Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:43

 

Fiche technique sélective.


Réalisation : Ryoo Seung-wan


Casting: Choi Min-Sik (Gang Tae-shik aka human sand bag), Ryu Seung-beom (Yoo Sang-hwan aka le putain d’animal), Lim Won-hie (Won Tae, le petit frère magouilleur de Tae-shik), Oh Dal-su (Young Dae, le méchant qui aime faire manger ses ongles), Na Mun-hee (la grand-mère de l’animal), Seo Hye-rin (la femme de Tae-shik, qui devrait faire plus de films), Jeon Ho-jin (Sang-chul, le gentil restaurateur)


Directeur photo : Jo Yong-gyu


vlcsnap-19359 

Le troisième film de Ryu Sang-wan, Crying Fist, est un manifeste grandiose façon La Fin de leur monde (IAM) où les punchlines sont mises au placard pour laisser place aux punchs tout court. Allègrement bastonné de bout en bout par les deux acteurs principaux, Choi Min-sik et Ryu Seung-beom, le film est un énorme coup de pression où désespoir, amour, rage, haine, amitié, rancœur, remords, honte et bêtise (peut-être tous à la fois !) sonnent au diapason d’un métacarpe entassé.


Pour l’histoire, nous avons affaire à deux ratés finis dont le parcours chaotique est raconté par le film jusqu’à leur rencontre finale. Le premier, Gang Tae-shik (Choi Min-sik), est un ancien boxeur finaliste des Jeux Olympiques. Père violent d’une famille vivant dans la misère, il gagne sa vie sur une artère marchande de Séoul en proposant aux badauds de se défouler sur lui moyennant rémunération. Le second, Yoo Sang-hwan (Ryu Seung-beom) est une petite frappe à dreadlocks vivant avec son frère et sa grand-mère chez son père. Frayant son chemin entre larcins et rackets, il finit en prison à la suite d’une agression sur un vieux type plein de fric qui finit mal. C’est dans cette prison qu’il découvre la boxe.  


Unis par le Noble art et une empathie pour l’humanité qui semble à première vue tendre vers zéro, les deux compères traversent le film entre crasses et coups de putes sous l’œil perfide d’une étoile acharnée contre leur sort. Leur histoire est une chute aux enfers jusqu’à ce qu’ils décident, chacun de leurs côtés, de s’inscrire au championnat national de boxe anglaise. Oui, vous avez bien deviné : ils finissent par se rencontrer en finale.


 

vlcsnap-392231

 

« Emprunter est une erreur. Seul le v(i)ol est justifiable »


Bien sûr, dans la citation de Pedro Almodovar, la parenthèse et son contenu n’y sont pas. Dans Crying Fist, comme dans le cinéma coréen, elle s’impose. Le v(i)ol, c’est d’abord la relation avec les Etats-Unis et Hollywood qui ont envahi le pays et sa culture, soutenus le régime militaire puis fait sauter les quotas au cinéma. En même temps quand on regarde la Corée du Nord… Les films coréens sont sûrement les plus américanisés du monde asiatique. Et alors ? N’allez pas croire que Seoul s’est fait bouffer par L-A façon fast-food. Tous ses plus beaux bébés sont nés d’unions où Hollywood fut traité comme une catin. D’ailleurs en période cannoise, passe aveugle à Lee Chan Dong dont on n’a pas vu le film mais en qui on place toute notre confiance : il repart avec le prix du scenario, histoire de.


