Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 15:47

cafenoirposter.jpg

 

Café noir, de Jung Sung-il.

 

Une nouvelle fois cette année, le Festival Franco-Coréen du Film nous donnait l’occasion de découvrir l’œuvre d’un critique de cinéma passé derrière la caméra. L’année dernière, on avait pu voir au FFCF le poignant Ballad of a Thin Man (cliquez ici pour lire le compte-rendu), qui portait un regard désabusé sur les ravages du monde de la prostitution sud-coréenne, au sein duquel deux jeunes Occidentaux cherchaient à percer. Cette année, le FFCF nous proposait une œuvre à peine moins tragique.

 

ballad

Une longue descente aux enfers dans les bas-fonds de Séoul

 

Kape neuwareu (c’est plus classe en Coréen quand même, mais le son [f] n’existe pas ?) raconte l’histoire de Young-soo (le grandiose Shin Ha-kyun qui remet le col montant à l’ordre du jour), un professeur de musique sortant d’une liaison avec la mère d’une de ses élèves, Seong-yoon.  A côté de cette relation, il chavire sur la ligne de crête de l’amour vite fait et des relations sexuelles amicales avec une de ses collègues, Mi-yeon (Kim Hye-na), chipie mais sincèrement amoureuse. Après avoir constaté l’impossibilité de fonder un amour nouveau avec la femme mariée, malgré l’amour qu’il lui porte, il rencontre Seon-hwa (Jung yu-mi), jeune femme qui attend le retour de son amant exactement un an après leur séparation, et qui désespère de son retour en raison du retard qu’il a pris. Young-soo, romantique transi, se prend à espérer l’abandon salutaire de l’amant en question pour pouvoir le remplacer dans le cœur de Seon-hwa. Je sais, dit comme ça, ça ressemble à un film de Hong Sang-soo (que le réalisateur a par ailleurs contribué à défendre et à promouvoir, dans le cadre de sa revue Kino, avec Kim Ki-duk ; cette revue avait le mérite de présenter des films inaccessible à l’époque).

 

Le film de Jung Sung-il se situe à l’intersection entre Les souffrances du jeune Werther de Goethe et Les nuits blanches de Dostoïevski. C’est sympa de l’apprendre, d’autant plus que votre serviteur n’a lu aucun des deux bouquins, mais ce n’était pas vraiment nécessaire de le savoir dans la mesure où  Café noir est avant tout fidèle au cinéma sud-coréen. Les augustes inspirations dont il se réclame ne paraissent pas avoir apporté ce quelque chose de Tennessee, même s’ils servent de fondement à l’histoire. Et puis honnêtement, quand on a la prétention d’explorer les méandres de la misère humaine, s’être frotté à Dostoïevski, Goethe ou Shakespeare, c’est la base. Quand je lis que Park Chan-wook a été inspiré par Dostoïevski, je me dis que c’est la moindre des choses, une manière de montrer patte blanche. Donc Goethe et Dostoïevski, c’est juste un prétexte : derrière, c’est le cinéma sud-coréen qu’on aime qui se cache. On notera tout de même le générique, qui apparaît au beau milieu du film, entre la partie Goethe et la partie Dostoïevski. Un clin d’œil sympa, et pour le coup vraiment original, à Godard, passé maître dans l’art de faire apparaître ses génériques de manière insolite.

 

indie2 


Alors c’est vrai, le film dure 3h20. Le genre d’obstacle effrayant, surtout lorsqu’on vous explique : (i) que le film est prétentieux ; (ii) qu’il se réfère à des livres que tu sais que c’est stylé mais que t’as trop la flemme de lire ; (iii) qu’il rend hommage à la nouvelle vague française ; (iv) que le réalisateur est un critique de cinéma. Ajouter à cela un festival déjà intense et une longue journée de taf dans les jambes, et votre corps devient le lieu d’affrontement ultime entre les forces du Bien, qui vous incitent à la conscience professionnelle et au travail bien fait, et les forces du Mal, qui vous poussent à vous contenter d’un avis express à la East Asia :

 

sans congo (1) 

Malade le jour fatidique, enclume de 3h20, mais dans le doute : 2/5

 

