquatement CNS et son acte.

 

Finalement, le démon des eaux rend le corps avant la fin de l’instruction, comme une manière de dire que la justice humaine est limitée. Il faut ainsi laisser place à l’instance pour un simulacre de jugement, alors que tout est déjà juridiquement convenu – le retour du cadavre correspond au retour des menstruations.

 

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Troisième partie

 

Pourtant, le sens et la portée de l’évènement restent voilés. Si le retour du cadavre de CNS coïncide avec le retour du caractère cyclique de la nature par la réhabilitation de sa fonction reproductive, une question reste en suspens : quid de sa progéniture ? Cette question est rendue d’autant plus difficile que CNS est mort. A ce moment là de l’instance, Min-ja se révèle : elle n’est pas morte (ce que laissait entendre le reste du film), c’était en fait la serveuse du bar de l’île. Une fois son identité certifiée, la sorcière, qui fait office de substitut du juge « naturel », lui remet à bon droit le cadavre de CNS. Ce qui se déroule alors est proprement prodigieux.

 

L’acte initial ayant été exécuté par infraction, on cherchera à « régulariser » cet état de fait en récréant de manière fictive l’acte copulatoire entre CNS et Min-ja. La sorcière lui affirme, en mêlant des considérations juridiques, médicales et mystiques, qu’on va pouvoir la réparer de son préjudice parce que le cadavre de CNS a été conservé dans le froid, et que de ce fait, ses spermatozoïdes ne sont pas morts. Cet état de froid va encore dans le sens d’une suspension. Ce monde insulaire était resté en suspension jusqu’au règlement du litige. Donc Min-ja va pouvoir « reprendre » là où elle en était et accomplir son désir légitime, avoir un enfant, et in extenso, garder quelque chose de CNS, le tout dans une légalité retrouvée.

 

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Mais dans la réalité, ce qu’il s’est passé est tout autre : Min-ja, persuadée de ce que le promoteur est une réincarnation de CNS (ce dernier lui ayant dit qu’il reviendrait sous une autre forme par bateau), avait déjà consommé l’acte avec le promoteur, qui, selon le bon sens, doit être celui qui l’a fécondée. Pourtant, la fiction dans laquelle s’enferme Min-ja est totale. Elle est persuadée, selon l’enseignement de la sorcière, que CNS pourra lui transmettre son sperme. Elle en arrive donc à un point de pieuse nécrophilie pour remettre les choses dans le « bon ordre ». Cette fiction est proprement vertigineuse, le genre d’illumination à fonder des civilisations.

 

Finalement, ce qui a l’air de se passer, c’est qu’au lieu de faire tomber le masque, un masque de masque est créé pour s’approprier de manière fictive l’acte initial, à défaut de le saisir réellement. En revanche, dans la mesure où c’est Min-ja qui reprend le cours des évènements, le film suggère qu’il y a une forme de familiarité, de parenté, pour ne pas dire d’ésotérisme consubstantiel à tout évènement. Cela voudrait dire qu’un évènement ne parvient à être perçu pertinemment que par l’action de celui ou celle qui est l’objet de cet évènement. A contrario, la disqualification de Mme Park, qui se faisait passer pour Min-ja auprès de CNS, souhaitant profiter comme une passagère clandestine du délice de l’infraction sans en subir les conséquences, de manière un peu perverse et un peu masochiste, illustre également le fait qu’une parenté est nécessaire entre l’évènement et l’objet de l’évènement pour prétendre en diffuser un masque certifié conforme.

 

Enfin, la conséquence de cette fiction, de cette élaboration d’un masque de masque, réside dans l’édification d’un sacerdoce : n’étant pas communicable, l’évènement doit se cultiver pieusement, religieusement. Cela est parfaitement mis en scène dans Iodo par l’isolement progressif de Min-ja, au point de devenir la seule femme résidant sur l’île, pour cultiver la mémoire de CNS.

 

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BONUS

 

Commençons léger, une petite sucrerie maintenant que ce pavé est dans votre estomac : The Fresh Prince of Bel Air, Will Smith et sa coupe playmobil. Une variante sur le thème : les jeux d'alcool finissent toujours mal.

 

 

 

 

Les connexions au sein de nos cerveaux ne sont pas toujours logiques. Et quand JMS voit le mari de Iodo disparaitre soudainement d'un plan, ça lui fait penser à la mort d'Obi-Wan Kenobi dans Star Wars. Bonus nostalgie, encore.

 

 

 

Pire même, il proclame fièrement que ça lui fait penser à la "disparition ninja" des sbires de Schreder dans Tortues Ninja 2 (le film). On n'a pas réussi à remettre la main sur la scène en question, mais une petit rap de Tortues ça en se refuse pas.

 


 
 

Pour ceux qui veulent aller plus loin, qui lisent l'anglais et qui s'intéressent à l'histoire de la Corée, on vous conseille les pages Wikipedia sur Parangdo ("this is really Parangdo" dit CNS à un moment du film au sujet l'île de Iodo). Une île occupée par les Japonais puis réclamée par les Coréens à la fin de la seconde Guerre Mondiale. Seul problème, ils étaient incapables de dire où elle se trouvait. Plus tard ils ont décidé que ce serait Ieodo. Mais maintenant c'est les Chinois qui sont sur le coup.

 

PAGE RUSK DOCUMENTS

 

PAGE SOCOTRA ROCK

 

Elle est du mainland ; Min-ja arrive sur l’île, on la met en garde : ne pas utiliser son corps. Elle sert dans le bar ; elle chante Iodo sana ; « enlacement » des personnages sur la jetée et puis comme ça, d'un coup, magnifique:

Mendelssohn – concerto pour violon, vivace ma non troppo :

 

 


 

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Published by Kim Bong Park - dans Horreur - Fantastique
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