 

vlcsnap-396295


 

Le prix du scenario, Crying Fist, lui ne pourra jamais y prétendre. Sa construction binaire et doublement linéaire nous prouve encore une fois que la somme des parties n’est pas égale au tout. Là où un AmoursChiennes (Iñarritu) s’éclate, Crying Fist s’étale. Les deux histoires se marchent sur les pieds et ne se rencontrent qu’en bout de course pour un combat attendu depuis trop longtemps. Et pourtant… le film est loin d’être raté, c’est même excellent. Les sous parties ne s’insèrent pas toujours parfaitement dans l’ensemble mais elles sont chiadées au possible, toujours justes, tremblantes comme de véritables boules de nerfs. On démarre même sur les chapeaux de roues et le spectateur ne peut qu’encaisser des coups savamment distillés. Scène culte d’ouverture où Choi Min-Sik incite les gens à venir se défouler sur son corps d’ex champion fatigué, poursuite en moto puis  distribution de claques aux sous-fifres pour Ryu Seung-beom, deuxième scène culte pour Choi min-Sik au commissariat. Décidemment le combat est lancé. Catégorisés boxeurs super légers dans le film, Choi Min-sik (toi je t’aime) et Ryu Seung-beom (j’ai bien noté ton nom) sont époustouflants. Parfaits dans leurs rôles de boxeurs, jeune loup et vétéran légendaire se rendent coups pour coups à chaque scène dans ce combat de coq qui les oppose à distance. Et comme si cela ne suffisait pas, c’est le casting au grand complet qui nous livre un perfect. Honnêtement chaque acteur mériterait un paragraphe à lui tout seul. La réalisation ? Un récital avec de très rares fausses notes. La lumière ? Faut être sérieusement burné pour décider de donner une telle puissance au soleil, de cramer les visages des personnages et d’accepter d’avoir la moitié de l’écran qui devient tout blanc.


 

vlcsnap-447380

 

 

 

Nos deux héros n’ont rien d’Hollywoodiens. On sent clairement un lien avec les films de boxe US mais Silvester peur serrer les fesses : ce n’est ni d’emprunt, ni de vol qu’il s’agit mais bien de viol. Les deux héros évoluent dans un cadre balisé, le taulard qui trouve un sens à sa vie grâce à la boxe et l’ancien champion qui décide de remonter sur le ring, qu’ils déforment bien volontiers à coups de crochets et d’uppercuts. Ils ne sont pas Hollywoodiens parce que ce sont de vrais salopards et qu’ils sont assumés en tant que tels. Pas des pauvres bougres auxquels le spectateur va s’identifier tout de suite, non, de vrais salops. Tae-shik bat sa femme et insulte son gosse quand il vient demander pardon. Sang-hwan refuse de voir son père en prison et n’adresse pas la parole à sa grand-mère venue le supporter. Sans parler des taquets qu’ils distribuent tous deux allègrement à qui tendra la joue. Et pourtant on s’y attache. D’une part parce qu’ils possèdent un charisme hypnotique, d’autre part parce que, finalement, on les comprend. Leur violence est totale et ils en sont le noyau dur : ils se détestent eux-mêmes avant tout. C’est une psychologie classique mais on l’aborde frontalement, sans jamais tomber dans l’explicatif et elle anime film et personnages de bout en bout. « Mais pourquoi se battent-ils sans cesse ? » se demande la grand-mère devant la télévision, une question qui traverse tout le cinéma coréen et à laquelle chaque film répond à sa manière.



vlcsnap-394304 

 

Crying Fist aurait pu être une déclaration faite torse bombé, une volonté de quitter la rue pour monter sur le ring, une envie de grandeur. Ce n’est pas le cas. Le combat final se déroule dans une salle à moitié vide et se ponctue par une victoire aux points. Pas d’uppercut, pas de flashs, pas d’héroïsme. D’ailleurs le vainqueur se moque du trophée et préfère enfin rejoindre les siens dont il peut désormais supporter le regard.