A priori rien qui ne te pousse à frotter le bas de ton jean devant le FFCF. Et encore ! Y aller c’est une chose, ne pas gerber à la fin du film, c’en est une autre. Pour illustrer cela, c’est le moment pour votre serviteur de se faire le relais de propos dont il a été le témoin, lundi soir à la sortie du film, dans la ligne 4 du métro, direction Porte de Clignancourt, en rentrant chez lui. Deux jeunes filles, des lycéennes je présume, absolument scandalisées par Café noir qu’elles venaient de voir, se débattaient à qui mieux mieux pour détruire le film de Jung Sung-il et m’épargner le rôle du procureur de justice qu’il aurait fallu que j’interprète pour donner une vision équilibrée de l’état de l’univers Ω :

 

Lycéenne 1 : (rire alternant entre l’étouffé et l’expansif) « poufffffff…. hihihihihi…..pfff….hihihi mais c’était quoi ce film »

 

Lycéenne 2 : (idem) « hihihi…. Je sais pas…. pfffffou…. Trop chelou quoi….. hihihi…. poufff »

 

Lycéenne 1 : « trop trop chelou quoi… et le passage couleur et NB, c’est n’importe quoi… pfff »

 

Lycéenne 2 : « mais grave et puis la meuf quand elle danse là dans le bar… c’est quoi cette chanson iranienne des années 50 quoi n’importe quoi… »

 

Lycéenne 1 : « HYPER-PTDR MDR MEGA-LOL HYPER-EX-PTDR LLOOOLLL… mais trop quoi et puis ces deux trav’ à la fin c’est n’importe quoi… »

 

Lycéenne 2 : « ouais n’importe quoi… pffffou… ahahahaha…. Mais les Coréennes kiffent le cul on dirait c’est fou… »

 

Lycéenne 1 : «  ouais mais de toute façon je sais pas toi mais j’arrivais pas à faire la différence entre les filles tellement elles se ressemblent quoi… et le mec il sert à rien quoi… »

 

Lycéenne 2 : « HYPER-LOL SUR-PTDR… ouais c’est vrai… bah dis donc il était plus facile à comprendre le film d’hier [je suppose qu’elles parlaient de Late Autumn]… putain c’était quoi ce Wong Kar-waï puissance 20 »

 

Lycéenne 1 : « ouais ce Chabrol là… on dirait un film des Dardennes qui dure 3 heures… »

 

Lycéenne 2 : « ahhh noon attends moi j’adore les frères Dardennes » [WTF ?!]

 

[…]

 

La vie de ma mère, promis, je vous le raconte tel que ça s’est déroulé à côté de moi [Lycéennes pleines de vie, si vous êtes lectrices de ce blog, sachez que vous avez toute mon amitié].

 

Bref, pas facile de dire qu’on a sincèrement aimé le film : (i) même si on a trouvé la longueur éprouvante, mais non inutile ; (ii) pas parce qu’il se branle sur des références livresques qui ne sont par ailleurs pas si affichées que cela ; (iii) en raison du témoignage vraiment bluffant du réalisateur en faveur du septième art. Dès le premier plan, qui montre une jeune fille à genoux demander pardon à Dieu avant de s’engloutir ce qui semble être un Double Whopper (à moins que Pierre ne censure encore une fois le propos en précisant qu’il n’existe pas de Burger King en Corée du Sud), tu sais que d’une certaine manière le film va être à la hauteur tant de ses admirateurs que de ses détracteurs. Le plan fixe filmé en objectif grand angle, où pullulent des traces d’un rouge assez vif, inévitablement associées à la sexualité dans ce contexte, est saisissant de contraste tant dans sa forme que dans son fond (demandez pardon à Dieu et faire acte de gourmandise). La fille est assez mystique, elle est pâle et a les yeux creusés, alors qu’autour le fast-food est d’une propreté aseptisée.  La scène est un peu la rencontre d’une photo de David Lachappelle avec un plan digne de Robert Bresson, première période, par exemple montrant Anne Wiazemski dans Au hasard Balthazar. Bref, c’est d’emblée intrigant, ça lie de la gravité à l’humour, de la passion à la légèreté, du 1,5e degré sauce Im Sang-soo, de la photo de haute facture. La carte de visite est carrément sexe.