 

vlcsnap-432982

 

Aux inévitables scènes « Eye of the Tiger » où les héros s’entrainent sur une musique dynamique répondent des passages bien plus percutants où boxe et musique traditionnelle se mélangent dans un contrepoint saisissant. La route est longue jusqu’au premier véritable combat de boxe. Pendant plus d’une heure, Tae-shik joue les punching ball humain en pleine rue. Spontanément, il se place ainsi tout en bas de l’échelle, proposant à ses semblables, ceux qui souffrent, de se défouler sur sa personne. Au fond tant qu’il est en bas, parmi les modestes et les honnêtes, tout va bien. Quand les médias s’en mêlent et que de jeunes coqs viennent pour se divertir à coup de poings, on sent que ça tourne chocolat. C’est un peu les States et leur Entertainment qui viennent tout gâcher. D’ailleurs Tae-shik le dit à son frère qui lui propose de passer aux infos « ce n’est pas un divertissement ». De clown populaire Tae-shik devient animal de foire en devenant « célèbre ». Moralité : mieux vaut rester dans l’ombre, à l’abri de cette lumière qui vous crame le visage et vous expose. Mieux vaut rester Coréen.

 

Joy Means Sick.


 

vlcsnap-397318 

 

Percutants. Percutante.


(Ce qui suit est une gâterie en bonne et due forme : âmes sensibles s’abstenir).

 

Avant de commencer à me répandre de manière impudique sur les deux foufous de service, je tiens quand même à préciser que TOUS les acteurs sont très bons dans le film. Crying Fist n’est pas victime du syndrome du personnage-secondaire-bâclé-et-mal-joué. Mention spéciale pour Oh Dal-su qui joue un petit caïd local qui a une dent contre le vétéran. On a pu apercevoir cet acteur aguerri dans Oldboy, The Host, A Bittersweet life et quasiment tous les bons coups du nouveau cinéma coréen. Perso, j’adore sa dégaine.


 

vlcsnap-499807

 

Passons aux choses sérieuses. Sans tourner autour du pot : ce vieux loup de Choi Min-sik (qui est végétarien au passage !) et le très prometteur Ryu Seung-beom crèvent littéralement l’écran. Ils cristallisent la pellicule à chaque apparition au point de réduire le film à un roman-photo. La révolte qui traverse leur corps épuisés, la colère à peine retenue qui s’échappe de leurs visages (« son regard pourrait tuer » dit l’entraîneur de Yoo Sang-hwan), et plus généralement leur moindre geste expriment un désespoir, une tragédie presque génétique. Oscillant durant tout le film entre indifférence et bêtise irrécupérable, ces deux là paraissent handicapés à vie, envers et contre tous. Une sorte d’inadéquation cosmique avec l’univers. De cette maladresse, voire de cette poisse qui ne les met jamais au bon endroit au bon moment, il ressort de leurs caractères une antipathie profonde et angoissante. Une antipathie géniale aussi car elle est sans concessions.


vlcsnap-42382

 

 

Le vétéran, Gang Tae-shik, est vraiment baddant. Il n’a jamais connu de véritable consécration et s’accroche à sa médaille d’argent des JO comme une vieille peut se tenir à un poteau du métro parisien. On lui répète que c’est un looser. Lui-même se comporte comme un porc avec sa femme et son fils. Il ne fait que les décevoir et s’enferme dans une spirale négative à laquelle il n’oppose que de la violence. La seule relation à peu près stable qu’il semble avoir est celle qu’il entretient avec son frère. Ce dernier doit de l’argent à Tae-shik. Il vit de magouilles et dépense sa thune aux jeux. C’est aussi un pauvre naze, mais il passe mieux en société. Pourtant, il garde un lien fort avec son frère. Il finit d’ailleurs par rembourser symboliquement sa dette en acceptant de manger les rognures d’ongles du petit caïd joué par Oh Dal-su pour que celui-ci leur paye des équipements de boxe en vue de la préparation du championnat. Plus tôt dans le film, on voit Tae-shik et sa femme s’embrouiller dans leur salon, et que fait Tae-shik ?? Il se coupe les ongles, comme par hasard…


 

vlcsnap-445371

 

Ce bougre est de la race des esthètes qui ne s’assument pas. Techniquement balèze dans son rôle de punching bag, il prend chaque jour la température d’une société dans laquelle, selon lui, il n’y a que trop peu de passion. Le réalisateur montre d’ailleurs très finement ce point par la succession des clients de l’ancien finaliste. Alors que les premiers semblent hésitants, les suivants s’en donnent à cœur joie et n’hésitent pas à demander des extras comme la possibilité d’utiliser les jambes. Dans la constante expiation de sa misère, il s’atèle avec une discipline de teuton à sa propre destruction physique et morale. Déchet public, il atteint l’ultime phase de l’Entertainment salace qu’il s’impose lorsqu’un client lui demande si on peut le payer par carte. A des années-lumière de ces considérations bien proprettes, Tae-shik a des dettes à payer et acceptait déjà de se faire taper sans avoir le droit de retourner les coups. Pour un poète de cette trempe, c’était déjà devenir un animal. Il ne recule devant aucune humiliation.



vlcsnap-445468

 

 

Le jeune délinquant, Yoo Sang-hwan, est quant à lui un putain d’animal. Le genre de fou dangereux qui n’a même besoin d’un quart de tour pour entrer en chauffe. Sa bestialité s’exprime autant physiquement que socialement. Il se comporte de manière ouvertement méprisante envers sa famille. Il ne les regarde pratiquement jamais dans les yeux. Son animalité se manifeste également par la nourriture. Thème constant d’inquiétude pour sa grand-mère (a-t-il assez mangé ?), il se coule les bols de ramen comme un gros sale et n’accepte pas de dîner avec sa famille, préférant à la manière d’un californian teenager en plein crise d’ado boire quelques gorgées de jus de fruit avant de vaquer à ses sombres occupations. L’animalité, qui confine alors à la sauvagerie, atteint son apogée lorsqu’il arrache avec les dents l’oreille d’un codétenu qui lui avait cherché des noises. Brillant clin d’œil à Mike Tyson et Alan Parker, la scène, qui se déroule dans le réfectoire de la prison, est effrayante tant le déchaînement est fulgurant. Passant du degré zéro de la violence à un moment infini de sauvagerie anthropophage, la séquence s’achève par un gros plan sur le visage ensanglanté de la bête. Gloups, il est bien loin le temps de Bob Marley.



vlcsnap-439324
 

Deux évènements majeurs viennent le percuter de plein fouet, la mort (absurde) de son père et l’hospitalisation grave de sa grand-mère. D’un coup, ça fait deux pions en moins. Il accuse le coup et refuse de montrer le moindre sentiment alors que bien évidemment, à l’intérieur, ça bouillonne chaud. Le génie de l’acteur de ce point de vue indéniable : il arrive à jouer un corps qui crie de toutes ses forces, un corps qui transforme ses blessures en colère encore plus destructrice. C’est véritablement poignant. Dans le même temps, il reste très froid à l’égard de son frère. Face à une telle tronche le quidam, s’il n’est pas parti en courant effrayé par la gigantesque aura de bad que cette pile électrique se trimballe, ne peut se résigner qu’à un : « mais c’est quoi ton putain de problème, t’es pas un être humain ?? ». Perso je serai parti en courant.


 

vlcsnap-22606


 

Choi Min-sik et Ryu Seung-beom se plongent dans leurs personnages avec une aisance bluffante. La façon qu’ils ont d’occuper l’espace pour répandre leur rage sur les murs est beaucoup plus poignante que n’importe quel dialogue à deux balles. D’ailleurs les dialogues sont presque inutiles dans le film. Quand ils ne sont pas franchement nuls.

 


Cependant, si les deux consuls de l’Empire des Coups de Sang gouvernent leur film à la manière des Spartiates, le triumvirat restera incomplet aussi longtemps qu’on n’évoquera pas le troisième grand personnage du film. Percutante, il s’agit bien évidemment de la Boxe. Le Noble Art se taille la part belle du film, souvent même au détriment des deux acteurs principaux. Ainsi, le film n’échappe pas à la séquence d’entraînement intensif Rocky-made en vue de la préparation au tournoi. Même si elle montée en parallèle et montre la souffrance et les sacrifices que chacun des deux consent, elle ne sert pas vraiment à grand-chose si ce n’est pour montrer la Boxe en tant que telle. Régulièrement durant le film, ce sport fait de lignes et de courbes est l’occasion de prouesses techniques. Eh oui, qui dit lignes et courbes dit mouvements de camera. Et là, le réalisateur régale.


 vlcsnap-502412 

 

Parfois filmés plan fixe (combat dans la salle d’entraînement de la prison pour la qualification au championnat), d’autres fois en caméra portée (combats de foire dans la rue), la primauté est tantôt donné au combat en tant qu’évènement autonome, tantôt donné aux combattants en tant qu’ils expriment la boxe par les flexions et extensions successives de leurs poings.