 

David lachappelle

 

+

 

Anne Wiazemski

 

Puis direct, une succession de plans d’immeubles de la ville. C’est assez long pour se demander si Café noir n’est pas aussi, ou surtout, un hommage à la ville de Séoul. Vous n’allez pas échapper aux références nouvelle vague, d’autant plus que Jung Sung-il affiche clairement et revendique haut et fort cette filiation. D’ailleurs la francophilie de Café noir s’insinue jusque dans les détails puisqu’à un certain moment, on peut voir une jeune femme dans un café lire un livre de la prestigieuse collection « Critiques » des éditions de Minuit [BTW : la profondeur de champ de cette scène est géniale avec les têtes distribuées en zigzag jusqu’au point de fuite ; ça fait carrément penser à une scène de Citizen Kane]. Donc Café noir ressemble d’emblée à un 2 ou 3 choses que je sais d’elle transposé dans la capitale de la Corée du Sud. Le film est autant une carte postale qu’un guide pour voyageur. Les pérégrinations de Young-soo le mènent du Namsan à l’Hôtel de ville, de la rivière Cheonggye au fleuve Han. Une attention toute particulière est portée à la N Seoul Tower, plantée au sommet du Namsan, ce qui reste énigmatique. On pourrait imaginer un pouet pouet autour du mutisme agaçant de Young-soo, ou des « congestions sur la ligne des sentiments » (ouhhh). Le film est assez subtil pour exprimer une symbolique plus affinée, et il est préférable de s’en tenir à une forme d’ignorance convenue. En tous cas, la ballade qui est offerte dans ce film change des réclames cheap de l’office du tourisme sud-coréen qui ont précédé les films présentés au FFCF cette année, même si, n’ayant jamais posé les pieds à Séoul, c’est grâce à cette pub pourrie que j’ai pu reconnaître les lieux dans le film. D’ailleurs, pour s’assurer du soin porté au décor par l’équipe du film, il suffit de rapporter que celle-ci a visité plus de 140 maisons pour sélectionner celle de l’amante de Young-soo.

 


 Il va sans dire que la bande-son est particulièrement soignée

 

Et pour vraiment s’en convaincre, rien de mieux que de mobiliser la parole du réalisateur :

 

I walk and walk the streets of Seoul. The buildings torn down. Erected anew.

Simulacra in the name of ‘restoration.’

False history. Fake modernity. [mais c’est qu’il écrit pas mal en plus !]

Political gestures unfurled in front of them, like a live theater.

The season of politics here is winter.

 

I had to make this film during a cold winter.

The wind blows from the right.

The riot police lined up in the streets.

Random interrogation of pedestrians.

Protests approaching suicides.

Some were burned to death during a demonstration.

The former president killed himself [ndlr: le Président Roo Moo-hyun, qui s’est jeté d’une falaise sur soupçon de pot-de-vin touchant sa femme].

I wanted to capture that Seoul, gagged and bound.

Was it Jean-Luc Godard who said, make your cinema political, instead of making a political film?

I, along with my camera, my crew and cast, wandered around in Seoul.

The movie’s ‘dead time’ is the real time of Korea, the time in which our despair dwells.

Goethe, Frankfurt 1774. Dostoevsky, St. Petersburg 1848. Seoul, 2009.

Dead times.

No more deaths.”

 

Une carte postale, un souvenir, c’est un cadre et une certaine distance affichée avec son objet. On ne sera donc pas étonnés de voir une succession de plans fixes, extrêmement soignés et équilibrés. La composition est à chaque fois exquise, délicieuse. On aurait presque envie de manger ces images tant elles faites pour faire émerger le désir. Au milieu, comme victime d’une symétrie qui l’accable, comme la société a pu rendre dingue le jeune Werther, on assiste à la lente décomposition de Young-soo, interprété par le génialissime Shin Ha-kyun. Il était déjà foufou dans Sympathy for Mister Vengeance, et foufou de chez foufou dans Save the Green Planet. Au terme d’un virage assez radical vis-à-vis des deux films précédents, Shin Ha-kyun porte, dans Café noir, le visage du cinéma coréen, rien que ça. Ce mec est franchement un génie. Une passivité exceptionnelle. Lors de la session « Meet the Director », Yoon Sung-hyun avait lancé une idée assez intéressante selon laquelle les meilleurs acteurs sont ceux qui savent écouter. Avec le rôle de Young-soo, on est en plein dedans. Le personnage joué par Shin Ha-kyun est complètement atone, anémique, amorphe, asocial, il est « sans », se laisse voguer, perdre et mourir. Bref on lui donne quand même un rôle fondamentalement naze, le genre d’enrhumé vaguement artistique (et encore) dont Louis Garrel est friand.