La valse d’esquives de Gang Tae-shik dans son rôle de punching bag, et le focus permanent de la camera sur lui montre dans ce cas là que la primauté porte sur le combattant individuellement. Les différents clients qu’il rencontre sont à chaque fois l’occasion pour lui de montrer qu’à la manière d’un chat, il retombe toujours sur ses pattes, ou ses appuis. Les prises sont très rapides, les rotations de la caméra vont au rythme des esquives de Tae-shik. Ici, ce n’est pas le combat qui intéresse (au fond il n’y en a pas) mais bien la solitude d’un boxeur qui ne peut compter que sur sa réactivité.



vlcsnap-509680

 

 

 

Le co mbat de qualification de Yoo Sang-hwan dans la salle de sport de la prison est pris en plan fixe. Il filme la boxe en tant que règlement de compte entre deux guerriers en furie (l’adversaire est celui qui s’est fait bouffé l’oreille !). Dans cette perspective, on peut dire que les deux combattants s’effacent pour ne laisser la place qu’à l’évènement du combat. D’ailleurs la preuve en est que durant ce combat, les deux s’enchaînent crochets dans la gueule sur crochets dans le foie et c’est le premier qui ploie face à la déferlante qui perd le combat. Après la tempête, Yoo Sang-hwan, les cocards bien là où il faut, reprend son souffle au coin. Un magnifique gros plan en contre plongée le gratifie de la victoire. Et comme par hasard, la lumière illumine son visage. Il a bien fait face à un ouragan. 

 

Avant d’atteindre la finale, on assiste dans la séquence du championnat à un très beau montage en parallèle où les mouvements de l’un sont poursuivis par ceux de l’autre. Le tout est rendu de manière très fluide et donne cette impression déjà très présente que les deux forment un même corps, une même haine.


 

vlcsnap-46820

 

 

Pour ce qui est de la finale, il y a une telle attente avant ce moment décisif qu’elle ne peut pas ne pas être décevante, au moins un petit peu. Au-delà du combat (passablement long), la finale du championnat entre les deux protagonistes principaux participe d’un évènement autonome qui dépasse là encore les combattants. Le combat n’est pas filmé en plan fixe et les mouvements de cameras sont beaucoup plus nerveux. Dans ce combat, ce ne sont plus vraiment leurs poings qui cognent. Les coups pleuvent sans qu’ils n’exercent véritablement de contrôle car c’est la Boxe qui se déroule. Et finalement, les pauvres bouts de choux ne font que payer.



vlcsnap-46705

 

 

 

Certes, ils se sont inscrits dans ce tournoi pour prouver à leurs familles que ce ne sont pas des bons à rien. Mais leur finale est déjà l’aboutissement. Le réalisateur ne pouvait prendre le risque de ternir un des deux grands montres pour donner de la superbe à l’autre. Il fallait donc que leur finale fût en fait une rétribution rendue à la Boxe.

D’ailleurs la victoire est presque anecdotique. En tous cas le perdant à l’air de s’en foutre éperdument.


Ah si quand même, à l’issue de la finale, les visages défigurés, ils parviennent enfin à lâcher enfin un sourire.   

 

Sans Congo.

 

 

 

Bonus Tacks : deux extraits du film (le son est un peu décalé suite à un problème technique)

 

Choi au comico.

 

 

 

 

Ryu distribue les kèches.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by kim-bong-park.over-blog.com - dans Action
commenter cet article

commentaires