 

cafenoir2

 

3h20 en face d’une chips, franchement, ça m’aurait rendu dingue.

 

Au lieu de se laisser victimiser par le scénario, Shin Ha-kyun est lourd comme une montagne ; c’est véritablement lui qui mène le tempo, même si le sort l’accable. C’est ça qui est fort dans le cinéma sud-coréen, tous les personnages résistent à leur manière et cherchent à faire de leur mieux. Au bout de ses pérégrinations, Young-soo décidé de mettre un terme à ses jours par pur volonté (il dort plusieurs jours, se réveille, puis décide que finalement non, le monde ne l’intéresse plus). C’est paradoxal : le mec crève l’écran alors qu’il ne fait que subir. Le lien avec Oldboy ne saurait se limiter au marteau. Choi Min-sik et Shin Ha-kyun, chacun à leur manière, persévèrent et vont au-delà de la tragédie qui s’annonce pour eux, le premier avec ses poings, le second avec son ironie. J’ai toujours cru qu’Oldboy était un film romantique : j’en suis désormais persuadé.

 

S’il n’y avait que Shin Ha-kyun. Rajouter à cela un rythme absolument fascinant. Très lent certes, mais réglé comme de l’horlogerie suisse. Ce n’est pas Young-soo qui marche si vous remarquez bien, mais le monde qui défile. Young-soo se laisse souffler comme une feuille de cigarette par le bout des sentiments. D’où le prétexte à la découverte de Séoul et des différentes singularités qui la peuplent, selon un mode très godardien encore une fois. Sauf que Jung Sung-il fait de la Nouvelle vague mieux que la Nouvelle vague parce qu’il apporte avec lui son directeur photo et cette petite tragédie  optimiste qui sonne comme une ritournelle oscillant entre les sanglots et la joie. Tout de suite, tu ranges ton Truffaut dans ta poche et tu regardes le monsieur renouveler le genre avec audace et déférence.

 

Et avec de la maîtrise. Musique et image se répondent, elles alternent et tracent des lignes pour les protagonistes. Café noir fait penser à ces énormes machines dont les soupapes s’activent comme les éléments d’un orchestre. Les différentiels de tension se résolvent en différence de rythmes, au milieu, comme toujours, Young-soo, immobile. Il y a un nombre incalculable de plans où Young-soo est mis sur une ligne, tandis qu’autour de lui, d’autres éléments évoluent plus ou moins rapidement sur des lignes de fuite différentes. C’est du Einstein dans le texte. Au bout du compte, on obtient un film qui ressemble à une gigantesque valse. Une sorte de tentative pour mettre de l’ordre dans le chaos. C’est un peu le château de Versailles que propose Jung Sung-il, ou la recherche d’une pose pour un peintre. Un petit insert très rapide des Ménines de Velázquez est ainsi l’occasion d’offrir un plan-photo avec des enfants immobiles, ce qui permet subrepticement d’interroger sur la frontière entre le film et la réalité. Toi, qui te fais fondamentalement chier à voir ce film de 3h20, ne pourrais-tu pas te l’approprier, lécher les murs, t’endormir sur ce trottoir, te réveiller sur une baffe, danser, chanter, t’énerver ? C’est peut-être l’ambition maximale du film, celui de rechercher les pistes vers l’Ouvert, c’est-à-dire le plan de tous les plans, la condition de possibilité des plans. A partir de ce moment-là, si on va voir le film en espérant un plat réchauffé, on risque d’être déçu. Mais si on y va pour communiquer, c’est-à-dire s’emmerder, puis s’émerveiller, puis se casser éventuellement, on en tire quelque chose me semble-t-il.

 

cafe-noir

 

Et si tu restes un peu, c’est parce que tu sais que ce n’est pas un charlatan. Avec un peu de chances, si tu acceptes d’attendre un peu, comme dans une queue au supermarché, tu tombes sur de véritables bijoux, même insignifiants, mais bijoux quand même. A un moment du film, Young-soo marche derrière Seon-hwa, laquelle avance le long de la rivière Chyeonggye une lanterne à la main. On entend le Nisi Dominus de Vivaldi (merci à Epikt !). C’est tellement chargé que tu te demandes si toi non plus tu n’as pas envie de la rattraper cette Seon-hwa, ou si peut-être, tu ne te sentirais pas confortable dans le désespoir de Young-soo. Dans le même genre, peut-être le moment qui m’a le plus mystifié, alors que c’est tout con : un travelling (caméra dans une voiture), qui filme une succession d’immeubles de différentes tailles et couleurs, sous une ambiance sonore faite de cordes et de percussion. Encore une fois, c’est tout à fait anecdotique, mais c’est un moment qui m’a électrifié, va savoir pourquoi. Bref, ouvre tes shakras, le film fera le reste.

 


  

Jung Sung-il donne à voir une œuvre totale. Totale même dans la douleur qu’elle peut infliger en raison de sa longueur. Les références ne sont pas si prétentieuses que cela. Si on préfère la médiocrité, il ne faut pas monter sur ses chevaux face aux comédies niaises. D’ailleurs, le réalisateur est tellement généreux qu’il distribue même un clin d’œil à My Boyfriend is type B, c’est dire. Pas de problème à ce que les dialogues soient d’un certain niveau donc, à partir du moment où ils communiquent un certain niveau d’idées. Je ne suis pas un fan d’Eric Rohmer par exemple, mais je trouve Ma nuit chez Maud tout à fait génial, juste parce que le mec n’a pas peur de te mettre au beau milieu de son film une discussion sur la thèse pascalienne de la religion et la théorie des probabilités en mathématiques. Ce n’est pas emprunté, et on en ressort moins bête.

 

CafeNoir

 

Donc l’accent mis sur les références aurait pu sombrer dans le mélangisme pop et petit-bourgeois post Guerre froide. Il n’en est rien. Jung Sung-il te parle de The Host comme Gilles Deleuze discutait des liftés de McEnroe. C’est franchement jouissif. On en sort repus, avec un cure-dent à la bouche. Allez, un petit cadeau pour le plaisir des yeux, la danse de Jung Yumi, qui fait écho à celle d’Anna Karina dans Bande à Part.

 

 

 

 

 

Une telle débauche d’énergie et d’audace pour à peine 7 000 entrées selon les dires de David Tredler. Bravo Monsieur Jung Sung-il, vous êtes un génie !

Partager cet article

Repost 0
Published by Joy Means Sick & Sans Congo - dans Films Chelous
commenter cet article

commentaires

Sans Congo 06/11/2011 09:24


Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.


Olrik 05/11/2011 14:35


@ Sans Congo :
Je me joins à David : The Unjust m'a franchement déçu. Tellement déçu que j'ai abandonné au bout de trois quarts d'heure.
Pour ta peine je t'ai inclu dans ma prochaine vidéo pour DC (à paraître demain), ça t'apprendra.
Bedevilled ? Je note ça.


David T 26/10/2011 16:17


Je n'y étais pas spécialement pour voir un fim policier, mais pour voir un bon film en fait, ce que je n'ai pas trouvé dans The Unjust. Ce qui me manquait ce n'était pas le genre policier, mais des
personnages, de la vie, de l'âme !!


Sans Congo 26/10/2011 15:46


oui j'avais lu ce que t'avais écrit à l'époque.
La différence entre nous me semble-t-il, c'est que tu sembles y avoir été pour voir un film policier, tandis que j'y étais pour voir un film de RSW, un peu foutraque mais c'est pas grave.

Tiens il faudrait que je trouve le mail de RSW aussi, pour vous balancer et lui dire à quel point je suis son seul fan au fond.


Sinon, je t'ai envoyé le mail.


David T 26/10/2011 14:42


Le fait que The Unjust ait droit à la moyenne sur AsiaFilm prouve seulement qu'il déconne sur Asia Film, et pas que le film est pas si raté que ça ;) Et oui, Hwang Jeong-Min est mauvais, mais c'est
loin d'être le problème majeur du film, ce n'est qu'un défaut parmi d'autres (tiens je sais pas si t'avais lu mon billet de l'Etrange Festival :
http://limpossibleblogcine.blogspot.com/2011/09/journee-de-la-deception-letrange.html )!
Bon, de toute façon je me doute bien que tu n'en démordras pas, et moi non plus !

T'as qu'à me faire suivre la conversation cafénoiresque sur la boîte mail de mon blog : limpossibleblogcine@gmail.com